23.11.2006
disparue la sacoche
Il l'avait oublié. Il regardait autour de lui mais tout semblait normal. Personne n'avait remarqué qu'il avait perdu sa sacoche. "Elle doit être bien quelque part" pensait-il, mais il avait beau retourner sa mémoire dans tous les sens, rien, pas un souvenir. " Voyons, je suis parti vers 9h, et je suis rentré à 16h, se disait-il,et je suis arrivé à l'hôtel à dix heure, c'est là que j'ai du l'oublier. Potier mis son blouson et fila vers les garages. L'hôtel était récent et les parkings ressemblaient à des salles de bain. Le hall d'entrée était vraiment immense et Potier se dit qu'il aimerait bien venir plus souvent.
Juraver était une petite femme d'intérieur comme on n'en voit plus beaucoup. Elle se plaisait dans son petit chez-sois qu'elle partageait avec Potier.Elle avait remarqué que son mari avait oublié sa sacoche, elle avait essayé de l'appeler
mais les communications du portable ne passaient pas. Elle regarda dehors, Potier ne devrait plus tarder.
Quand Potier passa la porte de l'hôtel, il fut saisi par le service d'ordre et remis directement au Directeur de l'Hôtel. " Alors? On part sans payer? Ca m'étonne de vous mon cher . Potier rougit de honte mais comment aurait-il de l'argent quand il avait tout mis dans la sacoche? Son but maintenant était de rechercher dans l'hôtel la sacoche disparue. Les gens commençaient à descendre pour manger. Le dinner était déjà servi, tous les pensionnaires étaient là,
16:05 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : disparue
21.11.2006
LE TEMPS D'UNE SESSION;
je n'arrive toujours pas à savoir comment j'ai bien pu attérir là, avec ses pingoins autour de moi toutes la journée, ce vent qui me fouette le visage et mon tawky-walky qui grésille à mes oreilles.
"OK! Vas-y!Tu peux dynamiter la banquise, on assure derrière toi!" dit le patron dans le tawlky walky. Herbert était passé maître dans l'art du dynamitage et il commanda prestement l'opération. Les ouvriers d'équipe ne se firent pas prier pour se presser d'autant plus qu'il faisait un froid de canard. Ca faisait déjà quelques temps qu'on bradait les pôles, la banquise était commercialisée sous l'appelation "eau millénaire" et ses vertus étaient parait-il nombreuses. Quand l'explosion secoua l'iceberg Marie, la femme d'Herbert était à Paris. Elle militait contre le pillage des pôles.
La rue était remplie de CRS; on entendait cogner les matraques sur les boucliers de plastiques, les manifestants répondaient en tappant leur manche de pioche et cette musique se conjugait aux râles guerriers de l'ensemble des combattants. Quand une grenade fut lancée Marie perdit un doigt mais c'est une il balle qui l'a tua, elle n'eut que le temps de penser à Herbert sur les glaces.
De l'autre côté du monde, Herbert pensait que tout se réversait, les contraires s'attiraient. Il était bien placé sur l'axe de la Terre pour se le prouver. Ce qu'il ne savait pas, c'est que la réversibilité l'avait touché. En contribuant à la mort des glaces éternelles, il avait précipité sa femme dans l'éternel. Quand le tawlky-walky grésilla à ses oreilles, il hurla quand on lui apprit la mort de sa femme.Il hurla tellement fort qu'il n'entendit pas l'avertissement d'un ouvrier qui lui disait de s'éloigner. Quand il sauta avec la glace, une longue stalactite le transperça droit dans le coeur. Il sauta tellement haut qu'il pensa voir Marie à Paris et lui cria ses excuses.
03:59 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : MUSE
20.11.2006
zob,zob, zob
mais lache-moi!
arrête!
ouille!
aille!
aillaillaille!
ouillouillouille!
j'aime bien mais ça fait mal!
il se rappellait les délices du week-end mais il avait vraiment pas la tête à faire cours.
IL REVASSAIT, hiers il n'avait pas dormi, avant hiers non plus et toute la semaine il n'arrivait pas à dormir. En salle, il se voyait au lit, au lit il se voyait en salle... Touours enfermé, entre des tables qui l'acculaient au mur, entre ses draps qui le momifiait. Il rêvait éveillé, et ses rêves troublés ressassaient la réalité.
Dans ces rêves, il revivait les évènements de la journée et en journée, il révait...
Dans ces rêves il se pinçait mais ça ne lui faisait rien, ou alors il l'avait imaginé quoiqu'il se retrouva égratigné au réveil...Un jour il avait révé que le gaz explosait au matin il flottait une légère odeur de gaz, mais l'avait -il imaginé? Dans la vie de tous les jours, il s'endormait avec ses étudiants, ne sachant plus tellement s'il était vraiment au travail ou s'il rêvait d'y être. Il avait donné rendez-vous à une collègue dans un rêve et s'étonnait qu'elle n'en sâche rien dans la réalité!
Avec le "Club des rêves" qu'il avait créé entre midi et deux, il arriva avec ses étudiants à faire les rêves se communiquer. Il fallait diriger son rêve pour atteindre des plates-formes où les rêves pouvaient s'interconnecter. Il existait en effet une géographie des rêves qui permettait de connaître le monde du sommeil. Il avait trouvé le moyen technique d'interconnecter les rêves. Il branchait ses étudiants sur un rayon alpha réglé sur la même fréquence pour le locuteur et l'interlocuteur. Au réveil les deux protagonistes racontaient la même histoire où ils fi. guraient tous les deux. L'appareil fut vendu sous le nom de "Syntronium" et le succès fut immédiat.
Le reproche dusystème était la variabilité de la mémoire et certains mauvais sujets ne possèdaient qu'une faible capacité à mémoriser aussi on vit la fonction se professionaliser. Herbert était passé maître dans la Grande Communication des Rêves. Il venait de lancer les "Vacances réveuses" où il suffisait de s'endormir chez sois pour vivre les plus vacances en rêves. La Civilisation devint rêveuse et les restaurants sur canapé furnt à la mode. On dormait et les serveurs rêvaient votre repas. Plus besoin de se déplacer et pas de graisse inutile. On voulut dormir de plus en plus, le réel n'ayant de prix que pour supporter le temps du sommeil.
Le Grand Falgore inventa la solution ultime:
la mort était le rêve perpétuel, il suffisait de bien le programer.
La société se divisa: les rêveurs locuteurs firent passer tous les rêveurs interlocuteurs de vie à trépas pour leur plus grand bonheur. Le rêve se rétracte à la sphère individuelle et tout revint comme avant mais jamais plus les hommes ne voulurent communiquer entre eux en franchissant la porte des rêves si bien que l'invention de Herbert tomba dans l'oubli et le tabou.
Aujourd'hui on ne sait même pas si ça a vraiment existé.
22:08 Publié dans effets formels | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ZOB
relecture
Je me relis et me trouve illisible...
Il faut espacer le DISCOURS de l'espace s.v.p
J'étouffe de ce blog
On dirait que tout l'monde me consulte pour la morue, assez de doudouisme
c'est vrai quelle loghorrée verbale
écrire est un plaisir, me relire est déplaisir
mais j'assume bye bye!
01:58 Publié dans fashion | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : c'est quoi c't'histoire de putain d'tag, pas d'tag na! nicht
18.11.2006
il en fallait bien un
Il en fallait bien un qui jura qu'il n'y entrerait pas mais qui se prenant le pied dans une aspérité du sol y fut projetté. Le Roi se tenait devant l'incrédule. Le trône resplandissait dans un luxe inouï. Que de chemin parcouru depuis sa naissance au Soudan . Il rejetta sa mêche de cheveux d'une façon fière et il regarda le Roi profondément. Il avait des poils sur le nez, des bras velus assez grossier, son regard était terrible et il dut baisser les yeux.
Oh Roi , je me prosterne devant toi, tu es la lumière de tout être dit Rahypha. Onctumus le Roi le fit assoir à ses côtés.
Que me vaut l'honneur de cette visite? fit Octumus.
Je me suis pris les pieds sur le sol et je suis tombé me forçant ainsi à rentrer.
Tu es appelé par le destin, je cherchais un écuyer tu le seras. Aussitot dit, aussitôt fait on harnacha Rahypha et après un ultime sanglage il fut présenté au Roi. Comme le Roi était satisfait Rahypha put enfin sortir. Il avait maintenant un métier et Michkaya ne lui échaperait plus longtemps. Il courut lui apprendre la bonne nouvelle.
Mychkaya ouvre-moi! C'est moi Rahypha! Mychkaya sortait d'une bonne sieste, elle mit son jolie minois de belle africaine dehors, les yeux encore tout rêveurs. Rahypha contempla son amie, bientôt si tout se passait bien ce serait sa femme, il en avait encore des aigreurs d'estomac de dépit. Le temps lui semblait si long où il pourrait partir avec elle.
Le lendemain, c'était son premier jour au chateau. Tout ce brouhaha et ce tralala, faites comme si faites comme ça. L'étiquette était très contraignante. Il ne fallait jamais montrer son dos au Roi sauf ordre express. Rahypha en avait des crampes au cou. Octomus était partout, pas une inauguration, un concert ou un quelconque évènement où il ne serait pas.
Manque de bol, au cours d'une promenade le Roi rencontra Mychkaya et en devint follement amoureux. Rahypha se trouvait dans une posture délicate et il pensa abandonner son nouvau métier pour fuir avec Mychkaya à l'étranger mais il avait rencontré une voyante qui lui avait redonné espoir.
