11.07.2007

son passif

Jedhru avait pris la conquête de la musique populaire par les blacks comme une croisade. Il portait haut son étendard avec son béret rasta fièrement vissé sur sa tête. Il jouait de la basse avec un combo californien composé plutôt de blancs. Ces histoires de racisme ne le concernait pas car tous ses frères s'étaient mariés avec des Antillaises. Leur progéniture noire et blanche était reçue partout comme chez elle. Les blancs admirait la robuste constitution des enfants et les noirs s'extasiaient sur la pâleur de leur teint. Jedhru s'était toujours senti chez lui chez les noirs. En Métropôle il avait déjà été séduit par les jeunes filles blacks. Il en avait présenté plusieurs à ses parents qui ouvraient la maison familliale à ses amis, ne faisant aucune différence sur la couleur. Les noirs étaient souvent invités chez eux car la banlieue était un véritable melting-pot.

Jordhu, la belle antillaise regardait Jedhru son petit ami blanc. Elle se disait que toutes ses histoires de rascisme devaient bien arranger certaines personnes. Elle pensait à Sam, un ami tué d'une mauvaise chute dans une bananeraie sur un terrain quasi abrupte. L'exploitation de cette dangereuse parcelle continuait malgré le décès et les propriétaires, des Antillais on ne peut plus blacks, avaient déjà remplacé l'ouvrier décédé. Pour une fois le conflit du travail n'avait pas dégénéré en combat raciste et Jordhu comprenait que le capitalisme était un ennemi contre lequel on pouvait se battre avec les blancs. Il y avait encore peu de blancs aux côtés des ouvriers noirs. Mais ceux-ci étaient haïtiens de plus en plus...Victimes du rascisme à leur tour...

13:40 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : RACISME

TOUJOURS pareil

Ca y est, il se mettait à singer les blacks, tout y passait , les jeans à la bébé, les locks, le joint à la bouche, sa mère ne l'aurait pa s reconnu. Adossé à un mur il guettait son dealer qui n'allait pas tarder à passer. Il ne pouvait plus se passer de ce petit morceau d'herbe et de p apier, il se levait même la nuit pour en fumer . Il en achetait maintenant au kilo derrière les docks. Ses copains blacks l'accompagnaient parfois dans ses déambulations. Il détonnait un peu au milieu d'eux avec sa pâleur et sa tignace blonde. Sa belle amie était black et elle appréciait qu'il lui passe ses vieux disques d'opéra . De quinze ans son aîné, il assurait en tout. Son créole n'était pas parfait mais il arrivait à sortir une phrase ou deux , de ces phrases toutes faites qui lui donnaient l'impréssion de maîtriser la langue. Il lui arrivait de recevoir mille appels par jour de Jordue son amie antillaise.

Le jour commençait à baisser. Les commerçants fermaient les magasins. Il allait bientôt se retrouver tout seul. Il serra son révolver dans sa poche de pantalon mais il se jura de ne pas s'en servir. Depuis qu'il travaillait pour la pègre son niveau de vie s'était considérément enrichi. Il pouvait maintenant rouler en décapotable.

06:24 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : BOF

28.12.2006

l'inspecteur Kharlin

L'inspecteur Karlhin regarde la photo de Mormenteuil, la pire crapule qui puisse exister. Recherchée par toutes les polices, spécialiste de la traite des femmes. Plutôt beau gosse sur la photo, grand, brun et ténébreux, une sorte de chabin aux yeux clairs, les femmes se laissent prendre à ce genre de détails. Karlhin consulte son dossier. Il serait revenu en Guadeloupe et aurait des contacts avec Duveau, le president de l'assemblée. Karlhin se jure de ne pas le louper. Il file à Carénage où l'on signale un nouvel arrivage. Sa voiture l'attend devant le commissariat, fidèle coupé sport d'un rouge du meilleur effet, ses clefs sont toujours sur le contact. Dans un crissement de pneu et un nuage de poussière il fond sur sa proie. Karlhin est un rasta égaré dans la police. Sa mère est morte d'une overdose aussi il ne touche pas à la came. Sa sympathie va tout de même à son dieu rasta et il porte les looks avec fierté. Sa manière lui permet d'infiltrer les gangs les plus dangereux, il se rassure en tatant son rivolver sous sa chemise.

La piaule est sombre. Derrière une lampe diffuse se cache Maria, la première femme de Mormenteuil. Non elle ne l'a pas vu, elle ignore tout de lui. Pourtant il lui verse une pension et elle est toujours reçue chez sa belle famille. L'inspecteur comprend qu'il ne tirera rien de cette femme s'il ne trouve pas comment l'attendrir. Il lui parle du calvaire de ces filles qu'on retrouve mortes au matin après une nuit de torture pour montrer l'exemple. Je lui parle de Syllie qu'on a retrouvée pendue avec une lettre dénonçant ses tortionnaires. Je demande après Sylvie sa fille de treize ans. Sylvie n'a jamais vu son père. Elle est en pension à l'étranger en Angleterre. Maria finit par lacher l'adresse de rendez-vous, où se retrouvent les clientsà la recherche de nouveautés. Maria n'a pas l'impression de trahir Mormenteuil. Elle est encore convaincu de son innocence. Sûrement son ex n'est pas un ange mais de là à le voir comme un ponte de la prostitution, elle en doute, elle n'a jamais considéré Mormenteuil comme quelqu'un de fûté, tout juste un exécuteur.

