05.05.2007

caliente

caliente, caliente, tu viens du ka et tu viens à moi, tu ne m'aimes pas et je ne le sais pas, tu m'africaines et si lointaine me rentres dedans, ce n'est pas beau de faire un sourire à un salaud tu mens je rentres tu ouvres je sors

de moi-même pour rentrer pour te rencontrer sous les palmiers la plage à Paris pour ceux qui n'ont pas l'sous j'suis soul en dessous tes dessous me désoulent

je t'aime

01.02.2007

la page blanche

Comme j'aime déflorer une page vierge. Tout est possible. L'aventure peut commencer, délivrée de toutes entraves et résidus. J'aime cette scène où je descends de l'avion en Guadeloupe et suis captivé par la végétation luxuriante. Des plantes vertes dans les jardins et la tropicalité du climat qui vous brûle en vous faisant mitoner dans votre sueur. L'effort devient surhumain et on comprend l'expression gagner sa vie à la sueur de son front. En descendant la passerelle de l'avion, je suis ébloui par la luminosité ambiante. Les couleurs sont plus vives que là-bas, l'air frémit comme un mirage, avec un petit punch la tête tourne et on arrive un peu groogy. J'ai pris des produits qui ont foncé ma peau et à l'arrivée, tout le monde me prend pour un africain. Bizzarement mes amis ne me reconnaissent pas , je me fais passer pour un de mes parents lointains, d'une branche africaine. Ca marche et bientôt on m'invite dans un groupe à partager un thé. Malheureusement une énorme chanteuse de gospel n'arrête pas de me regarder jusqu'à me mettre mal à l'aise. Je m'eclipse, c'est mon premier jour.

27.01.2007

le début

Tout disparait pour renaître différement, pour moi, il me semblait n'être jamais né. Je devenais de plus en plus transparent quasiment invisible. Quand je ne retrouvais pas quelque  chose, je doutais de ma mémoire, j'en arrivais à douter de mon existence réelle. Mon existence sous les Tropiques m'avait ramoli, je passais de longues heures devant la télé scotché comme beaucoup de mes concitoyens. Ce soir, je devais rencontrer une doudou du nord, directement expédiée de la métropôle. Tout était mis dans des petits plats, j'enfilais rapidement mes pantoufles et montait le son de la télé pour m'étourdir. Dehors la fête battait son plein. Les rues étaient noires de monde... A ce moment du récit, le narrateur s'effondre sur l'ordi et va se coucher.

04.12.2006

émeute et zob

Voilà les deux prochains mots clefs utilisés dans mon blog, cette histoire de zob... Et les émeutes sexuelles?

Pourcentage
lynchage 29,41%
morue 23,53%
emeute 5,88%
zob 5,88%
african woman 3,92%
la riviére moustique en guadeloupe 3,92%
le plus grand zob 3,92%
mastokleroydescons 3,92%
rhum damoiseau 3,92%
zob du jour 3,92%
artsmel 1,96%
les emeute en 2006 1,96%
morue s%c3%a9ch%c3%a9e 1,96%
noemie beaux yeux 1,96%
vivaneau 1,96%
zob de noire 1,96%

 

Qu'en déduire?

03.12.2006

écran

aujourd'hui je me suis filmé en direct avec une webcam, je me vois dans l'écran. Je met la webcam sur sensitif et la webcam fait tout les réglages, zoom, grand angle, filtre etc... Je suis rapetissé et je rebondis sur les bords de l'écran comme une balle de ping-pong. Je ne suis plus  qu'une icône, perdu parmi toutes celles du bureau. La caméra zoome et je ne suis plus qu'un gros nez, des poteaux poilus sortent de mes pores puis explose la rougeur de mes muqueuses, mes lèvres, comme pincées tout juste rosatres, mes rides comme des lits de rivières désséchées. Puis je suis écartelé, mes bras vont dans un sens alors que mes pieds vont dans l'autre , mes membres se détachent de mon tronc et continuent leurs vies autonomes. Puis ce sont mes yeux qui quittent mon visage, je suis picassoté, je salvadordalise, et je ne suis plus que pigment de peau, cellule, molécule.