La cabane était basse de plafond et la fumée suffocante à l'intérieur. Une sorte de momie se tenait immobile dans un fauteuil c'était la voyante. Elle prédit à Rahipha qu'il allait lever l'Infante et que tous ses ennuis diparaîtraient. Rahipha fut soulagé mais il restait à trouver l'Infante car le Roi avait fait décapiter toute sa famille.
Un jour Rahipha découvrit un petit gamin surdoué dans un grand hôtel, il apprit par la suite que cet enfant était de sang royal et qu'il était descendant du Roi en ligne direct simplement le Roi voulant tuer toute sa famille, des paysans l'avaient hoté des yeux du Roi et desormais il était élevé comme leurs propres enfants. Il était si petit qu'on l'appelait moustique.
Moustique connaissait son histoire mais il prenait garde à se comporter comme n'importe quel jeune homme de son âge. Il écouta Rahipha avec intérêt. Le Roi se perdrait lui-même, toute la population était déjà relevée contre lui. Rahipha commença à emmener Moustique partout avec lui. Il contactait les Roylistes et des accords secrets étaient passés.
Le matin de la Grande Commémoration, tout le monde était dans la rue. Quand le Roi sortit, les gens se marchaient dessus pour le voir. Quand il arriva au niveau de Réhipha il prit son air le plus moqueur pour lui demander pourquoi il faisait la cour à un nabot si royal puisse-t-il être. Rahipha comprit que le Roi savait tout. Déjà il vit les lances des gardes avancer au loin.
Moustique fut le premier à réagir, il entraîna Rahipha avec lui dans une course effrenée.
00:30 Publié dans érotisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pas érotique
17.11.2006
comme une gêne
elle le regardait et plissait ses yeu. C'était ou la gêne ou le soleil. Il pensait: c'est le soleil! Un éphèbe était entre nous deux et je pensais qu'il était plus beau que moi dans sa première jeunesse alors que j'allais sur le demi siècle... Ma dentiste m'avait remis les pendules à l'heure:"fumer et manger des bonbons à 20 piges c'est possible mais à 40 tu commences à payer tes erreurs. J'avais mangé un bonbon à la menthe avant de consulter... Bon j'avais encore oublier de fermer les guillemets... La famille Guy Yemet avait le don de ne jamais se refermer où l'on voulait... J'aimais mieux la famille Guy Lee plus gaie!
Je refermais le tiroir après m"être saisi du couteau à charcuter que j'étais venu chercher. Ces corps ne rentreraient jamais dans le coffre comme ça si je ne les aidais pas un petit peu. Pour réduire la file d'attente, j'avais du abréger certaines vies. La vieille dame n'en avait plus pour longtemps et je considérais que faire disparaître un plaignant était un peu lui rendre service en abrégeant ses souffrances. Mon bizzness commençait à rapporter gros , j'éliminais les rivaux.
Par exemple vous postulez pour un job. Avec le nom et l'adresse de vos concurrents je les dissuaderai de se présenter contre vous.Après mes traitements certains ne se présenterait jamais plus nulle part Je n'avais pas de regret. J'étais devenu un terroriste. Je m'amusais à métisser les corps. Là un bras blanc, là un corps moir ou l'inverse. J'enviais les zèbres avec leur noir et blanc intégrés.
L'ongle du pied est gris et fatigué. La jambe est courte et poilue. Le short est passé comme artificiellemnt, il coûte cher à l'achat.C'est mon orteil et ma jambe. Je rêve de moi-même. J'en ai marre et préfère hacher tout menu. Ce n'esrt pas une pâte marron qui sort (blanc + noir) mais une couleur rouge: corps charcutés= sang.
Semblant (sang blanc) et San Noir ne font qu'un/
San Noir fait samblant (sang blanc).
18:44 Publié dans érotisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gêne garçon
L'ami
Il était adossé et l'attendait. Déjà deux heures de piquet, décidemment ça n's'arrangeait pas... Buffon ruminait sa rencoeur quand elle arriva fraîche comme une fleur. Sylvianne était rayonnante, elle venait d'être augmentée par son patron.Buffon était l'ami de Sylvianne, lui des augmentations, il en donnait tous les ans à son personnel. Sylvianne était marriée avec Patrick, un australopithèque rescapé de la période glacière. Des poils de persil lui sortait toujours par les oreilles. Sylvianne était un roseau, souple et verte.Un bonbon acidulé. Elle pétillait littéralement quand elle ne jettait pas des étincelles. Son sillage était parsemmé d'étoiles clignotantes. Buffon était une espèce d'homme préhistorique du même gabarit que Patrick mais il parlait le japonais, chose que Patrick, le mari de Sylvianne ne faisait pas.Sylvianne était amoureuse du Japon. Elle avait installé un petit hôtel bouddhiste dans son armoire avec une bougie toujours allumée, ça m'f'sait flipper Pat'. L'ostralopithèque passait son temps à se gratter et roter devant la télé.
-Qu'est-ce qu'on fout? dit l'homme de Néenterdhal à la liane.
- Allons aux "Saut du vallon"répondit la guerrière.
Le jour se baissait, laissait, glissait dans la nuit. Sylviane regardait Buffon. Comme il avait changé! Ses traits s'étaient épaissis comme taillés au burain. Sylviane lissa ses cheveux, qu'il avait fins et bouclés.
-Et que fait ton Cromagnon demanda Buffon.
-Oh Pat' ne s'en fait pas, il chasse le sanglier.
Buffon était courageux mais pas téméraire. Il traînait une énorme cane de bois dur sensée le protéger si besoin. Pat' n'en crut d'ailleurs pas ses yeux quand il tomba sur le couple d'amis.
- eh ben vous vous faîtes pas chier et moi qui chasse le sanglier! Put....!
Sylviane regarda Buffon d'un air plaintif et il leva sa lourde canne en tramblottant d'un air vaguement menaçant.
-Salut Pat' alors comme on va à la chasse sur les traces de sa femme?
-dis-donc t'aurai pas vu un sanglier?
Sylviane regardait ce beau couple d'hommes comme si ça avait été ses propres enfants. Séparer l'ami de la menthe (pour le thé) lui laissait comme un goût de caoutchouc brûlé. Pat' et Buffon étaient maintenant passé aux jeux virils de lutte et de simulation de combats. Pat' montrait ses tatouages à Buffon qui du coup se rhabillait. Sylviane était passé à la salle d'eau; Un torrent sortait dessous la porte de la salle d'eau. Sylviane ne fermait jamais les robinets.
Les chiens de Pat' arrivèrent. Ils n'arrivaient jamais à aller aussi vite que leur maître. On les entendait tousser, suffoquer à bout de souffle.
Les deux hommes étaient maintenant retombés en enfance, ils roulaient par terre comme des collégiens avec de grands éclats de rire.
Sylviane prit les chiens sans rien dire et continua la chasse. On avait vu du sanglier dans le rayon viande de la grande ssurface d'à côté; Elle partit sans perdre de temps,
03:45 Publié dans érotisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : MOUAIF...
le tison
Les lecteursprésentaient divers symptômes, sensation d'étranglement, sueur, fièvre...Pourtant l'épidémie semblait se propager. L'article fut traduit dans toutes les langues, tous les pays étaient touchés.La parade semblait l'inculture et les analphabêtes se mirent à proliférer. Pourtant le danger n'était pas aussi grand, pour y échapper il suffisait de ne pas lire l'article en entier, le début de l'article connu, il fut facile de lui échapper en ne lisant pas le reste. La malédiction était passée.
Désormais seuls les grands kabalistes utilisaient la formule et l'histoire tomba dans l'oubli. Rénaldi avait hérité d'un don similaire, ce qu'il écrivait se réalisait. Il n'eut jamais besoin de travailler, il lui suffisait de dessiner des billets. Il fut contacté par les kabalistes qui le perfectionnèrent au sommet de son art. A l'aube d'une nouvelle vie, à la fin de sa vieillesse, il consigna son avoir sur un manuscrit qui ne fut jamais retrouvé.
Pierre regardait avec ravissement son enfant qui commençait à apprendre à écrire, ses progrès étaient foudroyants, il s'intérressait déjà à la bibliothèque de ses parents. Il avait voulu qu'on lui achète une vieille malle dans une broquante et il s'amusait à s'y cacher pour écrire. Phénaêl était la prunelle des yeux de Pierre qui l'adorait comme un dieu. En attendant sa belle-mère qui ne saurait tarder, Pierre laissa l'enfant dans sa chambre et se mit à préparer le dinner.
Pendant qu'il cuisinait il sentit un parfum de brioche depuis la chambre de Phénaël. Quand il ouvrit la porte il vit Phénaël se régaler de brioche encore toute chaude. Il fut si surpris qu'il crut que quelqu'un était rentré dans la maison à son insu mais il eut beau tout fouiller il faut avouer qu'iln'avait aucune explication au fait que son fils mange une brioche venue d'on ne sait où. Son fils répondit à sa question en montrant une feuille où il avait écrit "brioche". Pierre lui fit alors écrire "billets" et soudain tout le premier étage de la maison fut rempli de vieux tickets de train usagés. Pierre réalisa alors la portée de sa découverte.
Quelques temps après, au volant d'une belle Mercedes Pierre pavanait avec son fils Phénaël devant sa nouvelle villa tout dernier modèle. Il amenait son fils au fisc qui ne voulait pas le croire, il allait montrer l'incroyable, par delà les siècles le don s'était réalisé, Phénaël allait les éblouir! Derrière le conducteur, Phénaël se concentrait, il allait avoir besoin de toute son énergie. Ils approchaient des bureaux. Phénaël venait de créer une place de parking de toute pièce devant les yeux ébahis des passants. Il avait des carnets attachés à sa ceinture et tout ce qu'il écrivait apparaissait.
