19.03.2007

LUDO ET BOB

Ludo se sentait regardé mais la salle était si sombre qu'il n'y voyait rien. Il n'était même pas sûr que la chatte qu'il touillait soit bien celle de Jenna. Jenna était complétement intox, elle frôlait l'overdose au moins une fois par an. Elle traînait avac Lumbunga l'homme de mains des brigades guadeloupéennes armées.Lumbunga l'avait subtilisée à son père le Président de l'Assemblée des Békés. Il l'avait ignoré quasiement toute son enfance mais le remord l'avait rongé à la mort de sa mère, une femme de ménage qui avait vécu toute sa vie chez lui.Ses rapports confinaient au viol et leur passion était univoque; Jenna vouait une haine cachée à son père pour toutes les violences commises sur sa mère.Comme ses cheveux étraient crépu, elle s'était vouée à la cause noire et cotoyait les plus extrémistes. Curieusement elle s'était entichée de Bob, un blanc.

 

Putain on n'y voit rien dans ce trou se dit Bob quand il tomba sur Jenna qui se faisait tripoter par un dealer. Ludo, le dealer, se demanda qu'est-ce qu'un blanc pouvait bien foutre ici. On était en Guadeloupe mais les relations noirs, blancs faisaient penser à un apartheid. Certains enfants guadeloupéens s'étaient déjà monté une Intifada contre les forces de l'ordre, des blancs importés de métropôle en général. Le préjugé racial était un cadeau que vous faisait la Guadeloupe quand vous y arriviez. Ici c'est par la couleur qu'on désigne les gens et le simple "blanc-là" vire vite à l'insulte xénophone.

Les familles se déchirent pour ce préjugé et les enfants clairs de peau sont souvent inconsciemment favorisés comme les chiens qui écartent les petits trop faibles de la portée.

Bob se dit que si Jenna arrêtait de se droguer ce serait la femme la plus merveilleuse du monde. Il s'en foutait de ses convictions provocatrices, après tout les blancs n'étaient pas innocents globalement, tout ce qui renversait la vapeur était souhaitable, ça ne pouvait plus continuer!