20.11.2006
zob,zob, zob
mais lache-moi!
arrête!
ouille!
aille!
aillaillaille!
ouillouillouille!
j'aime bien mais ça fait mal!
il se rappellait les délices du week-end mais il avait vraiment pas la tête à faire cours.
IL REVASSAIT, hiers il n'avait pas dormi, avant hiers non plus et toute la semaine il n'arrivait pas à dormir. En salle, il se voyait au lit, au lit il se voyait en salle... Touours enfermé, entre des tables qui l'acculaient au mur, entre ses draps qui le momifiait. Il rêvait éveillé, et ses rêves troublés ressassaient la réalité.
Dans ces rêves, il revivait les évènements de la journée et en journée, il révait...
Dans ces rêves il se pinçait mais ça ne lui faisait rien, ou alors il l'avait imaginé quoiqu'il se retrouva égratigné au réveil...Un jour il avait révé que le gaz explosait au matin il flottait une légère odeur de gaz, mais l'avait -il imaginé? Dans la vie de tous les jours, il s'endormait avec ses étudiants, ne sachant plus tellement s'il était vraiment au travail ou s'il rêvait d'y être. Il avait donné rendez-vous à une collègue dans un rêve et s'étonnait qu'elle n'en sâche rien dans la réalité!
Avec le "Club des rêves" qu'il avait créé entre midi et deux, il arriva avec ses étudiants à faire les rêves se communiquer. Il fallait diriger son rêve pour atteindre des plates-formes où les rêves pouvaient s'interconnecter. Il existait en effet une géographie des rêves qui permettait de connaître le monde du sommeil. Il avait trouvé le moyen technique d'interconnecter les rêves. Il branchait ses étudiants sur un rayon alpha réglé sur la même fréquence pour le locuteur et l'interlocuteur. Au réveil les deux protagonistes racontaient la même histoire où ils fi. guraient tous les deux. L'appareil fut vendu sous le nom de "Syntronium" et le succès fut immédiat.
Le reproche dusystème était la variabilité de la mémoire et certains mauvais sujets ne possèdaient qu'une faible capacité à mémoriser aussi on vit la fonction se professionaliser. Herbert était passé maître dans la Grande Communication des Rêves. Il venait de lancer les "Vacances réveuses" où il suffisait de s'endormir chez sois pour vivre les plus vacances en rêves. La Civilisation devint rêveuse et les restaurants sur canapé furnt à la mode. On dormait et les serveurs rêvaient votre repas. Plus besoin de se déplacer et pas de graisse inutile. On voulut dormir de plus en plus, le réel n'ayant de prix que pour supporter le temps du sommeil.
Le Grand Falgore inventa la solution ultime:
la mort était le rêve perpétuel, il suffisait de bien le programer.
La société se divisa: les rêveurs locuteurs firent passer tous les rêveurs interlocuteurs de vie à trépas pour leur plus grand bonheur. Le rêve se rétracte à la sphère individuelle et tout revint comme avant mais jamais plus les hommes ne voulurent communiquer entre eux en franchissant la porte des rêves si bien que l'invention de Herbert tomba dans l'oubli et le tabou.
Aujourd'hui on ne sait même pas si ça a vraiment existé.
22:08 Publié dans effets formels | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ZOB
03.09.2006
sulfate de fate.
hé oui, me revoilou. On peut écrire...
09:11 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ZOB