Je ressors en trois D de l'écran, trempé de fluide magique, essuyant encore de mes vétements quelques particules interstellaires.Cette webcam est super extra, je vais pouvoir en faire des expériences! Grace au transfughème je me projette sur les meubles du bureau, sur la porte d'entrée je peux rebondir comme une balle de ping-pong sur les côté de l'embrasure. Je peux me projetter de l'autre côté de la rue, je rebondis sur les façade, j'accroche un réverber sur lequel je glisse pour me retrouver jusqu'au sol. Je me matérialise sur le dos d'une coccinelle et je butine de fleur en fleur. Je vole parmi les nuage. Je touche la lune, sort une patate chaude des entrailles de la Terre. Je regagne ma forme humaine à tapoter sur le clavier, je me transforme en souffle d'air pour suivre le vent. Je suis les gouttes d'eau qui jouent du vibra, je suis les rayons du soleil qui vous éblouient. Je deviens transparent. Je m'anéantis.

AVION

Ca tourne autour de moi quand j'enfonce le balai de ce qui sert de guidon dans ce fichu tacot. Le bruit de l'élice est assourdissant, tout l'avion tremble comme une voile qui faceille. Le vent chute brusquement, l'avion perd de l'altitude, le sol se rapproche vertigineusement vite. Je relève la manette, l'avion reprend son envol. C'est très beau des champs vus d'en haut. Les rivières scintillent comme de l'aluminium et les nuages se font de coton. J'aime me sentir en altitude. Ce matin, je me suis engueulé avec Gertrude. Elle voulait aller au temple, mais je trainais pour m'habiller. Je me présente finalement en mauvais jean rouge révolutionnaire avec une large chemise africaine délavée car tellement ancienne. Gertrude n'en croit pas ses yeux. Même à l'école, il ne mettrait pas pareil accoutrement lui dit-elle, elle y va de ce pas à ce temple et toute seule encore et si elle rencontre quelqu'un qui l'invite à bouffer, elle ne dira pas non, il n'avait qu'à pas la traiter d'extrémiste, la cohabitation de deux façons d'intégrer la religion n'était pas sans heurts! Mais elle n'y alla pas, et lui encore moins.

Il arrivait près du champ où s'étaient réunies toutes ses lectrices. Son atterrissage se passa sans heurt pas comme la cohabitation avec sa femme. Il était midi et toutes ses lectrices se pressaient pour l'apercevoir. Il trouva un bon petit lolo où il put étancher sa soif. A un stand il mangea sous la houlette de l'ADOM l'association des domiennes ouvertes et matriarcales. Le repas était bon mais il fallait manger tout ce qu'on s'était servi dans son assiette afin de conscientiser les masses à la faim dans le monde. La cohorte des journalistes donnent de l'ampleur à la fête avec le concours de la plus belle lectrice. Dans les stands on s'active, les couturières sont à la tâches, partout rêgne l'effervescence.

Il pensait à Gertrude mais aussi à Jamaïka, une adepte du slam, cette nouvelle façon de dire la poésie.http://www.slameur.com/

Ce poème est pour John, enfant américain et blanc
Enfant américain, anglo-saxon et protestant
Ce poème est pour toi qui penses que ta vie est classique
Qui penses que c'est partout comme dans ton Amérique
Qui comprend pas pourquoi certains n'ont pas la télé
Avant de pas comprendre pourquoi certains n'ont pas à manger
Toi qui regardes le Superbowl avachi dans ton canapé
Un rite accompli en famille, qui se répète chaque année
T'es sûrement pas méchant, car tu n'as que huit ans
Tu ouvriras les yeux quand tu seras un peu plus grand

