22.10.2009

Lulu par terre

Lulu ne saignait pas mais ses yeux de traviols dans l'vide témoignait d'une certaine disparition temporelle qui m'arrangeait bien du reste. Je pouvais préparer un accueuil choisi aux deux tourteraux qui ne manqueraient pas de venir chercher leur défonce quotidienne. Je commençais à me noircir le teint avec un cirage de ma composition, c'est sûr on ne manquerait pas de me prendre pour un antillais 100 pour 100 ou un réunionais un peu mélangé. Puis je me collais une moustache postiche et coiffais ensuite une perruque de cheveux crépus. Je finissais le déguisement par une bonne paire de lunettes noires. A coup sûr ils ne me reconnaitrons pas!

Des coups sur la porte m'avertirent de leur arrivée. La gosse n'avait pas changée depuis l'autre soir, à part que son rimmel dégoulinait sur ses joues, elle était trop défoncée pour s'en rendre compte et son acolyte avait toutes les peines du monde à tenir sur ses deux jambes, un gros nuages d'alcool pestilenciel l'accompagnait et criait son état de poivrot comme une carte de visite. Je les fis assoir sur le canapé éventré et commençait à rouler des joints. Myriam n'avait pas l'air de me reconnaitre et son copain était trop bourré pour distinguer quoi que ce soit.

Quand la fille sortit la liasse de billets verts je sus que je touchais au but. Sans avoir l'air de rien elle avouait le braquage de la banque de l'autre soir et son copain était son complice . Même si elle m'avait dit qu'elle était fauchée, j'aurais vu son lourd bracelet d'or tout frais à ses poignets et sa robe n'était sûrement pas de chez Tati. J'aboulais la dope et empochait l'argent. Lulu continuait à roupiller, il était déjà aussi loin où ses rêves pouvaient le mener. Quand il se réveillerait il ne rappelerait plus de rien !

 

21.10.2009

drôle d'affaire

décidemment je commençais à me faire une drôle de réputation dans le coin, tout le monde me regardait de travers et j'avais laissé mon arme dans le salon derrière ma bouteille de wisky que j'avais à peine entamée. Le soir se couchait et les réverbères luisaient doucement dans le froid. Mon corps était brûlant de fièvre et je me demandais si j'arriverai à temps chez Lulu qui me filait toujours des rendez-vous impossibles. Aujourd'hui il s'agissait de repérer la cabane qu'il m'avait décrite, une sombre batisse de tôle perdue dans un terrain vague.

Je touchais au but et Lulu avait l'air d'être là. La lumière brillait à l'intérieur et l'âcre odeur de shit montait jusqu'à mes narines.

- Salut Lulu, toujours aussi défoncé?

-Salut Jeff comment vas-tu?

- Ca fait un bail que je te cherche Lulu, tu sais où se trouve ton copain de l'autre soir? Celui qui est parti avec la gonzesse qui m'accompagnait? C'est bizarre Lulu, à chaque fois que je ramène une donzelle tes pôtes trouvent le moyen de la faire filer! C'est pas moi qui chasse pour les autres, à la fin ça va finir par te retomber dessus à force!

-Jeff te bile pas, mon pôte il revient tout à l'heure et ta gonze elle veut pas le lâcher!

-Qu'est-ce que ton copain lui a filé pour qu'elle soit accro comme ça?

- oh tu sais on donne c(qu'on trouve et en c'moment c'est le trivial qu'est sur le marché c'est du bon et du lourd!

En parlant Lulu s'était rapproché de moi et je voyais bien qu'il tenait une bouteille vide à la main. Quand il la leva sur moi c'était déjà trop tard et j'avais eu le temps de lui décrocher un d'ces directs dont j'avais le secret. Il ne se vit même pas tomber par terre et quand il voulut protester je lui en remis une bonne couche. Il me restait qu'à attendre les deux tourteraux et après c'est sûr le paradis tomberait sur ma tête!