Devant les bureaucrates on lui demanda de s'assoir et de bien écouter. Il fallait écrire tout ce qu'on lui dirait.
Geangsen était le Directeur du Service il avait fait un pari sur l'enfant. Si on lui donnait n'mporte quelles lettres dans le désordre avec des chiffres, que produierait le petit? On amena donc un jeu de lettres et de chiffres qu'on mélangea avec soin. Douze lettres furent tirées avec le tiers de chiffres. L'enfant put donc les combiner à sa guise. Malheureusement devant la complexité de la tâche, il se mit à les écrire dans l'ordre où ils se présentaient:
HO2XZ5 L'ion du detronium (ce que tout le monde ignorait) DF4NO2 L'ion du vixolerium qui réagit violemment avec le detronium.
Pierre ne comprit jamais pourquoi l'entretien avait merdé parcequ'il fut le premier à mourir des concéquences de l'explosion.
L'explosion rasa tout le quartier. Le don allait encore se perdre, peut-être pour des siècles. Les gens finirent par oublier l'histoire mais il est passé dans le bon sens commun qu'il ne faut jamais écrire ce qu'on ne comprend pas.
00:45 Publié dans fantastique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vérité
16.11.2006
L'unique et la seule?
L'unique et la seule oreille, le seul bras, le seul jour, la seule planète, le seul amour?Bon ne nous enflammons pas, ce n'est pas l'Etna!
Ce paltoquet qui dévidait ainsi ces pensées se rémémorait un repas fabuleux du temps de sa jeunesse. Khora était une métis indienne, antillaise du plus bel effet. La bonté de son âme rejaillissait sur ces actions qui réussissaient toujours. On l'admirait partout où elle passait. Elle rencontra un homme mais il était marié. Peu importe se dit-elle, c'est l'amitié qui veillera. Tonio, l'heureux ami se mit à rêver d'elle toutes les nuits. Dès qu'il s'assoupissait, c'est son image qui lui venait d'abord à l'esprit. Un soir, son rêve fut tellement intense, qu'il rejoingnit les rêves même de Khora.
Il lui fit part de ces derniers sentiments, de l'amour qu'il lui portait. Le seul oeil? Il avait Jenny pour épouse mais sa jeunesse impliquait certains sacrifices, que Kora ne lui demandait pas et la maturité de Khora le reposait de l'acidit de Jenny. Son amour avait déjà été amical et il s'efforçait de respecter les apparences...Il avait vu Kora la première fois sur un cheval. Il étrennait sa première structure de publicité et Khora était une collaboratrice fraîchement arrivée. Le courant était immédiatement passé, elle l'intriguait avec toutes ses connaissances de l'Indianité. Il était friand de nouveauté. Elle avait sa tenue d'équitation qui la rendait tellement attirante!
Le lendemain il courut la chercher à travers les bureaux. Quand il l
a retrouva ce fut pour s'entendre dire qu'elle allait partir sur un autre poste... Ca commençait plutôt mal...
La seule narine. Au début ce fut toute une organisation. Ils finirent par convenir de manger ensemble un midi par semaine, parfois ils avaient un peu de temps après, pour se promener. Souvent un impératif retenait Khora. Tonio n'osait même pas envisager un seul baiser, souvent il lui tenait le coude en se pâmant intérieurement de la douceur de son bras. Il admirait ses yeux profonds où pourtant luisait à la surface une énergique joie de vivre et un frisson de complicité. Chaque fois qu'il la voyait il la complimentait sur ses vétements et ses bijoux qui s'imprimaient aussitôt dans sa mémoire pour lui servir de souvenirs aimables tout au long de la journée.
Elle ne voulait pas être importunée et il refusait de lui déplaire en émettant la moindre volonté de rapprochement physique, cette tension diffuse lui plaisait, il aimait dominer ses pulsions et se sentait grandi de pouvoir néanmoins lui plaire. Bien sûr la place d'ami était peu enviable, mais il aurait été jusqu'à être son ombre...Il appréciait sa discussion mais il aurait voulu autre chose comme un geste de la main, un rapprochement? Un baiser;). L'idée lui était agréable et son évocation lui procurait du plaisir!
Khora avait la clef de son journal intime et Tonio le savait. Il se jura de communiquer à travers lui. Dans ce monde actuel où nous vivons, ça s'appelle un blog, et Khora peut toujours laisser un message....
21:55 Publié dans érotisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Khoraline
le chat
le chat de l'aiguille laissait passer la goutte de sang que j'avais prélevée sur le chat. Le chat n'avais rien senti. Quand il mangeait la Terre pouvait s'écrouler avant qu'il ne s'en aperçoive. Je plaçais la goutte de sang sur une lamelle que j'enfournai dans le microscope. Ca grouillait de partout, et pas d'une façon normale. Mes doutes se confirmaient. Mon chat était bien mutant. Depuis notre visite à Tchernobyl, quand il avait disparu huit jours, il devenait phosphorescent dès la nuit tombée. Les badauts, la presse et les mass media s'étaient emparé du phénomène puis l'intérêt était retombé. Je me retrouvais seul avec la bête, comme d'habitude.
Je posais Siml le chat dans une poche de mon imperméable et allais m'en jeter une au Saint-Michel. Au Saint-Michel, j'entendis une voix: " Allez cher ami! Posez moi par terre, enlevez moi de la poche de votre imperméable s'il vous plait". J'en revenais pas! Mon chat! Pas possible! Comme une transmission de pensée!
Balenski était assis à une table dehors. Il parlait en grande animation avec, heu. Avec un chat, son chat Slim. Ceux qui ne le savait pas devait le prendre pour un fou. Il commanda un lait, dans une soucoupe... Le chat venait de chez le Ministre Mirchov et il connaissait la formule du coffre.Balenski prit note, et après avoir commandé une cuisse de poulet pour le chat, sortit du café en laissant le chat l'attendre.
Ces bêtes qui se mettaient à parler effrayaient les gens. Souvent on ne comprenait pas tout et il fallait une oreille excercée pour les comprendre. La Société changea radicalement en faveur des animaux quand ceux-ci furent utilisés dans les procés. Des races espèces spéciales d'animaux doués de la parole furent fabriquées à la chaîne et l'on vit même un cheval présentateur. A la suite des homos, les couples normanimals demandèrent le droit de se marier
C'est alors que le végétarisme devint religion d'état et les boucheries charcuterie furent brûlées dans de vastes fêtes fachistes où hommes et animaux se cotoyaient à égalité. Certains postes de conseillers furent délivrés aux animaux doués de la parole et puis les animaux obtinrent le droit d'éligibilité et furent inscrits sur les listes électorales. Le bien parler élimina tous traits injurieux, toutes expressions péjoratives pour les animaux. Des expressions comme t'es vache disparurent. Toute la maroquinerie périclita. L'époque était au synthétique, le cuir était anti-éthique.
Puis ce furent les poissons, les insectes et les oiseaux qui eux aussi se mirent à parler. bIENTÖT ON NE S4ENTENDIT PLUS§ on ne comprenait plus rien dans ce charabia universel. l'industrie des boule Quies connut son apogée. On se barricadait d'insonorisation. On portait des bandeaux assourdissant. On ne voulait plus rien entendre.
alors, notre sens de l'ouïe s'atrophia. N'entendant plus nous nous mimes à nous taire, puis l'usage de la parole aussi disparut.
mAINTENANT c'est nous qui écoutons les animaux parler ; nos paroles se sont taries laissant la place à une expression animale de la nature humaine. Le sens de la nudité a disparu, nous avons fui nos maison. Tu nous verras courir nu dans la plaine quand tu reviendras dans la région. Dieu te préserve!
04:30 Publié dans effets formels | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ANIMAL
14.11.2006
Le temps d'une session
Il faut vite trouver les personnages: Lucien, boulanger de son état, vingt ans à peu près. Il est amoureu de Nathalie, fraîchement arrivée dans la région mais un vieux barbon la veut...Roberto, très brun, la 50taine est patron de la boulangerie, Nathalie fait les patisserie. Lucien est tout mince et boutonneux, il n'a plus que sa mère avec laquelle il habite. Voilà Nathalie, elle est en retard comme d'habitude... Hello Lulu ça va? J'ai eu un p'tit empêchement, un problème féminin hi,hi,hi...Lucien rougit jusqu'aux oreilles, il se trémousse comme un chat qui veut se faire caresser: Nanou, j'ai préparé les crêmes pour tes gâteau et j'ai fait les fonds de pâte...Tu n'auras plus qu'à couler les crêmes dans les moules!
-Oh mon chéri, tu es vraiment la crême des crêmes. Nathalie s'est déjà plongé dans son hebdo féminin. Elle a laissé tomber son stylo, Lucien plonge pour le ramasser. Il a tellement les mains moites qu'il met deux ou trois mouvements avant de le ramasser et de le tendre victorieusement à Nathalie qui du coup s'est mise elle aussi à rougir. Et c'est tous rougissants que les trouve Roberto, orné d'une belle balafre fraîche du rasoir du matin. Il regarde Lucien avec aménité: Lucien va me chercher les sacs de 50kgs de farine à la cave, évite d'allumer l'électricité, il faut faire des économies.
Un bruit énorme suivi de glapissements, Lucien s'est mangé l'escalier. Roberto se perd dans la contemplation du décolleté de Nathalie qui se penche pour appeler Lucien.