Ce poème est pour Takeshi, enfant japonais de Tokyo
Enfant d'la grande ville entre samouraïs et robots
Ce poème est pour toi qui penses que ta vie est logique
Qui pense que le progrès n'est que technologique
Toi qui ne comprends pas pourquoi certains font la grève
Avant de pas comprendre pourquoi certains font des rêves
Toi qui regarde le Superbowl dans la chambre d'un hôtel-capsule
Après American Idol, parce qu'il le faut, même si c'est nul
T'es sûrement pas méchant, car tu n'as que huit ans
Tu penseras à toi quand tu seras un peu plus grand

C'poème est pour Yasser, enfant palestinien
Enfant vivant dans un immeuble autours duquel y'a plus rien
Ce poème est pour toi qui penses que kamikaze c'est beau
Parce que papa s'en est allé se faire explosé dans l'métro
Toi qui ne comprends pas pourquoi certains ont une terre
Avant de pas comprendre pourquoi certains n'ont plus d'père
Toi qui regardes le Superbowl dans les vitrines des magasins
En te disant qu'ils ont du bol, les p'tits enfants américains
T'es sûrement pas méchant, car tu n'as que huit ans
Tu prêcheras la paix quand tu seras un peu plus grand

Ce poème est pour Abdoulaye, enfant africain, ivoirien
Enfant-adulte, petit de taille, dans ces grandes luttes vouées à rien
Ce poème est pour toi qui penses que tuer est facile
Parce que tes petits doigts sont manipulés par des fils
Toi qui ne comprends pas pourquoi on s'bat, pourquoi on meurt
Avant de pas comprendre pourquoi on s'barre, pourquoi on pleure
Tu regardes pas le Superbowl : t'as pas l'temps, t'es trop occupé
A jouer avec de super balles, sans avoir l'air préoccupé
T'es sûrement pas méchant, car tu n'as que huit ans
Tu arrêt'ras la guerriglia quand tu seras un peu plus grand

Ce poème est pour Giacomo, fils d'immigrés italiens
Tes parents viennent de Bergamo et toi tu te sens parisien
Ce poème est pour toi qui penses que ta vie est merdique
Et que ça irait beaucoup mieux en dévalisant les boutiques
Ce poème est pour toi qui ne penses qu'à pé-ta ici
Qui penses que " Léonard " ça craint pour Leonardo Da Vinci
Toi qui ne comprends pas le sens du mot " étranger "
Avant de pas comprendre le sens du mot " autorité "
Toi qui regardes le Superbowl parce que tes potes le font aussi
Toi qui connais tout du football pour t'rapprocher d'ton Italie
T'es sûrement pas méchant, car tu n'as que huit ans
Tu retourn'ras là-bas quand tu seras un peu plus grand

© 2006

25.11.2006

zhaymé

on a mis tellement de temps à se trouver qu'on ne pourra jamais plu se quitter dit Jasmine en rigolant. Zhaymé lui chatouillait les oreilles avec une fleur des champs. Le pick-nique avait été une réussite avec tous ces convives anciens étudiants compagnons de longues études.Zhaymé était responsable des expériences en laboratoire tandis que Jasmine travaillait à l'administration. Ils avaient emménagé depuis un an et toujours pas d'enfants. Ils voulaient attendre d'en faire un avant de se marier.

Et tes visites au gyné ça s'est bien passé? demanda Zhaymé.

Oh toujours pareil quand ils ne savent pas expliquer, ils mettent ça sur le dos de la psychologie, il faut être zen, bien manger, bien dormir...Rien de nouveau, je refais les tests mercredi. Jasmine pensait à la rencontre qu'elle avait fait au laboratoire. Le médecin lui avait fait miroiter une ventre de sperme. Le sien en l'occurence. Et le baiser qu'il lui avait donné en disait long sur ses désirs. Après tout si ça pouvait marcher. Son couple battait de l'aile de monotonie et d'ennui, un enfant fairait l'affaire même s'il n'était pas de lui.

Le lendemain elle retourna voir René le médecin. Il avait tamisé les fenêtres et lui demanda directement de se déhabiller. Avait-elle réfléchi lui demanda-t-il. Elle lui dit d'y aller que c'était sa bonne période. A la sortie du cabinet, elle était sûte d'être enceinte. Zhaymé la comparait à une déesse, il lui semblait aujourd'hui qu'elle était remplie de toutes les promesses.Le repas en amoureux fut particulièrement complice et Jasmine lui avoua tout.

