28.08.2007

économisez sur les chiens

Le sport national en Guadeloupe, c'est d'empoisonner les chiens. J'en ai eu au moins dix de tués depuis presque quinze ans. On vous envoie les flics municipaux au cul pour l'odeur des crottes et si pas de changement , vous retrouvez votre chien tout raide. Ce week-end, j'en ai encore déposé un dans la benne. C'était un vendredi ça a schlingué tout le week-end et personne ne s'est plaint. Je l'ai enveloppé dans deux draps déchirés et je l'ai recouvert d'une bâche que j'avais depuis le dernier cyclône Dean.

La vitamine K est injecté au chien par le vétérinaire après le poison mais elle peut être injectée préventivement. Ca coûte 200 euros; si vous demandez de la vitemine K pour chien en pharmacie on vous répond qu'il n'y en a pas... Il faut demander de la vitemine K pour enfant et prendre la boîte blanche plus fortement dosée pour moins de dix euros...

Je viens de vous faire gagner 190 euros! Salut à vous!

25.06.2007

cadavre

Bizarrement le corps semblait ratatiné dans le cercueuil, alors qu'il était encore bien rempli la veille, lors de son admission. Le croque-mort ne voulait pas qu'on touche le corps, la boîte finale était verrouillée et personne ne pouvait palper le cadavre qui semblait rétrécir sur lui-même. Nous fîmes rouvrir le caveau après deux ans de procédure et le cercueil ne ressemblait pas à celui qu'on y avait mis.

L'Inspecteur Moussa se frotta la tête de désespoir. Comment contrer des gens aussi soudés entre eux? A l'hôpital la vérité se faisait jour. Le médecin de garde était impliqué, il avait donné une heure fausse pour l'arrivée du décès de la patiente. Madame Lachaya était arrivée en bonne forme à l'hôpital et après lui avoir fait signer une décharche d'autorisation de prélèvement d'organnes, tout un service s'était liguée contre elle et lui avait donné la mort...Le fils de Lachaya était mort peu de temps avant dans ce même hôpital et à son enterrement, Lachaya l'avait trouvé tellement amaigri qu'elle s'était convaincue d'un traffic d'organnes à l'hôpital.

Non seulement le cercueil ne correspondait pas à celui qu'on avait mis, mais preuve indéniable d'une falsification: le crane du cadavre était intact alors que le fils de Lachaya s'était suicidé d'uine balle dans la tête. L'Inspecteur se dit qu'il avait là un scoop pour le journal!

cadavre

Bizarrement le corps semblait ratatiné dans le cercueuil, alors qu'il était encore bien rempli la veille, lors de son admission. Le croque-mort ne voulait pas qu'on touche le corps, la boîte finale était verrouillée et personne ne pouvait palper le cadavre qui semblait rétrécir sur lui-même. Nous fîmes rouvrir le caveau après deux ans de procédure et le cercueil ne ressemblait pas à celui qu'on y avait mis.

L'Inspecteur Moussa se frotta la tête de désespoir. Comment contrer des gens aussi soudés entre eux? A l'hôpital la vérité se faisait jour. Le médecin de garde était impliqué, il avait donné une heure fausse pour l'arrivée du décès de la patiente. Madame Lachaya était arrivée en bonne forme à l'hôpital et après lui avoir fait signer une décharche d'autorisation de prélèvement d'organnes, tout un service s'était liguée contre elle et lui avait donné la mort...Le fils de Lachaya était mort peu de temps avant dans ce même hôpital et à son enterrement, Lachaya l'avait trouvé tellement amaigri qu'elle s'était convaincue d'un traffic d'organnes à l'hôpital.

Non seulement le cercueil ne correspondait pas à celui qu'on avait mis, mais preuve indéniable d'une falsification: le crane du cadavre était intact alors que le fils de Lachaya s'était suicidé d'uine balle dans la tête. L'Inspecteur se dit qu'il avait là un scoop pour le journal!

cadavre

Bizarrement le corps semblait ratatiné dans le cercueuil, alors qu'il était encore bien rempli la veille, lors de son admission. Le croque-mort ne voulait pas qu'on touche le corps, la boîte finale était verrouillée et personne ne pouvait palper le cadavre qui semblait rétrécir sur lui-même. Nous fîmes rouvrir le caveau après deux ans de procédure et le cercueil ne ressemblait pas à celui qu'on y avait mis.

L'Inspecteur Moussa se frotta la tête de désespoir. Comment contrer des gens aussi soudés entre eux? A l'hôpital la vérité se faisait jour. Le médecin de garde était impliqué, il avait donné une heure fausse pour l'arrivée du décès de la patiente. Madame Lachaya était arrivée en bonne forme à l'hôpital et après lui avoir fait signer une décharche d'autorisation de prélèvement d'organnes, tout un service s'était liguée contre elle et lui avait donné la mort...Le fils de Lachaya était mort peu de temps avant dans ce même hôpital et à son enterrement, Lachaya l'avait trouvé tellement amaigri qu'elle s'était convaincue d'un traffic d'organnes à l'hôpital.