La villa est luxueuse, égayée de lumières qui l'illuminent. Les guirlandes de Noël lui donnent l'aspect d'un énorme gâteau dont les visiteurs seraient des souris en train de le grignoter. Kirlhin s'avance vers le garde.

- Votre invitation?

- Je suis un ami de Mormenteuil dit Karlhin.

-Désolé de vous avoir fait attendre, entrez sans plus tarder!

L'entrée parsemmée de plantes vertes évoque la jungle et des perroquets en liberté complètent cette illusion. Le maître de cérémonie trône dans l'ombre d'une embrasure éclairé par une bougie. Sabir est l'ami de Mormenteuil mais il n'a jamais été en Métropole. Une horrible maladie le ronge comme un eczema purulent. Les soins qui lui sont nécéssaires lui interdisent toute absence. Il est aussi responsable d'une cellule vaudou qu'il ne saurait quitter un seul jour. Sa tête complétement blanchie le fait ressembler à un albinos.

23:08 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : RIEN

27.12.2006

mormenteuil

Mormenteuil avait des liens très étroits avec les Antilles, sa femme était antillaise, il revenait chez lui en quelque sorte et ses enfants étaient nés en Guadeloupe. Son traffic consistait à ammener des femmes à se prostituer et à les vendre à l'étranger. Sonia sa femme, était sa dernière conquête, il n'avait pas voulu l'envoyer à l'abattoir et s'était marié avec elle. Son voisin savait ce qu'il faisait et il lui en voulait depuis que sa fille avait été engagée dans le réseau. Il lui réglerait son compte quand il serait temps, en attendant direction l'aéroport où arrivaient ses victimes. Aujourd'hui, la cellule surveillance de l'aéroport était rempli de filles en situation irrégulière. Mormenteuil alla faire son marché. M.Miller responsable de la sécurité le fit entrer dans la pièce. Les filles étaient à bout de nerf. On les avait enfermé toute la nuit, il était déjà midi et aucune n'avait mangé ni fait sa toilette. Certaines étaient au bord des larmes. Mormenteuil décida d'emmener la plus jeune, Vélénia navait que seize ans. On lui avait fait miroiter un boulot et elle s'était endettée pour le voyage et on menaçait ses parents. Elle avait déjà commencer à se prostituer à l'aérorport, un commendant de bord lui avait acheté une robe en récompenses de son corps. Vélénia ne comprenait pas qui était Mormenteuil mais déjà brisée par sa condition, elle accepta de le suivre sans question. Mormenteuil l'enferma dans un immeuble de studio qui servait pour ses forfaits. Gérégo devrait en donner une belle somme. En revenant chez lui, il appela Rodrigo pour une nouvelle caisse, il serait payé en nature, Vélénia n'avait pas fini de travailler.

A l'Assemblée unique de la Guadeloupe, c'était l'effervescence. On discutait de la lutte contre la prostitution et les élus concernés se battaient pour leurs amis les souteneurs qui les payaient largement. Le Président Duveau était connu pour son goût des jeunes filles, plusieurs dossiers de harcellement où il figurait comme accusé principal furent classés sans autre forme de procès. Duveau orientait le débat vers l'industrie du X, il préparait une école de hardeuses, les élus de son clan se frottaient les mains, bavant d'envie et de concupiscence. Mormenteuil les connaissait tous c'es pourris et il appela leur chef, M.Devau pour lui parler du nouvel arrivage.

25.11.2006

Zhaymé et Jasmine

Non, il ne sait pas ce qu'elle est devenue. Il n'arrivait même pas à la voir quand elle était encore là! Pour vous dire! Zhaymé avait rencontré Jasmine à une chute de métro: le métro s'était arrété brusquement et il était tombé dans ses bras, ou plutôt à ses pieds. Jasmine portait d'adorables chaussures légères presqu'invisible.  Elle allait à la fac' cette "Manman des antillais middle class "qui voient là un bon moyen de hausser leur niveau grâce à la France, mère patrie, mais c'est plutôt une relation de néocolonialisme. Il y a peu de facs aux Antilles!

Alors il s'était inscrit aux mêmes cours qu'elle. Il la loupait tout le temps et n'eut jamais un rendez-vous satisfaisant avec elle. Difficile d'être plus frustré. Pourtant ça avait duré des années. Des fois il se faisait des signes à l'autre bout de l'amphi. Il avait obtenu son téléphone et l'appelait tout le temps mais il tombait toujours sur la boîte vocale, il n'était même pas sûr que ce soit le bon numéro. Il la voyait de loin passée avec ses affaires de classe, surchargées comme un coursier.

Jasmine savait bien que Zhaymé la désirait mais de la prison où elle croupissait, c'était difficile d'avoir des projets. Elle y pensait à Zhaymé mais le temps passait et les souvenir z'estompaient. Zhaymé ne devenait plus qu'un agréable ssouvenir, elle était maintenant intérréssée par le gardien. Sa mémoire lui jouait des tours.