 

28.01.2009

Komité kont profitation

Un son bas et court obsédant lancinant qui me vrille le cerveau. Comme un énorme coeur qui bat. Des cris, des gens qui parlent fort. Il est déjà tôt et Norbert fulmine dans sa voiture dans l'immense file de voitures qui part de la station service et qui bientôt obstrue la route jusqu'au centre commercial. De hauts policiers taillés comme des armoires à glace essaient de mettre un peu d'ordre dans la distribution de l'essence aux véhicules prioritaires comme les ambulances. La station retentit soudain d'une gerbe de bruits de moteur de motos quand le convoi qui escorte la bonne amie d'un policier arrive toutes sirènes hurlantes.

-Mettez-vous sur le bas côté tonne un policier devant un conducteur endormi tout en serrant les mains de ses connaissances qui s'empressent autour de lui.

-Débrouille-toi pour me procurer de l'essence, toi mon voisin le policier dit un conducteur qui vient d'arriver. Tchok la mon ami rappelle-toi nos parties de pèche.

Les bidons sortent des voitures. Deux files de voitures se soupèsent du regard. La file officielle des voitures autorisées et l'autre qui est déjà là depuis l'aube dans l'attente de quelques gouttes du précieux liquide.

Une femme a réussi a se faire servir de l'essence en brandissant son bébé déchaîné. Tout le monde s'est effacé pour la laisser passer. Pour certain c'est la mise dehors qui prévaut et on les reconduit à l'extérieur manu militari.

Hier soir des coups de feu sont parti du côté des manifestants en direction des forces de l'ordre.

07.03.2008

ouai alors

vive les blancs et vive les noirs comme ça tout le monde est content quant est-il des métis? Eux aussi et toi aussi arabe ou asiatique je t'aime;

24.07.2007

black prez'

l'an 2030 Benjie était le premier président noir français. Son premier geste avait été de répudier sa femme blanche et de se remarier avec une africaine. La déco du palais changea radicalement et l'Afrique fut mise à l'honneur. Tous les ministres étaient noirs, certains africains ou américains. La constitution changea. Tout noir avait droit  à séjourner un temps d'accueil forfaitaire d'un an. Les aéroports furent submergés. La croissance de la France était la plus élevée du monde, la demande de consommation étant très forte. Comme les ministères s'étaient colorés, ce fut le tour de toute l'administration. L'image du black était à son firmament, tout le monde voulait se marier avec un black pour bénéficier des nouveaux avantages.

Le racisme devint un crime et les peines furent appliquées. Le Pen et tout mouvement d'extrême droite furent banis de France. On commença à vendre des produits pour foncer la peau, les coiffures afros furen à la mode et même les blonds en portaient.

Benjie déclara frères les Arabes du monde entier et l'Afrique se réunifia en portant une ombre menaçante sur les vieilles puissances traditionnelles. Les conflits s'apaisairent et la guerre du Darfour ne fut plus qu'un lointain souvenir.

Peu à peu la situation changea. On trouva des cadavres à la suite de la semaine de la participation initiée par Benjie. A la semaine de la participation il fallait se délivrer de toutes pensées racistes qui polluaient celui qui les avaient.

On installait de grandes assemblées dans lesquelles les blancs devaient sagenouiller et se confesser. Les jeunes femmes étaient systématiquement violées. C'est ainsi que Benjie remerciait ses collaborateurs. Les poursuites étaient nulles et l'immunité assurée.

Ce soir c'était au tour de ma voisine et je n'étais pas fier de ma couleur...

