19.07.2006

vinaigrette antillaise sans huile

de l'aïl beaucoup, épluché et râpé, du citron vert un peu de jus, du sel, et de la moutarde.

Succès garanti, c'est explosivement aphrodisiaque j'ai déjà essayé!

17.07.2006

uniformes

Savez-vous que les collégiens guadeloupéens vont à l'école en uniforme? A Bouillante c'est le tee-sheart blanc avec un jean. Le jean est l'élément obligé de la panoplie et tous les collèges le pratiquent.

La mode vestimentaire n'inclut pas le vétement africain si ce n'est pour les dames. Il est encore très minoritaire et il n'est pas rare de voir les élèves s'exclaffer quand ils écoutent de la musique africaine un peu trop "roots" à l'école.

Le rapport de l'Antillais à l'Afrique est très ambigu et pendant la coupe du monde de foot, il n'est pas rare de voir des Antillais soutenir le Brésil au lieu de la France avec laquelle ils ont pourtant beaucoup d'attache.

Mais la France les soutient-elle quand ici pas un seul préfet n'a été noir?

A la Grivelière à Vieux-Habitants

La Grivelière est une ancienne habitation auto-gérée dans les hauteurs de Vieux-Habitants dans la BasseTerre de la Guadeloupe.

L'accueil y est plutôt relatif comme je vais vous le raconter.

Nous voici donc sur la route de la Grivelière. Nous montons dans les petites routes qui serpentent sur les hauteurs dans la fraîcheur des mornes.

Ici et là s'étalent des maracudjas qu'on appelle aussi fruits de la passion, on s'arrête pour les ramasser à terre en  soulevant le grillage d'une propriété.

Puis nous arrivons à  la Grivelière, on s'arrête pour vérifier si c'est ouvert et réserver à l'occasion.

La dame de l'accueil nous assure qu'il n'est pas nécessaire de réserver et que le service a lieu jusqu'à 14H30. Comme ll n'est pas encore midi nous continuons notre marche parmis les domaines des Békés ces blancs pays qui ont hérité de la Guadeloupe quand leurs aïeux étaient indemnisés pendant la deuxième abolition de l'esclavage tandis que les anciens esclaves n'avaient droit à rien. A quand la juste répartition des terres usurpées?

Des pancartes patibulaires nous somment de rebrousser chemin mais nous gardons notre cap.

Quand les Békés nous croisent du haut de leur 4.4 nous les saluons et leur réponse nous tient lieu d'autorisation de continuer.

La rivière est délicieusement fraîche et on devine le ravissement qu'il y a d'habiter ici dans ces hauteurs désertes quand le menu peuple s'écrase en bord de mer dans la chaleur suffocante.

Après avoir rebroussé chemin nous voici de nouveau à la Grivelière et alors...

- Hé ben vous arrivez trop tard il n'y a plus de plat il faudra vous contenter d'une entrée seulement!

- Mais vous nous avez dit qu'il était inutile de réserver?

- Bon je vais avertir le chef cuisto.

Un infâme gargouilli sort du talky-walky que tient l'hôtesse: "BZZZ kkrrraa graaa":

- Oui c'est ça des entrées seulement , il faut payer avant de monter

-....

Nous escaladons le sentier et nous voici devant la table d'hôte:

- Ah il va falloir attendre vous n'avez pas réservé!

- Mais pourtant on nous a dit qu'il était inutile de réserver?

- Bon asseyez-vous au fond, je vais voir ce que je peux faire...

Quelque temps après...

- On va arranger le coup, qu'est-ce que vous prenez?

- Ben comme on nous a dit en bas qu'il n'y avait que des entrées...

- Mais pas du tout nous avons encore du poisson et des ouassous! Mais heureusement que vous êtes arrivés maintenant!

 

Morale de l'histoire: la prochaine fois nous réserverons nous-même et ne croirons surtout pas l'hôtesse de l'accueil...

La promotion des femmes à l'horizontale fait que celles-ci se moquent éperdument du quant dira-t-on, quand l'employée est la maîtresse du patron, l'entreprise va à veau l'eau et pas étonnant que le service s'en ressente!

C'est vrai que la fidélité n'est pas de mise ici et les hommes ont une façon crue de faire connaître leur désir.

Il m'est encore arrivé ce matin d'entendre des sifflements destinés à ma femme pourtant assise à côté de moi en voiture. Je me tourne alors vers le siffleur et il me regarde benoitement, un peu bénêt sur les bords...