Bon et alors? Il faut maintenant un évènement, le truc qui va faire avancer le récit, la trouvaille, voyons...Roberto joue les travestis! C'est avec un nouvel amour qu'il aborde Nathalie, il voudrait se délester du poids de son secret. Nathalie aperçoit un léger soutien-gorge sous le pull de Roberto, elle n'en croit pas ses yeux, une autre fois, c'est son ombre qu'elle croise habillée en femme, elle n'en revient pas jusqu'au moment où le patron étant absent pour raison de santé, elle tombe sur des photos. C'est lui 20 ans plus tôt, il portait plutôt beau, il était bien réussi comme travesti, elle comprend soudain ce qu'elle n'avait que ressenti. Elle compatit et regarde Roberto d'un autre oeil.
10 ans après ( comme la session va bientôt se terminer, j'ai intérêt à urger pour trouver une fin) Roberto mendit sur le bord d'un trottoir, il a fait signer des actes notariés que lui présentait Nathalie car sa santé déclinait, il pensait vendre son commerce en viager mais il n'a fait que donner les pleins pouvoirs à Nathalie qui l'a fait chasser comme un mal'propre! Lucien est devenu un vrai tortionnaire d'une jeune apprenti qu'il prend plaisir à harceller. Les enfants de Lucien et de Nathalie sont assez horribles, ils ressemblent beaucoup à leurs parents, on aurait dit qu'ils sont nés vieux. Peut-être que l'âge les fera rajeunir...
Conclusion: il n'y a pas d'âge à la connerie, et souvent ce sont dans les vieilles marmites qu'on fait les meilleures soupes, on a tous un jardin secret mais n'y plantons pas de plantes carnivores, car il n'y a pas de fumée sans feu ni de volcan sans lave. (note de l'auteur: évidemment le nec plus ultra serait de terminer exactement le récit quand l'ordinateur indiquerait la fin de la session, mais je n'en suis pas là et je ne suis pas sûr de vouloir une telle symbiose avec la machine).
02:05 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : grison
13.11.2006
tu parles!
Ouai, c'est ça , j'connais! Tu vas me lire en douce, d'ailleurs même pas tout j'parie et puis tu vas t'tirer comme un voleur sans même un commentaire! Oui je les connais ces fins d'journée à guetter les stats! Ouai que d'la consommation, t'as pas compris l'intérêt d'laisser une remarque, c'est comme à la télé, le virtuel convivial ou pa konet! C'est pas sympa vraiment! Tu me désespères! ch'sais même pas si tu reviens sur mon site! Bon d'accord, c'est plutôt les exercices littéraires mais bon , faut bien s'faire la main et avec ses séquences obligées d'enregistrer ça casse l'élan! C'est vrai le titre n'indique pas toujours le contenu: Guadeloupe en noir et blanc c'est pas moi tout seul , c'est sûr! Mais y'a qu'moi qui écris alors... Et puis j'ai pas envie de ressasser touours des histoires de Guadeloupe! Moi ch'suis né dans l'93!
Non, vraiment tu sais pas la somme de minutes que me coute la rédaction de s'putain d'blog! C'est vrai quoi! Vas-y hé!
Non t'as pas idée! Tu gt'contentes de me lire et de zapper! Vraiment c'est pas sympa pour moi! Tiens s'mois-ci 300lecteurs, hé ben pas une seule remarque! Non c'est vrai ! j'vais pas plaindre tous les jours, après tout c'est mon côté exibhitionniste qui me fait continuer ce blog, mais bon le blog "participatif" c'est encore une utopie. Dommage! je vous aurai mieux compris, j'aurais su qui vous étiez, enfin j'ai brancher les sisters pour me donner un avis, on verra si lafamille est plus participative, j'crois qu'j'ai un trop gros égo, et puis ch'suis pu un adolescent et comme vous êtes adolescen t pour la plupart...
Enfin moi ça m'botte toujours: inventer des histoires et les voir consulter (je n'dis pas "lire"=?
Ca s'rait drôle de s'auto-analyser:" je me trouve pathétique"
bon alors ch'saute une ligne à chaque fois?
Ch'saute encore jusqu'au bond final...
Note de l'auteur: à ce stade, le lecteur est fou d'inquiétude. L'auteur traverserait-il un gr...
J'abrège ma session va bientôt expirer! Bye! bon moyen pour ne pas s'éterniser!!!!
22:01 Publié dans Questionnement métaphysique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : commentaire?
raymond
-Approche-toi Raymond! Viens dire bonjour à Jack. Celle qui dit ça est une belle grande jeune fille de vingt ans au regard bleu des mers. Raymond s'approche de Jack, il ressemble à un petit souriceau avec ses grandes lunettes rondes. Jack le regarde avec curiosité du haut de sa grande taille, il est précoce et a grandi d'un seul coup au printemps dernier. Nataëlle aux grands yeux bleus les regarde avec attendrissement. Romance, la mère de Jack fume tranquillement une cigarette. Elle pense à ses écrits. Comment rendre un personnage crédible ou attachant? Lui faire vivre des actions quotidiennes mais à quel instant dans le récit? Comment "délirer" en littérature? Créer des moments de magie de rêve de poésie?
William se tapit dans un coin du parc pour enfant. Des pigeons viennent quémander quelques miettes de pain mais William ne mange pas. Seul son bel imperméable gris ressemble à quelque chose d'un pigeon mais les pigeons s'en désinterressent déjà. Romance, la belle rousse, son ex est bien là avec Natanaêlle, la blonde. Leurs deux marmots Jack et Raymond batifolent à leurs côtés. Ce bel homme en imperméable qui scrutte cette scène éveille l'attention de Natanaëlle qui ne l'a jamais vu auparavant. Elle le montre du doigt et Romance le reconnait.
-Toujours à me suivre celui-là. Ca n'en finira donc jamais? Jack n'est pas son enfant même s'il a cohabité avec nous quelques années mais c'est un coureur! dit Romance.
-Sortir avec un homme marié produit le même effet! remarque Natznaëlle. Si j'avais le choix entre rester seule et sortir avec un homme marié je préfèrerai rester seule!
William s'est rapproché (interruption de séance). Il faut que j'enregistre la séance. Le récit doit s'arréter!
Quelques manips plus loin...
Viens Jacky! Allons nous promener! C'est Raymond qui a pris l'initiative de tirer Jacky de cette visite un peu facheuse de William. Jack n'a jamais pris William pour son père, tout juste un léger attachement qui s'est vite dilué quand il a vu la façon dont William traitait sa mère en la laissant de longues journées si ce n'est des semaines seule et désemparée.Il suit Raymond sans hésitation parmi les gens qui se promènent dans le parc. Aujourd'hui le soleil montre le bout de son nez parmi les nuages et les gens sont rieurs n'hésitant pas à dépenser.Sans un regard en arrière, il fend la foule sur les traces de Raymond.
03:35 Publié dans effets formels | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : raymond
Joie et narration.
Un chemin; Un ciel gris,des pas qui résonnent sur le gravier de la route. Raclement, froissements... Il y a un méchant vent qui vous coupe les mains et vous arrache les doigts. Les nuages dessinent une guerre d'Apocalypse. Jack n'est pas très beau avec son oeil au beurre noir. Maman l'avait bien dit, il ne fallait pas jouer avec Raymond, maintenant il est perdu, ces champs se ressemblent tous. Que se cache-t-il derrière l'horizon?Jack regarde ses mains gercées et il pleure. Sa fatigue se lit sur son pas coulant, à la limite de l'inconscience.
Jolie nuque dégagée, Romance hume le parfum des roses que le facteur vient de lui livrer. Sa rencontre avec Léo se poursuit bien. Dommage que Jack ne l'aime pas. Toujours à pinailler pour le retour de son père William, un malfrat sans envergure. William est passé dans la vie de Romance comme un courant d'air. Toujours cinq ou six bureaux ouverts en permanance. Romance le croise toujours au centre commerciale. Il apparait surchargé de couches pour la descendance de ses conquêtes présentes. Romance a vite fui cette ronde implacable où l'issue malheureuse se faisait de plus en plus certaines. Seul Jack peut sauver ce qui peut encore l'être.Elle a l'impression qu'elle le protège trop. Toujours à le surveiller. Maintenant il joue de plus en plus avec Raymond un petit voisin de 11 ans.
Raymond n'en revenait pas. Jack n'était qu'une chiffe molle. C'est William qui allait être content, tous les ordres venaient de lui.
01:04 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : SHORT
11.11.2006
imbroglio
Paul était avec Marie qui aimait Pierre qui sortait avec Véro. Véro était une petite trentenaire rouquine au cheveux court aimant bien s'amuser et aux yeux vert et rieurs. Pour cette fête, elle avait une somptueuse robe imprimée de fruits très réaliste. Elle portait des bijoux qui évoquaient la nature, sa dominante était le vert. Pierre était tout de gris vêtu. On aurait dit un pasteur, il ne manquait que le col blanc. A près de cinquante ans, il accusait son âge et paraissait toujors essouflé.Ses chaussures de cuir noir brillaient comme au sortir du magasin. Il était de grande taille et sa voix d'érain. L'admiratrice secrète de Pierre était Marie, la femme de Paul. Marie était une sportive accomplie, sous sa tenue de sport roulaient ses muscles qu'elle avait souples et déliés. Elle s'habillait toujours de blanc et le prénom de Marie lui allait très bien. Paul ne s'habillait qu'en jean ce qui lui donnait l'air vaguement contestataire. Le problème c'était Marie. Paul commençait à se rendre compte de qq chose et ses relations avec Pierre n'étaient plus aussi bonnes qu'avant. La maison qu'ils se partageaient était vaste et spacieuse. La luminosité était bonne et on était toujours à sec. C'est quand Marie restait faire le ménage qu'elle avait surpris Pierre sa serviette, sa savonette àla main. Elle s'était excusée mais tous les matins désormais ils déjeunaient ensemble et des liens s'étaient tissé.