11.11.2006

imbroglio

Paul était avec Marie qui aimait Pierre qui sortait avec Véro. Véro était une petite trentenaire rouquine au cheveux court aimant bien s'amuser et aux yeux vert et rieurs. Pour cette fête, elle avait une somptueuse robe imprimée de fruits très réaliste. Elle portait des bijoux qui évoquaient la nature, sa dominante était le vert. Pierre était tout de gris vêtu. On aurait dit un pasteur, il ne manquait que le col blanc. A près de cinquante ans, il accusait son âge et paraissait toujors essouflé.Ses chaussures de cuir noir brillaient comme au sortir du magasin. Il était de grande taille et sa voix d'érain. L'admiratrice secrète de Pierre était Marie, la femme de Paul. Marie était une sportive accomplie, sous sa tenue de sport roulaient ses muscles qu'elle avait souples et déliés. Elle s'habillait toujours de blanc et le prénom de Marie lui allait très bien. Paul ne s'habillait qu'en jean ce qui lui donnait l'air vaguement contestataire. Le problème c'était Marie. Paul commençait à se rendre compte de qq chose et ses relations avec Pierre n'étaient plus aussi bonnes qu'avant. La maison qu'ils se partageaient était vaste et spacieuse. La luminosité était bonne et on était toujours à sec. C'est quand Marie restait faire le ménage qu'elle avait surpris Pierre sa serviette, sa savonette àla main. Elle s'était excusée mais tous les matins désormais ils déjeunaient ensemble et des liens s'étaient tissé.

Paul les avait trouvé en train de parler ce matin, tous deux serrés  et assis sur le sofa. Il trouvait que Marie avait arrété de fumer et il avait décidé d'arréter aussi, comment ferait-il si elle n'était paslà? Mais pour Marie , Paul n'existait presque plus devant l'envie impétueuse qu'elle avait   de Pierre. Elle découchait, ne rentrant plus que de rares suivan

03.11.2006

MORUE

Hé non je ne suis pas le spécialiste de la morue que vous attendiez mais je peux vous dire ce que je sais sur la morue. Ici on la mange à tout bout d'champs, en chiquetaille surtout. C'est super bon vous trouverez la recette à la rubrique culinaire. Laissez moi plutôt vous raconter une histoire. L'histoire d'un crime inexpliqué qui a eu lieu par ici.

On a trouvé la moitié du corps calciné d'un préfet qui n'en avait décidemment plus pour longtemps. Il avait eu le malheur de mettre son nez là où il ne fallait pas. La rue était bondée à l'heure assassine de midi plein soleil. Le préfet sortait de chez sa maîtresse une vieille haïtienne dont personne ne voulait quand il a été pris à partie par un passant:

-Té! C'est lui! Il m'a volé mon parapluie s'exclamme le passant un peu gris.

Le préfet ne se retourne même pas . Il continue sa retraite quand un premier coup sur la nuque l'envoie valser sur un autre passant qui d'un magistral coup de boule l'envoie rebondir sur une grillade qui le pique au cul avant qu'un mémorable croche patte l'aplatit comme une crêpe. La foule finit de l'écharper et au soir cette sinistre dépouille.

Les indépendentistes n'y sont pour rien trop occupés à digérer les tonnes d'argent que leur vallent leur fonction politique, maire ou adjoint, conseiller etc...

Le préfet est mort par accident, il est des quartiers où il ne faut pas aller, ça aurait pu arriver à n'importe qui.

Le lendemain on le remplace subrepticement et personne ne pipe mot.

Mais quand chacun se mit à disparaître du jour au lendemain, on se dit que la démocratie était menacée.

Mais ça arrangeait bien quelques uns...

La suite au prochain numéro...

31.10.2006

minuit lisse à la réglisse comme une élice, Alice!

Bon vous voici sur mon blog. Plusieurs centaines à c'qu'il paraît... Bizarrement que peu de commentaires?... Vous vous intérressez aux Antilles, moi j'y habite! C'est quoi ce blog? Ben c'est un peu work in  progress, ça m'a permis de me remettre à l'écriture! On a beau tapper vite à la machine, rédiger une note me demande à peu près une heure... Pour dire quoi? Hem, des délires le plus souvent. En ce moment c'est des histoires, c'est une véritable magie de voir ces histoires se cristalliser sous mes doigts! J'aime m'amuser avec les mots qui distillent une réalité souvent bien inventée sinon tellement personnalisée par le narrateur qu'elle en devient recréée, retraduite et capturée dans sosn instant par le narrateur qui à chaque fois qu'il l'évoque la fait renaître. Un condensé de vie.