 

 

16.07.2006

concert à la Nasse.

Ce soir concert d'un groupe antillais à la Nasse, à Vieux Fort à côté de Basse Terre.

L'orchestre assure, ça commence à chalouper!

Mon amie antillaise commence à dodeliner de la tête en rentrant dans la salle.

Je commende un punch, le charme des Antilles produit localement c'est le meilleur que je connaisse. On le sert avec du sucre et un citron. Le véritable serveur local te l'apporte avec un pichet d'eau. Pour essuyer le feu!

Pour une fois je n'ai pas l'impression d'être dans un pays d'aparteid et noirs et blancs se mélangent sans complexe.

Un doudou blanc est assis auprès de futurs beaux parents tandis qu'une belle négresse déroule sa belle chevelure à côté de lui.

Bientôt les gens se mettent à danser. Je me laisse envahir d'une douce torpeur tandis que ma compagne ondule de ses reins contre moi.

Les Antillais ne me dévisagent pas comme à l'accoutumée. Ils ont compris que les métros apprennent vite et s'adaptent plus vite encore.

Ca me rappelle cet après-midi aux sources chaudes de Bouillante. Je lance une phrase en créole et les baigneurs de s'exclammer: Missié la ka palé kréyol! Et moi de leur dire : "mais vous savez certains blancs ont des enfants ici qui parlent très bien créole à l'école par exemple" mais alors on fait mine de ne pas me comprendre.

Que des blancs disent c'est mon pays en Guadeloupe ne semble avoir aucun sens à leur yeux.

Combien faudra-t-il attendre avant le changement des mentalités?

 

15.07.2006

Concert des petits chanteurs métropolitains

L'autre fois c'est un concert d'une chorale métropolitaine auquel j'ai assisté.

A la fin du concert l'animateur guadeloupéen de rigueur à Basse-Terre monte sur la scène interrompant quasiement le concert.

- Bon, hé ben pour célébrer l'anniversaire de Marie Blanco membre de cette chorale, nous allons entonner un chant en son honneur glousse-t-il en regardant le public avec concupiscence.

- Si la chorale arrive à nous suivre lance-t-il encore dans un dernier éclat de rire avant d'entonner un chant de gwo ka (musique traditionnelle guadeloupéenne) "Eloi" dont il transforme les paroles pour l'occasion. Non seulement il balance du créole sans en expliquer la signification aux enfants mais il fait passer ce chant pout un chant d'anniversaire, ce qu'il n'est pas en réalité. La simplicité du refrain et la popularité de ce chant font que tout le public le suit et ainsi tout le monde s'est bien foutu des métros qui décidément ne comprennent rien et qui prennent des vessies pour des lanternes...

J'ai eu souvent l'occasion de constater que ce sont les élites qui sont les plus racistes, et certains indépendantistes ne veulent virer la France que pour y prendre sa place!

 

 

14 juillet 2006

Hé oui, la Guadeloupe fonctionne comme un enfant mal aimé des ses parents et qui pique sa crise!

Pendant la finale de la coupe du monde de foot, les drapeaux ont fleuri un peu partout! Dur, dur pour les indépendantistes! C'est vrai que l'équipe de France est composée pour plus de la moitié par des joueurs blacks!

Cette nuit du 14 Juillet mes voisins antillais ont mis la sono toute la nuit! En voilà une fête qui est bien patriotique, mais ça ne les empêche pas de m'assommer du sempiternel: "tu n'es pas chez toi" au moindre problème! J'ai eu du mal à dormir toute la nuit!

Une autre année, ma voisine d'en face a fait encore mieux: deux jours de sono à fond sans interruption! La belle avait pris soin d'habiter chez un ami avant la mise en oeuvre de ce plan diabolique et seuls les résidants comme moi qui n'avaient pu quitter les lieux en avaient été affectés.

A mon arrivée dans ce pays raciste, j'avais été surpris du tapage des boulangers ambulants qui vous réveillent dès 6heures du mat' avec leur klaxon tonitruant, mais la palme du bruit revient aux particuliers qui empestent l'air de bruyante musique à toutes occasions. Nulle prévention des voisins qui ne sont d'ailleurs pas invités automatiquement.

D'ailleurs une autre réjouissance que j'ai découverte ici réside dans la facilité et la complaisance avec lesquelles les plus mauvais des élèves du collège m'insultent à l'extérieur du bahut, en pleine ville avec ma compagne pour spectatrice! Ca semble ne gêner personne et ça fait déjà plusieurs années que je dois supporter cela.