Non seulement le cercueil ne correspondait pas à celui qu'on avait mis, mais preuve indéniable d'une falsification: le crane du cadavre était intact alors que le fils de Lachaya s'était suicidé d'uine balle dans la tête. L'Inspecteur se dit qu'il avait là un scoop pour le journal!

cadavre

Bizarrement le corps semblait ratatiné dans le cercueuil, alors qu'il était encore bien rempli la veille, lors de son admission. Le croque-mort ne voulait pas qu'on touche le corps, la boîte finale était verrouillée et personne ne pouvait palper le cadavre qui semblait rétrécir sur lui-même. Nous fîmes rouvrir le caveau après deux ans de procédure et le cercueil ne ressemblait pas à celui qu'on y avait mis.

L'Inspecteur Moussa se frotta la tête de désespoir. Comment contrer des gens aussi soudés entre eux? A l'hôpital la vérité se faisait jour. Le médecin de garde était impliqué, il avait donné une heure fausse pour l'arrivée du décès de la patiente. Madame Lachaya était arrivée en bonne forme à l'hôpital et après lui avoir fait signer une décharche d'autorisation de prélèvement d'organnes, tout un service s'était liguée contre elle et lui avait donné la mort...Le fils de Lachaya était mort peu de temps avant dans ce même hôpital et à son enterrement, Lachaya l'avait trouvé tellement amaigri qu'elle s'était convaincue d'un traffic d'organnes à l'hôpital.

Non seulement le cercueil ne correspondait pas à celui qu'on avait mis, mais preuve indéniable d'une falsification: le crane du cadavre était intact alors que le fils de Lachaya s'était suicidé d'uine balle dans la tête. L'Inspecteur se dit qu'il avait là un scoop pour le journalCette affaire est évoquée en France à l'Hôpital d'Aulnay sous bois avec une patiente antillaise. France Antilles de ce week end n'hésite pas à qualifier ce crime de crime raciste. Les principaux responsables de l'Hôpital n'ont jamais été inquiétés...

11.05.2007

Les transparents

les transparents étaient passés, j'avais le compte des visites mais , à leur habitude ils n'avaient laissé aucune remarque. Sûrement des blakos. Ils n'arrivent pas à communiquer avec un blanc, ça les électrise et les déconnecte. Dès qu'ils voient un blanc, ils ne peuvent pas s'"empêcher de lui en vouloir pour l'esclavage. C'est comme ça!

pour ma part, que ça soit des whites ou des blacks qui me lisent ça n'a pas grande importance!

ma femme est black

moi, je suis black à l'intérieur

à l'extérieur, c'est surtout quand je suis à l(ombre!

y-a-t-il des bunties qui m'écoutent: noir à l'extérieur, blanc à l'intérieur

je vous adresse à tous ce refrain de DIAM'S "j'emmerde"

09.02.2007

sdf

Le lendemain je décidais de me trouver un autre hôtel, car le mien était bloqué avec l'UGTG. La demeure de Man Rio ne me plaisait pas trop. J'avais été piqué par les moustiques et ma figure ressemblait à une grosse patate. Salim m'emmena hors du bidonville et une fois à Basse-Terre, je le laissais pour aller tenter ma chance. La ville était quadrillée par l'armée. Des adolescents jouaient à l'intifada et les grenades anti-émeute crépitaient. Je déambulais dans la ville enfumée et finit par atterir dans un hôtel piteux de deuxième zône. Ca ressemblait à un bordel. L'escalier de velour bordeaux semblait mener à une cave et on ne voyait jamais la couleur du jour. L'employé à l'accueil avait l'air d'un travesti.

Sraja savait que j'étais arrivé mais il mettait toujours longtemps à réagir. Je le trouvais en bas de l'hôtel un matin. Sraja était petit, immigré roumain il avait atterit en Guadeloupe quand le patron du bateau sur lequel il travaillait, avait été arrété par les flics pour transport de drogue. A ce moment là le crack faisait des ravages parmi la population. Sraja commença par en vendre, puis il se fit cuisto dans un bouge avant de devenir conseiller occulte du maire. Il avait le bras long maintenant. Il me trouva un appart' coquet du côté de la Préfecture. Je pourrai voir ma cible tous les matins.

Il me remit mes faux papiers et je fus prêt pour une nouvelle mission. Les békés projetaient d'éliminer un agitateur de l'UGTG qui prônait le retour des terres des békés dans le bien commun. A l'abolition de l'esclavage, les békés avaient étés grassement indemnisés alors que les esclaves fraîchement libérés n'eurent droit à rien sinon au travail forcé qui les remettaient dans les chaînes. Un siècle et demi après Lumbumga de l'UGTG réclamait réparation. Je devais empécher qu'il soit assassiné.Je lissais mes cheveux avec du cirage noir mis une moustache postiche et sortis.