Paul les avait trouvé en train de parler ce matin, tous deux serrés et assis sur le sofa. Il trouvait que Marie avait arrété de fumer et il avait décidé d'arréter aussi, comment ferait-il si elle n'était paslà? Mais pour Marie , Paul n'existait presque plus devant l'envie impétueuse qu'elle avait de Pierre. Elle découchait, ne rentrant plus que de rares suivan
12:20 Publié dans MILITANTISME | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : BANALITE
soft
elle avait d'abord été manequin dans la publicité. Beaucoup de mouvement, du strass et des paillettes. Noémie était dans son élément parmi toutes ces beautés. Ses seize ans étaient son atout mais s'éloignaient d'elle aussi lentement que sûrement. Elle s'habillait à la garçonne ce qui lui valait une longue cohorte d'admiratrices un peu androgynes. Quand Millo lui demanda de poser pour elle, il la rassura lui parlant d'érotisme, de photo de charme. Arrivée chez lui, une servante la déshabilla lui affirmant que Millo allait bientôt arriver. Elle lui servit du thé, mais avec les senteurs de l'encens la tête commença à lui tourner. Elle s'ennivra du parfums des larges fleurs exotiques disposées dans des vases aussi anciens que des amphores antiques. Tout respirait le luxe et la volupté. Des lithographies licencieuses ornaient tous les murs dans de somptueux cadres dorés à l'or fin.
-Allez tourne-toi et ramasse ce stylo par terre!
Les ordres de Millo lui délivraient une chaude excitation. Ca faisait maintenant un long moment qu'ils travaillaient et l'heure semblait s'être arrétée. De poses en poses Millo s'était rapproché et maintenant sa tête à la hauteur de sa taille Millo commençait à la toucher et elle se laissait faire. Jamais Noémie ne s'était douté qu'elle aimerait s'exhiber et se faire manipuler par un photographe mais la pente était sévère et elle ne savait comment s'arréter. Elle eut la désagréable surprise de voir ses photos dès le lendemain sur le net, Millo n'avait pas perdu de temps. Il l'avait présenté à un ami qui assistait à la séance mais qui n'était pas intervenu. Sanchez était metteur en scène, il proposa un rôle à Noémie. C'était du X. Elle pouvait se faire un max sur ce coup. C'était l'occasion rêvée, elle n'en parlerait pas à ses parents.
-Baisse ta jambe, laisse une vue à la caméra!
Noémie subissait l'assaut d'un duo de quadragénaires. Elle s'y était vite mise et son ardeur égalait sa naïveté. On pouvait tout lui demander si on savait s'y prendre. Tout le personnel lui était passé dessus et chacun la protégeait. C'est dans les scènes de groupe qu'elle excellait. Très vite on la demanda pour des séances privées et ses gains se multiplièrent. Elle commençait à fréquenter le monde politique et judiciaire. Quand elle rencontra Gontrand il n'était pas encore Président de la République. Ce n'était qu'un petit militant de base qui fournissait des filles aux principaux dirigeants. Les fêtes de Parti ,des contingents de prostituées étaient livrées aux adhérents. Des cérémonies orgiaques étaient organisées pour les membres du comité directeur. Le rétablissement de la traite des femmes avait été décrété et le métier de péripathéticienne était remboursé par la Sécurité Sociale.
-Va t'occuper de ce monsieur que tu vois là-bas, c'est quelqu'un de très important!
Noémie courrait s'activer auprès de l'inconnu comme si c'était son amant. Elle se dénudait et parcourait toute la fête comme ça. Parfois c'est violemment que les invités la prenait et elle s'en retourna chez elle souvent avec des bleus.
Celui qui lui enfonçait un foulard dans la bouche n'était sûrement pas un tendre. Gontrand jouissait de la souffrance des autres. Son occupation politique lui permettait de hisser au dessus des autres qu'il abusait. Noémie n'aimait pas se faire violenter mais les temps avaient changé, les clients influencés par les films de la télé voulaient du sang et des larmes. Elle cachait un révolver dans son sac à main et se jurait de ne jamais faire quelque chose contre son gré. Le foulard avait le goût de sperme. Gontrand se mit à la giffler à toute volée et ses cris jaillirent naturellement. Ses larmes délavaient son maquillage et Noémie se mit à avoir peur. Gontrand l'avait maintenant attachée et Noémie ne pouvait plus rien faire pour arréter la comédie.
-Il faut penser à mettre la pédale douce, Madame, vous n'êtes plus de la première jeunesse!
Le médecin qui disait cela n'avait même pas vingt ans. Ses beaux yeux verts admirait Noémie. La maturité de Noémie la rendait très attirante car elle avait conservé ses formes de vingt ans. Son expérience du plaisir et des transgressions lui avaient permis un rapide ascenssion sociale auprès des milieux de la pègre et de la politiques. Sa fonction de ministre de la condition de la femme lui permettait quelques extras mais Gontrand lui prenait tout. Et il voulait le reste.Gontrand savait qu'il n'en avait plus pour longtemps et il avait laissé filtré certains dossiers compromettants.Noémie avait été son informatrice et son maître chanteur. Gontrand n'avait pas résisté longtemps et maintenant les films X passaient à la télé et les livres pornos se vendaient dans les stations services.
- Tourne-toi, ce costume te va très bien!
Gontrand faisait sa ronde de paon autour de Noémie. Le règne de Noémie pouvait comencer.
04:00 Publié dans fashion | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : PORNO
10.11.2006
OBESE OH BAISE (moi!)
Quand Blakie était petite , elle était plutôt frèle, plutôt renfermée avec de grands yeux comme des lacs. Si Blakie était mince , Blondy était plutôt gros, avec cette joie rieuse qu'ont les obèses. Les contrecoups de la vie firent s'inverser les tendances, et à l'heure actuelle, c'est Blondy qui était mince et Blakie qui était obèse. La mère de Blakie développait également une certaine propension à l'obésité. Elle avait souvent du changer de voiture jusqu'à prendre un tanker dl'armée qui aurait pu monter une côte raide comme une muraille. Les chaises en plastique étaient systématiquement doublées et souvent les bols ressemblaient à des saladiers. Les ouvertures des portes avaient été modifiées et les escalators remplaçaient l'escalier trop pénible à monter. Son père était filiforme par contre et c'es ça qui lui fit choisir Blondy qui était fin comme un roseau.
Ils s'étaient rencontré à un freinage de train sur une ligne de banlieu. Elle lui était carrément tombée dessus et lui répondant courtoisement, il avait réussi à lui soutirer son téléphone épaté par son côté bonbon. Elle était tout en rose avec un gros noeud de couleur fushia dans les cheveux. Son corps surdéveloppé assurait un confort que rien ne pouvait démentir. Pas d'os dans cette graisse, l'amant nagerait sûrement dans la douceur et le mielleux. Evidemment côté esthétique, ça n'était pas brillant mais quel amoureux en action peut voir tout le corps de son amante? Ne pouvant embrasser le corps de sa partenaire dans son entier, il se contente d'en apprécier les parties qui le composent. Et des parties, Blakie, elle en avait. Ses seins ressemblaient à deux jeunes pains de campagne qu'on aurait fait avec soin pour des enfants. La douceur du grain de leur fine peau n'égalait que leur finesse.
Ses fesses étaient deux autoroutes sur lesquelles Blondy fonçait à toute allure, larges comme des montagnes par une belle après_midi d'été. Blondy était fin comme un cycliste. Il montait les côtes de ses reins en levrette, avec le dou balencement des professionnels de la route. Il gardait toujours un peu d'eau sur lui pour s'asperger dans les côte, comme il avait gardé cette habitude au lit, il fallait souvent changer les draps trempés après l'amour. Il aiùmait entendre le doux bruit de Blakie quand elle marchait dans la maison. Ses pieds faisaient un petit bruit de flaque d'eau quand ils se posaient sur le parquet résonnant de notre maison en bois. Un jour, elle avait défoncé une cloison en s'appuyant dessus.La vie aurait pu continuer comme ça si Blakie n'avait pas pris de nouvelles résolutions.Elle avait fait trainer les choses mais maintenant elle était résolue. Il fallait réagir et c'est l'objet de notre récit suivant.19:25 Publié dans amour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : GROS
usure
déjà 20 ans passé ensemble. Blondy regardait Blackie et se demandait comment il faisait pour rester encore avec elle. Blackie pesait 130 kg. Elle passait des après_midi entières à se goinfrer à Mc Do. Blondy l'accompagnait quand il pouvait mais il ne grossissait pas. Il avait fallu changer toute la garde-robe de sa femme et remplacer certains meubles qui n'avaient pas résisté. Un jour Blackie décida de maigrir, elle ne cuisinait plus et se contentait de soupes plus ou moins consistantes, elle perdit ses kilos mais Blondy s'était mis à grossir brusquement et le problème se trouva inversé. Quand Blondy devenait obèse, Blackie décida de réagir. Elle emmena Blondy chez une voyante.
La masure était sombre et humide. Quand Blony et Blackie se présentèrent à la porte, ils entendirent des gémissements anormaux mais à l'intérieur tout semblait normal. La praticienne fit boire une potion au couple. Blackie se dilata et occupa tout l'espace de la maison tandis que Blondy se gonflait comme le vent et flotta dehors comme un nuage. Un grand souffle se fit et le couple fut projetté dans une autre dimension. B et B flottait dans le vide et leurs corps avaient la taille d'un continent. Ils se partageaient la Terre, lui le pôle Nord, elle le pôle sud. Bientôt ils couvrirent le ciel et la nuit se fit sur la Terre.