Le docteur René en terminait avec la petite de l'entretien quand son téléphone sonna.

Allo, c'est Zhamyé, j'veux un rendez-vous.

-Quelque chose ne va pas?

-Rien de grave, des questions à tirer au clair.

-A quel propos?

-Sur la fertilité de ma femme.

-C'est à dire, j'aimerai parler en présence de votre femme, après tout le secret médical...

 

Le bébé était magnifique; La ressemblance avec René n'était pas perceptible encore et Zhamyé était convaincu d'être le père. Jasmine rayonnait; C'était le plus beau jour de sa vie. Quelle ne fut pas sa surprise en constatant que c'était René son médecin à l'Hôpital et ceci pour toute sa convalescence. Il lui apportait déjà des fleurs qu'elle disait amenées par des admirateurs à son mari. Quand le bébé grandit, René lui avoua tout et le petit vint vivre chez lui.

13.11.2006

tu parles!

Ouai, c'est ça , j'connais! Tu vas me lire en douce, d'ailleurs même pas tout j'parie et puis tu vas t'tirer comme un voleur sans même un commentaire! Oui je les connais ces fins d'journée à guetter les stats! Ouai que d'la consommation, t'as pas compris l'intérêt d'laisser une remarque, c'est comme à la télé, le virtuel convivial ou pa konet! C'est pas sympa vraiment! Tu me désespères! ch'sais même pas si tu reviens sur mon site! Bon d'accord, c'est plutôt les exercices littéraires mais bon , faut bien s'faire la main et avec ses séquences obligées d'enregistrer ça casse l'élan! C'est vrai le titre n'indique pas toujours le contenu: Guadeloupe en noir et blanc c'est pas moi tout seul , c'est sûr! Mais y'a qu'moi qui écris alors... Et puis j'ai pas envie de ressasser touours des histoires de Guadeloupe! Moi ch'suis né dans l'93!

 

Non, vraiment tu sais pas la somme de minutes que me coute la rédaction de s'putain d'blog! C'est vrai quoi! Vas-y hé!

Non t'as pas idée! Tu gt'contentes de me lire et de zapper! Vraiment c'est pas sympa pour moi! Tiens s'mois-ci 300lecteurs, hé ben pas une seule remarque! Non c'est vrai ! j'vais pas plaindre tous les jours, après tout c'est mon côté exibhitionniste qui me fait continuer ce blog, mais bon le blog "participatif" c'est encore une utopie. Dommage! je vous aurai mieux compris, j'aurais su qui vous étiez, enfin j'ai brancher les sisters pour me donner un avis, on verra si lafamille est plus participative, j'crois qu'j'ai un trop gros égo, et puis ch'suis pu un adolescent et comme vous êtes adolescen t pour la plupart...

Enfin moi ça m'botte toujours: inventer des histoires et les voir consulter (je n'dis pas "lire"=?

Ca s'rait drôle de s'auto-analyser:" je me trouve pathétique"

bon alors ch'saute une ligne à chaque fois?

Ch'saute encore jusqu'au bond final...

 

 

Note de l'auteur: à ce stade, le lecteur est fou d'inquiétude. L'auteur traverserait-il un gr...

J'abrège ma session va bientôt expirer! Bye! bon moyen pour ne pas s'éterniser!!!!

06.11.2006

ici et maintenant

J'y suis , j'y reste! Tant pis si je ne parle pas de morue. A u moins je n'ai pas appelé mon article :"morue"! Sacrée morue, c'est fou comme nos articles de nos blogs peuvent vite être répertoriés sur les moteurs de recherches! Pour aujourd'hui je vais vous raconter...

