02.12.2006
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Catherine appartenait à ce cercle très fermé des lectrices à retardement, elle ne lisait que des extraits anciens et prenait tout son temps pour répondre et encore plus pour développer ses idées, il fallait au moins un quart d'heure pour la lire. J'avais été chez elle au mois d'aôut pour finir le master qu'elle préparait chez Norveillac de la South School de Washington, ses murs étaient tapissés d'étagères sur lesquelles s'empilaient des milliers de manuscrits rédigés par ses élèves. Elle pratiquait le bouddhisme tantrique et c'est dans le plus simple appareil qu'elle m'ouvrit quand je sonnais à sa porte à 22h du soir, un gros bouquet de dahlia dans les mains. Elle n'avait pas tellement changé depuis l'autre fois. Son regard était toujours aussi rieur.
- Mais entre donc! Ton bouquet ne sera jamais aussi gros qu'il ne passera la porte et je n'ai ouvert qu'un battant s'exclaffa Cathy devant mon bouquet somptueux. J'avançais sous la vérenda. Une amie prenait son bain de soleil dans le jardin, c'était Véro une amie de Cathy.
-Véro est là, tu verras ce que tu pourras faire dit Catherine. Je connaissais Véro depuis qu'elle avait lâché ses chiens sur moi, m'ayant pris pour un voleur quand j'étais passé remettre les manuscrits à Cath pendant le mois d'Août. Cath n'était pas là, elle avait laissé la garde de la propriété à Véro qui était une vraie trouillarde. Au moindre souffle de vent, ses chiens aboyaient à en fendre l'âme. Ce fut mon manuscrit qui me sauva, me servant de matraque improvisée contre les molosses. Les bonbons que j'avais dans les poches finirent de dompter les bêtes. J'avais réussi à rentrer et je criais tellement que je n'étais pas un voleur que Véro fut prise d'une crise de fou rire qui stupéfia les chiens qui se mirent à hurler de plus belle. J'avais déclanché un tel vacarme que tout les alentours furent au courant de ma venue. Depuis les chiens de Véro hurlaient toujours à la mort quand ils me voyaient.
- Véro est venue avec ses chiens demandais-je, inquiet.
- Non Véro les a perdu il y a un mois, emporté par les cambrioleurs. Ces chiens se faisaient toujours avoir avec des bonbons me dit Catherine.
Dans l'entrée était disposé un buffet auquel je m'attelais sans plus tarder. Catherine s'était rhabillée d'une fine étoffe semi-transparente qui laissaient chatoyer ses formes opulantes. Elle me servit à boire un vrai nectar et me demanda ce que je devenais depuis tout ce temps. Je lui parlais de mon blog, de son évolution, des recherches que je faisais sur mes lectrices. Véro s'était approché de nous, et nous regardait.
-Salut Perfumadio me dit-elle, tu rodes encore dans les parages à ce que je vois.Cette fois je n'y trouve rien à redire. Elle s'était mise à embrasser Cath et l'évidence de leur relation sautait aux yeux .
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