Hiers j'ai été rendre visite à Jacky avec Marie. Jacky vit sur un bateau. Il a de beaux cheveux noir de jai jamais teints car c'est un métis eurasien/ français. Il a bientôt 60ans. Sa femme accuse plus son âge. Il chante de la variété française en s'accompagnant à la guitare. Je devrai le voir Jeudi après_midi en 15. Il habite avec sa femme dans un bateau. Il est aussi propriétaire en Guadeloupe mais comme il n'y habite pas il préfère le louer. Nous avons mangé du lambi au resto. Le lambi est un crustacé énorme dont la conque sert de trompe dans les défilés carnavalesque. Si la bouffe était bonne, il s'exhalait un lourd remugle d'égout qui nous fit demander une bougie pour masquer l'odeur, il n'y en avait pas et nous avons arrété de faire nos intérressantes. Vivre sur un bateau de dix mètres! Il faut le faire, ce n'est pas bien grand.

A quel moment peut_on parler de militantisme dans un blog? medium_551.jpgToujours, souvent comme une envie de convaincre, car enfin c'est fait pout être lu! Et si les lecteurs étaient inventés de toute pièce? Si tout cela n'était encore qu'une manière de nous vendre qq chose? Heureusement Hautetfort pratique la gratuité comme de nombreux autres!

Mon blog m'écoute, ressasse mes pensées, les digère en rottant, comme les marins du port d'Amsterdam de Brel.

 Tous ces mots (maux?) sonneront-ils justes à vos oreilles dans la rigidité muette de l'écriture? Vous vous en gausserez toujours à ne faire que passer, tellement pressé!

NOU PA NI TEMPS!

Et surtout le temps passé jamais regretté, la larme sur la feuille qui ne se voit pas, la solitude de l'écrivain.

Ce matin j'ai fait l'amour en me réveillant. Bientôt j'aurai un enfant, je me marierai pour la deuxième fois. Muniet n'aura jamais Marye ma femme antillaise. En passant, Muniet est vrai con! Muniet n'est pas son vrai nom, mais cet imbécile s'y reconnaitra, il n'a qu'à troncher sa pacsienne car ce trou duc est pacsé, ce qui ne l'empêche pas d'harceller Marye ma femme à son boulot! Les Antilles prônent le libertinage à tous étages et les dirigeants consultent des gadé d'z'affaires à tout bout d'champs.

Sur l'ile d'à côté Haïti le voodoo fait des ravages et s'exporte sur la Guadeloupe à coup de cadavres d'immigants haïtiens noiyés après le renversement de leur bateau de fortune.

J'ai découvert Birmingam la boîte de jazz de Baie Mahaut perdue dans les champs super! Je vous raconterai!

Bye bye!

A dan dot' soley!

 

29.09.2006

journalJ

Aujourd'hui je suis en première page du journal, je suis en première ligne d'un défilé syndical, à six heures du mat' je ne le sais pas encore, c'est le femme de chambre qui le trouvera en premier, puis ma mère le lira vers 7h et mon père à 7h30. A 8h mes frères et soeurs le liront à leur tour. A 9h je descendrai prendre mon petit-déjeuner et je serai surpris de me voir en photo au côté de mes camarades. Ma mère le reprendra à 14h avec l'idée de découper la photo avec l'article, elle le serrera dans sa chambre mais à 15h mon père aura la même idée, il emmenera le journal dans l'atelier où le jardinier le trouvera et s'en servira pour allumer le feu. Mon heure de gloire n'aura pas duré longtemps mais depuis j'en rêve toutes les nuits.