Quand ils voulurent se baigner, ils firent des cataclysmes et des tsunami. Quand ils allumèrent le feu pour le repas, les volcans se réveillèrent et la Terre ne fut qu'un brasier. Quand ils lavèrent leur vaisselle. La pluie submergea les parties basses des continents , ils y eut des milliers de morts. B et B étaient tristes, ils ne comprenaient pas pourquoi ils ne pouvaient retrouver leur forme initiale et l'exercice leur semblaient long. Ils étaient maintenant environnés de victuailles qui étaient suspendues dans le vide, les nargant de leur exubérence.
Le réveil fut long et douloureux. Des flaques de sueurs maculaient le carrelage de viscosité, leurs visages portaient lesmarques de l'effort. La thérapie fut efficace et B et B ne se goifrèrent jamais plus. Ils furent reconnaissants toutes leur vie de ce bienfait et ne mirent jamais plus les pieds chez Mac Do. A chaque fois que la tentation se faisait trop grande le souvenir de leur aventure revenait et les dissuadait de continuer. Ils conseillèrent la voyante à leurs amis mais elle avait disparu. A la place de sa cabane trônait fièrement un Mac Donald et le comble c'était que la tenancière du Mac Do ressemblait à la voyante comme deux gouttes d'eau.
13:54 Publié dans fantastique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : VOYANTE
guerre
je revenais de la guerre, trainant dix années de misère derrière moi. Nous étions vingt nous étions mille mais nous avons repoussé l'adversaire. La paix décrétée chacun rentra chez sois. Les routes étaient bondées, des valises jalonnaient le parcours. Joé était mon copain de galère, il comptait trouver sa femme dans cet amas de pierre qu'était devenue la ville. Des avions vrombrissaient encore au loin. Tout fumait, pétait, jettait des étincelles. Les voitures se reposaient sur le toit à moitié défoncées.
Abritée derrière une rocaille, Milla caressait son chien rescapé des bombardements. Elle n'avait pas vingt ans et tout respirait la fraîcheur chez elle. Sa féminité se parait d'africanité et ses belles dents limpides rayonnaient quand elle souriait. Je l'avais vue avant qu'elle me voit mais elle maîtrisa sa surprise quand je parvins à son niveau. Je lui présentais Joé qui lui ressemblait étrangement. Les bruits de la guerre s'éloignèrent nous nous asseyames. Milla était une enfant victime de la guerre, son père était à l'armée mais elle avait été perdue dans un bombardement et n'avait jamais retrouvé sa mère.
Joé contemplait maintenant Milla avec soin. Lui aussi avait perdu sa femme et sa fille dans un bombardement pendant qu'il était à la guerre. Ce sort avait du être celui de beaucoup de gens. Le temps passant une douce familiarité s'était installé entre eux.Joé pensa qu'il aurait aimé écrire des histoires que les gens liraient et il de dit que s'il avait cette chance, il pourrait recréer la vie pour la rendre plus humaine, comme s'il retrouvait sa fille perdue par exemple... Et puis c'était arrivé, Milla avait le même bracelet que sa fille et il la serra très fort contre lui, ce n'est que lorsqu'elle lui expliqua qu'elle avait acheté cette bague dans un marché aux puces qu'il relacha brusquement son étreinte.
01:50 Publié dans amour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : PATERNITE
09.11.2006
petite demi-heure
dédidemment ma rubrique "amou" se remplit à un taux de pleine croissance. J'ai trouvé le truc pour faire écrire mon ordinateur tout seul. Il faut le débrancher brutalement et le rallummer aussitôt après. Il émet alors un gergouillement et dans un déferlement de polychromie, les touches s'enfoncent toutes seules. Le tac-tac des touches remplissait la nuit entière, notre auteur ici présent qui vous narre cette histoire n'avait pas tout imaginé? Agenouillé comme en prière, il contemplait son texte, qui se bâtissait peu à peu. L'horloge ne lui laissait pas de répis mais si les touches s'enfonçaient outes seules maintenant?
Puis c'est la télé qui se mit à marcher toute seule à n'importe quelle heure du jour et de la nuit. La voiture aussi aimait son indépendance, elle allait souvent faire des petits tours sans avertir forcémment le propriétaire. Les feux rouges qui s'allumaient selon leur bon vouloir se mua en piège redoutable pour qui n'était pas de l'ïle. Les feux semblaient provoquer des accidents, volontairement.
Moi à l'époque je connaissait bien le narrateur de cette histoire: c'était un vieux matelot vaillant et toujours solide.
Ces livres le sauvèrent de la dégénèrescence et il continue toujours d'écrire.
Quand il se fit greffer une puce électronique tout le monde le prit pour un fou mais maintenant c'est monaie courante.
La puce électronique lui permettait de rentrer dans n'importe quel ordinateur auquel il était confronté
Dans ces moments de contrôle d'un ordinateur distant , le narrateur lévitait de dix centimètre environ au dessus de la surface des eaux
Quand revint l'électricité, le narrateur s'avança vers moi:
-hé toi , donne moi ta montre...
Je ne lui donnais pas aussi maintenant je prend bien garde de ne jamais dépasser une demi-heure de rédaction.D'ailleurs mon ordi me mâche le boulot car les touches du clavier s'enfoncent toutes seules. d
des fois ça n'a aucun sens mais tant que je saurai que vous me lisez, je continuerai avec ou sens l'enfoncement des touches automatique
22:10 Publié dans amour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : puce
raide tige
je rédige, rédige dis-je, en une demi-heure: top chrono.
Hélvètas était une superbe bonne femme. Ces amants se comptaient à la douzaine mais dès qu'elle rencontra Pétro, elle sut qu'elle en aimerait aucun autre. Pétro était petit, rablé et l'air sournois. Sa barbe en bataille aurait pu le faire passer pour un patriarche. Quand Hélvètas le rencontra, elle était aux Bains un organisme de soin qu'elle dirigeait.
-Client suivant!
-Je m'appelle Petro Sanchez je viens pour mes pieds!
-Que puis-je faire pour vous?
-Mes pieds ne m'obéissent plus, doués d'une volonté propre ils vougraient remplacer mes mains. Je ne me déplace plus qu'en voiture! Je voudrais que vous me rendiez mes vrais pieds, dociles et un peu bêtes, comme des pieds...
Hélvétas connaissait ce problème. Versée dans l'art vaudou elle connaissait les cas de déposséssion corporelle.
-Il faut gaver vos pieds de liberté, ainsi ils se raidiront t voudront revenir au confort de pa'd'décision!
Ce qui fut dit fut fait. En marchant sur les mains Pétro remarquable de souplesse, vint se poser sur le divan médical.
La superbe s'approcha. Hélvètas savait faire rire les hommes et Pétro la laissait le manipuler.
Quand elle s'occuppa des pieds, ce furent les pieds qui s'occupèrent d'elle. Un orteil lui titillait délicatement le bourgeon d'un sein tandis que les autres doigts de pieds s'infiltraient dans ses recoins intimes.
A la fin de la séance Hélvètas était convaincue qu'il ne fallait rien changer à Pétro et elle le prit sous son aile. Pétro savait lui donner du plaisir comme nul autre. Bientôt elle congédia tous ses autres prétendants et connut pour le restant de sa vie la bride de la fidélité.
Pétro perdit toutes ses facultés sexuelles qui étaient désormais passées dans ses pieds dont il ne se servait jamais pour marcher. Il ouvrit un centre de gym acrobatique qui remporta un véritable succès qui se maintient encore.
Morale de cette histoire? Il ne faut pas hésiter à prendre son pied car notre joie est vecteur de rencontre et de bonheur.
Hélvètas et Pétro finirent leurs jours dans un agréable "pied à terre", faisant un "pied de nez" à la société. Ils gagnèrent leur bonheur "pied à pied" et ne craignirent jamais de finir "à pied"
note de l'auteur: en vérité j'ai fini en vingt minutes mais je ne me suis pas relu...
16:45 Publié dans amour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : PIED
08.11.2006
gène,gêne.
Bon il n'était pas très fier d'avoir bousiller ces deux blancs autostoppeurs mais on était tellement envahi.
Maintenant c'était avec des mains coupées à des blancs clouées sur les panneaux des villages dissuadant tout blanc de pénétrer que se faisait la guerre psychologique. Moi-même qui s'était muté en chien avait pu assister à moult scènes abominables de torture et de canibalisme. Les scènes d'orgie étaient fréquente dans la ville depuis l'Indépendance. De rares coups de feu ne crépitaient plus dans la nuit. Le plus dur était passé mais la Guarrezoupe s'était brouillée avec l'ONU et ses commanditaires étaient américains disait-on.
Monsieur Leblanc était un gentil européen venu faire des repérages pour un film de charme, il était sans cesse en contact avec les guerilleros. Dans les bananeraies des scènes de tueries se finissaient en silence dans l'indifférence générale. Après tout ça les regardait de s'entretuer comme ça. Le gouvernement français avait déjà rappatrié tout son beau monde. Ne restaient plus que des blancs mariés avec des noirs. Certains blancs se teignaient de cirage noir et continuaient de travailler. Le raquet, la prostitution accueillaient beaucoup de chomeurs et des gagnants qui avaient tout perdu. Les justiciers s'étaient fait rebelles. Un vent de dernier siècle soufflait.
Monsieur Leblanc écartait le drap qui cachait cette belle morte aux charmes plein d'attraits.Quand il se pencha pour l'embrasser sur les lèvres, il se sentit attiré vers une force surnaturelle. Les témoins affirmèrent qu'il s'était volatisé sous leurs yeux. Lui-même se sentit attiré vers la mort et quelques instants plus tard il voyait ce que voyaient les morts. Il était passé de l'autre côté et restait un témoin de son temps.