Assis sur une borne kilométrique, il attendait la nnième voiture qui le prendrait en stop. C'était pas facile dans ce pays de noirs , d'être pris en stop pour un blanc. Une voiture le frôla, l'éclaboussant d'une flaque d'eau . Il entendit: "sale blanc! Retourne chez toi!"! Un sac sanguinolant rebondit à ses pieds jeté par les passagers de la voiture. C'était une main coupée, encore fraîche, d'une blanche. Sans doute coupée pour voler un bracelet. Teddy eut un haut de coeur et vomit ce qu'il n'avait pas mangé à midi. De la bile d'un vert fluo et phosphorescent. La nuit tombait . Son vomis brillait dans le noir.

Après une heure de marche, il arriva dans un bordel tenu par un vieux négrillon d'allure pas commode. Dehors un vieux blanc gâché amusait toute la galerie en courrant après des pièces qu'on lui jettait. Certains le tenait de force contre eux pour l'obliger à boire l'infame rhum d'ici qui assommait d'un coup vous brouillant le regard. Dans la grande salle de l'entrée luisaient les yeux des prostituées, certaines travelos. Dans la pénombre, je vis un blanc attaché à une chaîne. Certains blancs venaient ici se faire flageller pour racheter le pardon de leurs ancêtres esclavagistes. L'odeur de purin était très forte et j'aboutis dans un local à cochons.

Les cochons me lisaient et je voyais à leurs yeux porcins qu'ils se demandaient où je voulais en venir. Je laissai leurs yeux se poser sur ma prose et décidais sur le champs de remettre cet exercices d'écriture à demain. Les cochons ne me laissèrent même pas le temps de retourner qu'ils étaient déjà sur un autre blog! Bien sûr, ils n'avaient laissé aucun commentaire! Je décidais d'arrêter ce petit jeu, éteignis mon ordi et alla me coucher.

La nuit m'avait bien remis de mes efforts, mais je m'avance un peu, il faut la vivre d'abord...Il y en a bien qui meurent pendant leur sommeil?

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07.08.2006

j'vois pas très bien qu'est-ce qu'un blog peut bien faire...

? A part se prendre la tête? Sinon pour son égo? Comme un reflet de qqchose de vivant? Un blorganique? Un caprice? Une blorgothérapie?

Rien sinon un gros nombrilisme! Un drôle de style de communiquer! Une sacrée façon de s'occuper...

Alors tant pis, je raconterai tout ce qui me passera par la tête, n'importe quelle idée, n'importe quel évènement, n'importe quelle résolution, toutes les manières, tous les délires...

 

De toutes façons personne ne me prend au sérieux, personne ne vient consulter mon blog régulièrement! Il faut que j'écrive une note pour qu'éventuellement quelqu'un daigne y jeter un coup d'oeil, c'est comme crier dans le désert, shooter dans une boîte de conserve vide, un déchet oublié-là, un truc sans forme et sans fond.

Le chalant qui accepte de témoigner de son passage, toi qui lis ce texte, qui me lit par hasard, par défiance ( mais qu'est-ce qu'il raconte ce blanc?)

 

, Toto, véro ou Rico, vous ne faites jamais avancer le smilblick, vous ne m'avancez jamais, vous vous faites attendre et je passe tout mon temps à vous guetter, à perdre mon temps à vous (me) contempler dans une auto-satisfaction lamentabletriste et inutile!

Ce soir les touches s'enfoncent solitairement dans le silence de la nuit, mes pensées s'étalent nues dans leur inutilité.

Que croyais-tu trouver sur mon blog? Qu'espérais-tu y trouver? pourquoi n'as-tu rien écris? Comment m'aideras-tu à avancer si tu ne me laisses rien de tangible pour m'expliquer, me corriger, m'améliorer? Si tu me lis alors les lettres trouveront leur sens avec l'imagination que tu y mets, les phrases trouveront leur  sens avec ta réalité fuyante de lecteur anonyme.

Ainsi je n'écris que pour que tu me lises, ou bien j'écris malgré que tu puisses me lire, que tu regardes ce que je veux bien te montrer.

Avec ma petite fierté petite-bourgeoise je laisse mes doigts tapoter ce clavier qui s'il pouvait parler donnerait toutes les preuves de son harrassement, de sa lassitude

Car je n'existe que pour toi.