Ce matin je suis en première page mais je ne le sais pas. Je trône en compagnie du plus gros poisson que j'ai péché au concours de plein air. A 6h je me dépèche d'avaler mon café pour aller à la pêche. La bonne a déjà ramené le journal. Ma surprise est grande! je planque le journal dans la bibliothèque. A 10 h mes parents passent me faire une visite. Mon père emporte le journal à 14h quand ils rentrent chez eux après avoir déjeuné avec moi. A 16h le journal posé sur une banquette de la voiture s'envole par la fenêtre et cause un énorme carambolage.

J'essaie d'oublier ce maudit journal. Mes nuits sont  devenues sources d'angoisse. Il est 5h dans mon rêve, personne ne sait que je suis en première page. Je sors dans la nuit et j'achète tout les stocks de journaux, je n'ai pas envie qu'on me voit en première page comme me l'a promis l'éditeur hier. Dans la ville d'à côté mes parents déjeunent en lisant le journal. Leur fils adoré a fait l'objet d'un article avec photo en première page. Il est recherché pour le hold-up des Minguettes à Karnac en 96. Ma mère réserve le journal, comme elle l'a déjà fait auparavent. A 18h mon père lit le journal quand celui-ci s'envole par la fenêtre en heurtant une bougie qui met le feu à l'appartement. Mes parents sont brûlés.

Je sais que je suis recherché par toutes les polices mais ça ne m'empéchera pas de lire le journal! Putain! Je suis en première page!

Dring, dring! Oui, allo? Papa? De l'hôpital? Quoi? Brûlés tous les deux? J'arrive!

Je fonce dans la voiture tout en maudissant ce journal tout cela ne serait jamais arrivé si je n'avais pas été photographié en première page. Au cours du voyage mon journal s'envole par la fenêtre ouverte de la portière au niveau de Clignancourt. Je ne me retourne pas, j'ai du chemin à faire. Arrivé à l'hôpital, une télé ronronne dans la salle d'attente.

C'est un reportage: " A 16h un énorme carambolage a eu lieu au niveau de Clignancourt, une voiture aurait été aveuglée par un journal qui se serait envolé d'une voiture".

Décidemment je déteste ce jour où ma photo est en première page du journal! Si mes parents n'avaient pas été brûlés, j'aurai bien cru que tout cela n'avait jamais existé!

12.09.2006

Tout est nouveau à l'horizon.

On lui avait bien dit que c'était discret, mais là vraiment il aurait pu passer mille fois sans rien voir si une dame hirsute n'était sorti d'un immeuble pareil aux autres, un slip à la main, ça c'est déjà plus inhabituel. Il s'engouffra dans l'immeuble. Une faible lumière lui indiquait la voie, il alla dans cette direction. Il était entouré de plantes vertes géantes comme s'il avait raptissé.

Soudain une voix: "déshabillez-vous, mais pas si vite!".

Hem, le black en bas de chez moi, à la petite crique où avec des copains , il m'invite à boire un ti-punch, il dit ce con:"Ouai, men, yo, brother, peace and coca-cola, les femmes noires ça vaut dix femmes blanches...". Je sourie jaune en expliquant:

- Hem, une femme c'est une femme peu importe sa couleur...Je dois avouer un talent des blacks certain pour la danse...( que dire?+

Bon

Soudain une voix: "déshabillez-vous, mais pas si vite!".

On lui avait bien dit que c'était discret, mais là vraiment il aurait pu passer mille fois sans rien voir si une dame hirsute n'était sorti d'un immeuble pareil aux autres, un slip à la main, ça c'est déjà plus inhabituel. Il s'engouffra dans l'immeuble. Une faible lumière lui indiquait la voie, il alla dans cette direction. Il était entouré de plantes vertes géantes comme s'il avait raptissé.