Il les vit assassiner.
Il assista à des viols et des tortures.
Mais quand il regarda d'un peu trop près une belle torturée, il se sentit aspiré par la douleur et il ressentit vraiment ce que les suppliciés ressentaient et là vraiment il n'eut plus envie de regarder personne et c'est là que s'arrête notre récit.
M.Leblanc avait le don de se fondre dans l'objet qu'il admirait. Prenons garde de ne pas être absorbé à notre tour. Un homme averti en vaut deux.
04:50 Publié dans aventure | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : REVENANT
06.11.2006
ici et maintenant
J'y suis , j'y reste! Tant pis si je ne parle pas de morue. A u moins je n'ai pas appelé mon article :"morue"! Sacrée morue, c'est fou comme nos articles de nos blogs peuvent vite être répertoriés sur les moteurs de recherches! Pour aujourd'hui je vais vous raconter...
Assis sur une borne kilométrique, il attendait la nnième voiture qui le prendrait en stop. C'était pas facile dans ce pays de noirs , d'être pris en stop pour un blanc. Une voiture le frôla, l'éclaboussant d'une flaque d'eau . Il entendit: "sale blanc! Retourne chez toi!"! Un sac sanguinolant rebondit à ses pieds jeté par les passagers de la voiture. C'était une main coupée, encore fraîche, d'une blanche. Sans doute coupée pour voler un bracelet. Teddy eut un haut de coeur et vomit ce qu'il n'avait pas mangé à midi. De la bile d'un vert fluo et phosphorescent. La nuit tombait . Son vomis brillait dans le noir.
Après une heure de marche, il arriva dans un bordel tenu par un vieux négrillon d'allure pas commode. Dehors un vieux blanc gâché amusait toute la galerie en courrant après des pièces qu'on lui jettait. Certains le tenait de force contre eux pour l'obliger à boire l'infame rhum d'ici qui assommait d'un coup vous brouillant le regard. Dans la grande salle de l'entrée luisaient les yeux des prostituées, certaines travelos. Dans la pénombre, je vis un blanc attaché à une chaîne. Certains blancs venaient ici se faire flageller pour racheter le pardon de leurs ancêtres esclavagistes. L'odeur de purin était très forte et j'aboutis dans un local à cochons.
Les cochons me lisaient et je voyais à leurs yeux porcins qu'ils se demandaient où je voulais en venir. Je laissai leurs yeux se poser sur ma prose et décidais sur le champs de remettre cet exercices d'écriture à demain. Les cochons ne me laissèrent même pas le temps de retourner qu'ils étaient déjà sur un autre blog! Bien sûr, ils n'avaient laissé aucun commentaire! Je décidais d'arrêter ce petit jeu, éteignis mon ordi et alla me coucher.
La nuit m'avait bien remis de mes efforts, mais je m'avance un peu, il faut la vivre d'abord...Il y en a bien qui meurent pendant leur sommeil?
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05:21 Publié dans Questionnement métaphysique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mort rut
05.11.2006
ki koi kan?
Bon ça y est! Tu es sorti avec la meilleure amie de ta femme et ça commence à barder dans ta tête quand tu t'aperçois que c'est ta maîtresse à laquelle tu penses pendant que tu fais l'amour à ta régulière. Tu t'interroges: ce s'rait donc la deuxième à la place de la première mais bientôt une troisième cède à tes charmes, tu ne contrôles plus rien. Les blancs bandent mou dit-on chez les foncés, à l'inverse les foncés battent tous leur femme pense-t-on de l'autre côté.
Le lecteur est noir ou blanc et peut-être métis. Il imagine les fantasmes des autres qui ne lui ressemblent pas et en fait un objet de convoitises. Une rivalité sexuelle raciale se fait jour, les uns ventent le métissage tandis que d'autres ventent la survie de la race. Pourtant ils sont nombreux les indépendentistes à avoir une femme blanche? Désir d'asservir la race dominante?
Quand ta femme te dis qu'elle connaît votre liaison c'est à la deuxième femme que tu penses mais te femme est sur la troisième et tu te dis comment faire pour qu'elle continue d'ignorer la troisième. Mais déjà ta femme te trompe avec ton meilleur ami que tu ne t'en rends même pas compte. Puis c'est toute la ville qui le sait, ça t'est déjà arrivé et tu te demandes quand partiras-tu à nouveau.
Ta femme s'est faite faire un enfant. Elle t'a déjà quitté... Tu soulèves ton drap, ouvre un oeil et te défies de ce mauvais rêve. Tu te dis que ça ne pourra jamais t'arriver, toi si fidèle, mais elle?
22:07 Publié dans fashion | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : JALOUSIE
03.11.2006
MORUE
Hé non je ne suis pas le spécialiste de la morue que vous attendiez mais je peux vous dire ce que je sais sur la morue. Ici on la mange à tout bout d'champs, en chiquetaille surtout. C'est super bon vous trouverez la recette à la rubrique culinaire. Laissez moi plutôt vous raconter une histoire. L'histoire d'un crime inexpliqué qui a eu lieu par ici.
On a trouvé la moitié du corps calciné d'un préfet qui n'en avait décidemment plus pour longtemps. Il avait eu le malheur de mettre son nez là où il ne fallait pas. La rue était bondée à l'heure assassine de midi plein soleil. Le préfet sortait de chez sa maîtresse une vieille haïtienne dont personne ne voulait quand il a été pris à partie par un passant:
-Té! C'est lui! Il m'a volé mon parapluie s'exclamme le passant un peu gris.
Le préfet ne se retourne même pas . Il continue sa retraite quand un premier coup sur la nuque l'envoie valser sur un autre passant qui d'un magistral coup de boule l'envoie rebondir sur une grillade qui le pique au cul avant qu'un mémorable croche patte l'aplatit comme une crêpe. La foule finit de l'écharper et au soir cette sinistre dépouille.
Les indépendentistes n'y sont pour rien trop occupés à digérer les tonnes d'argent que leur vallent leur fonction politique, maire ou adjoint, conseiller etc...
Le préfet est mort par accident, il est des quartiers où il ne faut pas aller, ça aurait pu arriver à n'importe qui.
Le lendemain on le remplace subrepticement et personne ne pipe mot.
Mais quand chacun se mit à disparaître du jour au lendemain, on se dit que la démocratie était menacée.
Mais ça arrangeait bien quelques uns...
La suite au prochain numéro...
21:19 Publié dans MILITANTISME | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : préfet noir
31.10.2006
minuit lisse à la réglisse comme une élice, Alice!
Bon vous voici sur mon blog. Plusieurs centaines à c'qu'il paraît... Bizarrement que peu de commentaires?... Vous vous intérressez aux Antilles, moi j'y habite! C'est quoi ce blog? Ben c'est un peu work in progress, ça m'a permis de me remettre à l'écriture! On a beau tapper vite à la machine, rédiger une note me demande à peu près une heure... Pour dire quoi? Hem, des délires le plus souvent. En ce moment c'est des histoires, c'est une véritable magie de voir ces histoires se cristalliser sous mes doigts! J'aime m'amuser avec les mots qui distillent une réalité souvent bien inventée sinon tellement personnalisée par le narrateur qu'elle en devient recréée, retraduite et capturée dans sosn instant par le narrateur qui à chaque fois qu'il l'évoque la fait renaître. Un condensé de vie.
Hiers j'ai été rendre visite à Jacky avec Marie. Jacky vit sur un bateau. Il a de beaux cheveux noir de jai jamais teints car c'est un métis eurasien/ français. Il a bientôt 60ans. Sa femme accuse plus son âge. Il chante de la variété française en s'accompagnant à la guitare. Je devrai le voir Jeudi après_midi en 15. Il habite avec sa femme dans un bateau. Il est aussi propriétaire en Guadeloupe mais comme il n'y habite pas il préfère le louer. Nous avons mangé du lambi au resto. Le lambi est un crustacé énorme dont la conque sert de trompe dans les défilés carnavalesque. Si la bouffe était bonne, il s'exhalait un lourd remugle d'égout qui nous fit demander une bougie pour masquer l'odeur, il n'y en avait pas et nous avons arrété de faire nos intérressantes. Vivre sur un bateau de dix mètres! Il faut le faire, ce n'est pas bien grand.
A quel moment peut_on parler de militantisme dans un blog?
Toujours, souvent comme une envie de convaincre, car enfin c'est fait pout être lu! Et si les lecteurs étaient inventés de toute pièce? Si tout cela n'était encore qu'une manière de nous vendre qq chose? Heureusement Hautetfort pratique la gratuité comme de nombreux autres!
Mon blog m'écoute, ressasse mes pensées, les digère en rottant, comme les marins du port d'Amsterdam de Brel.
Tous ces mots (maux?) sonneront-ils justes à vos oreilles dans la rigidité muette de l'écriture? Vous vous en gausserez toujours à ne faire que passer, tellement pressé!
NOU PA NI TEMPS!
Et surtout le temps passé jamais regretté, la larme sur la feuille qui ne se voit pas, la solitude de l'écrivain.
Ce matin j'ai fait l'amour en me réveillant. Bientôt j'aurai un enfant, je me marierai pour la deuxième fois. Muniet n'aura jamais Marye ma femme antillaise. En passant, Muniet est vrai con! Muniet n'est pas son vrai nom, mais cet imbécile s'y reconnaitra, il n'a qu'à troncher sa pacsienne car ce trou duc est pacsé, ce qui ne l'empêche pas d'harceller Marye ma femme à son boulot! Les Antilles prônent le libertinage à tous étages et les dirigeants consultent des gadé d'z'affaires à tout bout d'champs.
