04.09.2006

la Bachata


podcast
C'est ce qu'on entend

 à la Dominique. Remarquons la guitare tout à fait caractéristique. Des renseignement ici:http://www.buscasalsa.com/La-Bachata.

Voici un extrait du site cité précedemment:

La musique se joue à plusieurs guitares, trois ou quatre, accompagnées de percussions, bongo, maracas, guiro et une basse. Il est difficile de lui trouver une filiation nette mais il est probable que des musiques cubaines comme le boléro ont eu une certaine influence. Plus généralement, comme beaucoup de musiques des caraïbes, les interférences entre les styles de musiques sont multiples et les musiciens de Bachata écoutent, voire jouent du son, de la guajira ...etc.

Origines

Quelles sont ses origines ? Au début des années 60 la Bachata faisait partie de la catégorie romantique, la musique que l’on écoute. Certains latinos disent même la musique ’para beber’ (pour boire en écoutant les paroles) par opposition à la musique ’para bailar’ (pour danser et faire la fête). C’est la musique écoutée lors des fêtes populaires du dimanche après midi, lors des réunions de familles où les orchestres locaux participaient. C’était une musique de détente, autour d’une table, entre amis et/ou famille où l’on mange, l’on discute, on écoute ensemble les paroles voire on reprend en chœur les chansons les plus connues. Ces fêtes de villages ou de quartiers étaient très importantes, car elles rythmaient une vie pauvre et sans liberté. Mais ce côté convivial n’était pas apprécié de tout le monde. Les classes dominantes considéraient cette musique comme vulgaire, mineure et paysanne. Et c’est vrai que pendant longtemps le sens du terme était négatif et synonyme de musique populaire de seconde qualité à tel point que ’Bachatero’ était un terme utilisé pour désigner les mauvais musiciens. Mais peu à peu les rythmes et les mélodies se sont enrichis. Mais surtout la Bachata s’est enracinée socialement en parlant concrètement de la misère des campagnes ou des quartiers défavorisés, de l’excès boisson, des bordels, des conflits... Le tout avec comme toile de fond un romantisme écorché pour décrire la détresse et les découragements rencontrés avec la femme aimée dans des contextes sociaux et économiques dégradés.

16.07.2006

concert à la Nasse.

Ce soir concert d'un groupe antillais à la Nasse, à Vieux Fort à côté de Basse Terre.

L'orchestre assure, ça commence à chalouper!

Mon amie antillaise commence à dodeliner de la tête en rentrant dans la salle.

Je commende un punch, le charme des Antilles produit localement c'est le meilleur que je connaisse. On le sert avec du sucre et un citron. Le véritable serveur local te l'apporte avec un pichet d'eau. Pour essuyer le feu!

Pour une fois je n'ai pas l'impression d'être dans un pays d'aparteid et noirs et blancs se mélangent sans complexe.

Un doudou blanc est assis auprès de futurs beaux parents tandis qu'une belle négresse déroule sa belle chevelure à côté de lui.

Bientôt les gens se mettent à danser. Je me laisse envahir d'une douce torpeur tandis que ma compagne ondule de ses reins contre moi.

Les Antillais ne me dévisagent pas comme à l'accoutumée. Ils ont compris que les métros apprennent vite et s'adaptent plus vite encore.

Ca me rappelle cet après-midi aux sources chaudes de Bouillante. Je lance une phrase en créole et les baigneurs de s'exclammer: Missié la ka palé kréyol! Et moi de leur dire : "mais vous savez certains blancs ont des enfants ici qui parlent très bien créole à l'école par exemple" mais alors on fait mine de ne pas me comprendre.

Que des blancs disent c'est mon pays en Guadeloupe ne semble avoir aucun sens à leur yeux.

Combien faudra-t-il attendre avant le changement des mentalités?

 

15.07.2006

Concert des petits chanteurs métropolitains

L'autre fois c'est un concert d'une chorale métropolitaine auquel j'ai assisté.

A la fin du concert l'animateur guadeloupéen de rigueur à Basse-Terre monte sur la scène interrompant quasiement le concert.

- Bon, hé ben pour célébrer l'anniversaire de Marie Blanco membre de cette chorale, nous allons entonner un chant en son honneur glousse-t-il en regardant le public avec concupiscence.

- Si la chorale arrive à nous suivre lance-t-il encore dans un dernier éclat de rire avant d'entonner un chant de gwo ka (musique traditionnelle guadeloupéenne) "Eloi" dont il transforme les paroles pour l'occasion. Non seulement il balance du créole sans en expliquer la signification aux enfants mais il fait passer ce chant pout un chant d'anniversaire, ce qu'il n'est pas en réalité. La simplicité du refrain et la popularité de ce chant font que tout le public le suit et ainsi tout le monde s'est bien foutu des métros qui décidément ne comprennent rien et qui prennent des vessies pour des lanternes...

J'ai eu souvent l'occasion de constater que ce sont les élites qui sont les plus racistes, et certains indépendantistes ne veulent virer la France que pour y prendre sa place!