23:20 Publié dans rat race | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : UGTG

le taudis

Salim était le fils de Man Rio, il me guettait depuis que j'avais eu sa mère au téléphone, juché sur un lampadaire hors d"état de marche il m'attendait. Il me siffla et je levais les yeux au ciel et le trouvais perché au dessus de moi. C'était un frêle indien au corps noueux et aux jambes fines comme des aiguilles. Sa chevelure abondante ruisselait de reflet et ses yeux étaient noirs comme le charbon. Salim n'allait plus en classe depuis longtemps. Il n'y comprenait rien à cette école de blancs où on ne parlait même pas créole. Ces histoires d'Europe et d'Occident ça ne le concernait pas. Il se moquait de la musique écrite et un gros Ka assourdissait continuellement sa tête mais personne d'autre que lui ne l'entendait. Cette musique imaginaire lui donnait de l'allant et il marchait comme un spadassin.

Salim m'ammena chez lui en passant par un dédale de rue qui aurait fait perdre le nord à une boussole. La cabane ressemblait à un amas de détritus et parmis les sacs plastiques éventrés on pouvait deviner une ouverture où il fallait se baisser pour passer. L'odeur était féroce et le soleil vertical de midi faisait macérer le tout dans un brouillard d'odeurs qui se confondait avec nos propres odeurs corporelles. Je ne savais plus si c'était la décharge où moi qui puait. Salim ne semblait pas s'en rendre compte et sur une étagère de sa chambre, une plante verte avait fleuri comme si cette atmosphère viciée était la plus saine du monde.

Mam Rio était allongée depuis qu'elle était tombée dans les bois qui jouxtaient sa masure. Elle n'avait pas de toilettes et fesai dhors ses besoins. Quand la fin du mois arrivait, elle n'avait plus d'argent pour acheter les piles de sa lampe électrique. C'est comme ça qu'elle était tombée. S'ajoutait une toux qui ne lui permettait pas d'enchaîner trois phrases sans tousser à s'érailler la voix. Sa voix était chuintante et elle crachait par terre toutes les cinq minutes. Elle avait un chien borgne qui se purléchait les babine's en attendant le prochain glaviot.

Je la remerciais en lui offrant des produits ménagers que j'avais achetés pour la circonstance. J'étais tellement écoeuré que je passais la nuit à néttoyer avec Salim. Le matin nous retrouva couché par terre. C'était mon premier jour en Guadeloupe. Je commençais à regretter la France mais c'était trop tard! Les dés étaient jettés!

sale blanc

Les blacks me regardait comme un descendant de colon les mains encore pleines de sang! J'avisais une belle créole et me sentant en confiance lui demandait si par hasard elle connaîtrait le Royal, l'hôtel où j'avais réservé. Elle me dévisagea et je sus aussitôt que je n'avais pas fait le bon choix de lui demander un renseignement. Son mari, un genre balourd comme un garde du corps prit mes bagages et les lançant au dessus de la foule me gratifia d'un:" des blancs de ton espèces, on n'en veut pas! Casse-toi avant que je te démonte!".

Je décidais de ne pas m'attarder. Les gens commençaient à affluer et je me serais bien vu lyncher par la masse. Je me tirais vite fait. La chaleur était suffocante et des larmes de sueurs me mouillaient les yeux. Le taxi me déposa devant mon hôtel. Il y  avait des gens à l'entrée assis sous une tente. L'accueuil était fermé. On me dit que c'était bloqué par ordre d'UGTG. Me voilà bien, pas d'hôtel et trempé de sueur, la nuit allait bientôt tomber. J'appelais Rio, un copain de métropôle. C'est sa mère qui répondit.

- Oui tu peux venir, c'est derrière le morne en passant par beau soleil! Demande Man Rio on t'indiquera.

Je partais sur le champs, c'était dans les bidonvilles derrière la Préfecture. Les habitations imbriquées les unes dans les autres se contemplaient le nombril, vu de l'extérieur, ce n'était qu'un amas de tôle.

comme d'habitude

Ouai, c'était comme d'habitude. Il faisait toujours aussi beau pour ne pas dire étouffant sur l'aéroport où je sortais de l'avion de Paris. Je me santais tout de suite en minorité que des blacks autour de moi. Je ne savais pas que j'allais chez l'un des peuples les plus traumatisés de la planète. Ce traumatisme s'exprimmant par une agrassivité à peine voilée envers tous les hommes qui ne seraient pas noirs, surtout contre les blancs semblait-il. On me regardait comme un intrus sinon leur regard glissait sur moi comme si je n'existais pas. On me doublait dans les files d'attente, me bousculait au portillon et pour finir on commença à m'accueuillir en Guadeloupe par des "tu n'es pas chez toi".

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