Sur l'ile d'à côté Haïti le voodoo fait des ravages et s'exporte sur la Guadeloupe à coup de cadavres d'immigants haïtiens noiyés après le renversement de leur bateau de fortune.
J'ai découvert Birmingam la boîte de jazz de Baie Mahaut perdue dans les champs super! Je vous raconterai!
Bye bye!
A dan dot' soley!
14:25 Publié dans MILITANTISME | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Bananalité.
03.10.2006
funambule
Je chante une chanson sur le fil de rasoir, sur le fil de mon histoire, le fil d'Arianne. Tu étais ma conquête et j'étais ton servant. La mélodie trotte dans ma tête comme un rangaine, pas faire trop de vagues, la facilité,la recherche de l'abrutissement, je tiens mon texte. Je file sur internet au rayon blog je me dégotte un p'tit pôème pas trop mal ficelé, je l'adapte et l'enfile à mes notes. A près quelques brûlés, que je jette car non comestibles, je rajoute quelques appogiatures et ornements quand soudain ma tête explose! La chanson bèbète a fait tilter le disque dur de mon crane cabossé. Je sors en titubant et je braille cette chanson à tue-tête tant pis pour les voisins. Je vais voir mon ami Mojo qui m'a commendé cette chanson.
Mojo le Noir a quelque chose de mystérieux, il bande son oeil aveugle ce qui lui donne une allure de corsaire. Des sacrées canons du X bizness adorent squatter chez lui où circulent mille et unes drogues interdites. Les postérieurs de ces dames ondulent en haie d'honneur me menant en douceur jusqu'à Mojo. Il me demande mon texte que je lui donne. Un quartette de jazz se charge de le déchiffrer. Brusquement ça y est, le tempo est exact, le feeling juste, le beat est palpable, nous nous laissons bercer par la rangaine et tout le monde sourit béatement. Une fille se met à poil. Mojo la renvoie d'un geste du doigt, c'est la fin de la chanson, les techniciens applaudissent.
Bientôt la chanson innonde le marché, impossible d'y échapper. La nuit elle sourd des murs comme un immense tam-tam avec une méga-basse qui fait trembler les murs. Les boîtes de nuit l'on adoptée, mon compte en banque se repeuple de billets de banque. Mes beaux-parents commencent à me trouver intérressant. Le texte de la chanson parle de harcellement sexuel."pousse, pousse, sacré facho, le moment donné, je me pousserai et tu tomberas et finiras! Pousse, pousse sacré macho!" Tout le monde l'écoute, elle passe en boucle dans les casernes et les commissariats tandis que le monde des bureau vit sa glasnosk.
Dans un bureau de l'Empire State Bulding, un patron tortionnaire s'apprète à violer son employée quand celle-ci le rejette avec rage. La tête du malfrat tombe sur le cadre de la cheminée. Avant d'aller à l'hôpital la stagiaire prend le soin de lui faire écouter:
"pOUSSE? POUSSE petit macho, je me pousserai et tu tomberas, tu t'effaceras et tu finiras!"
Au moins, ma chanson aura servi à quelque chose. Qui a dit que la musique ne pouvait pas changer la société?
00:35 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : harcellement
30.09.2006
francophonie
Elle croise et décroise ses jambes devant moi. C'est une belle capresse de vingt ans aux cheveux électriques et à la bouche en feu. Nos regards se croisent. Nous nous détaillons rapidement.
Quand Michel alla au docteur, il ne se doutait pas qu'il y rencontrerait Karine sa future femme. Karine regardait Michel qui la regardait, un indicible sourire plânait sur tous les deux. Le docteur arriva mais le mal était passé. Michel et Karine avaient quitté la salle d'attente. Dans la ville ils montèrent dans une voiture et se dirigèrent vers la plage. Karine contemplait Michel qui conduisait.
Leurs corps furent retrouvés le soir même mais on ne mis jamais la main sur la voiture. Le sang indiquait une scène violente et l'autopsie révella de nombreux coups.Les corps avaient été en partie brûlés.
A la plage Michel enlaça Karine et l'embrassa, c'était leur première étreinte. Au loin Miguel et les autres observaient la scène. Ils étaient arrivés récemment de Dominique. Il y avait un couple: Miguel et Mirga et des célibataire, deux ou trois hommes entre deux âges. Michel et Karine s'allongèrent sur une serviette de bain. Michel était très musclé, c'était un adepte des arts marciaux, Karine était blanche comme un cachet d'aspirine.
Miguel et Mirga s'avancèrent vers le couple. La présentation fut facile et la conversation aisiée et interressante. Ils firent des grillades quand les deux trois célibataires vinrent à leur tour. L'un d'entr eux se disputa alors avec Miguel qui sortit alors son couteau... Michel participa à la bagarre en lançant une bonbonne de gaz sur l'un des assaillants lui coupant net son élan. Miguel était affalé à terre, un mince filet de sang coulait à sa bouche. Son agresseur était en fuite mais il ne l'avait pas loupé. Mirga gisait sur le côté, un coup à la tête lui avait été fatale. Michel et Karine s'enfuirent en voiture. Le lendemain l'histoire s'affichait sur tous les journeaux. Les enquèteurs ignoraient la présence de Michel et de Karine aussi ils ne s'inquiètèrent pas.
Karine ne comprenait pas que les évènements se soient enchaînés comme ça mais elle était décidée à suivre Michel jusqu'au bout. Elle se rappelait sa première rencontre acec Michel chez le médecin. Son collant la grattait et elle était obligée de croiser et décroiser ses jambes sans cesse, c'est peut-être cela qui l'avait rendue attirante aux yeux de Michel. La vie a ses raisons, elle avait justement longuement hésité avant de mettre ses colants...
22:10 Publié dans aventure | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Michel
la revanche
S'il avait seulement pu prendre sa revanche ce p'tit chien écrasé...Je marchai et je ne voyai rien. Tu m'attendais là-bas, loin de moi. Je marche, me force à continuer. L'mportant , en toute chose, c'est de savoir où l'on va et moi je vais en éclaireur, j'ouvre la voie. Ce matin, l'air est doux, de gros insectes luisants entâment une parade nuptiale.Je perçois une lueur d'excitation, Kath s'est déshabillée sur le lit, elle m'observe. Je crois distinguer un sourire moqueur sur sa bouche, je comprends je ne suis pas rasé et la mousse à rasee inonde mon visage.
C'est le lendemain du réveillon, tout reste à faire, les ordures jonchent les sols et les coeurs déçus. Un lourd soleil nous fusille d'en haut. Sous les Tropiques y'a l'enfer sous le sable.La ville est déserte, un vent mauvais souffle en rafale. Les insectes ont quitté la ville. Au loin on entend une rumeur enfler. La mer s'est mise à bouillir à gros flots, les gens regardent la mer blanchir sous l'écume. Les vagues se font hautes, le temps se couvre, les gens remontent leur col, renifflent et s'en vont chez-eux. A la radio c'est l'alerte anticyclonique de niveau3
Celui-la ne s'est pas fait écraser, il s'envole littéralement dans les airs, fauché par une bourrasque qui le fait décoler. Des intentions de meurtres parcourent les yeux du chien quand celui-ci réalise qu'il tombe en chute libre.Il y a des jeux auquels il ne faut pas jouer le chien se dit qu'il vaut mieux mourir vite que de souffrir longtemps, s'il avait été écrasé comme l'autre chien, il n'en serait pas là!
Arrivé à la case, la maison fait du tohu-bohu! Les vents font grincer tout. La toiture gémit. Grégo le petit pleure, Gran'Ma essait de le consoler. Dehors c'est la danse de Saint Gui tout s'envole et virvolte. Les voitures se couchent sur leur flanc.
Bientôt une chappe de gaz de combustion étouffe la ville. Il fait nuit en plein jour.Les personnes âgées explosent de chaleur.
Disséminés sur les plages, les soldats américains reconquièrent la Guadeloupe. Le cyclône a fait tout le monde rentrer chez lui. Les militaires occupent l'aéroport. Quelque temps plus tard Basse-Terre est aux mains des Américains. Le lendemain les rues sont fleuries de bannières étoilées.
Pendant les jours qui suivent, l'anglais devient la langue dominante, les francophones ont du mal à communiquer avec leurs congénères. Ils se replient sur eux-même et constituent un noyau dur de rebellion. La police militaire américaine commence à engager des français. Le problème veut se présenter comme franco-français.
La France rejoint l'OTAN et les échanges franco-américains se font systématiques. De nouvelles lois apparaissent. Un patron européen doit toujours avoir un représantant américain. La nationalité françaie donne droit à la citoyenneté américaine. La fille du président français épouse un américain.
Les années passent et le goût des américains pour l'Asie leur fait céder la Guadeloupe au Japon pour un dollar symbolique.
18:05 Publié dans aventure | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : CYCLONE
29.09.2006
journalJ
Aujourd'hui je suis en première page du journal, je suis en première ligne d'un défilé syndical, à six heures du mat' je ne le sais pas encore, c'est le femme de chambre qui le trouvera en premier, puis ma mère le lira vers 7h et mon père à 7h30. A 8h mes frères et soeurs le liront à leur tour. A 9h je descendrai prendre mon petit-déjeuner et je serai surpris de me voir en photo au côté de mes camarades. Ma mère le reprendra à 14h avec l'idée de découper la photo avec l'article, elle le serrera dans sa chambre mais à 15h mon père aura la même idée, il emmenera le journal dans l'atelier où le jardinier le trouvera et s'en servira pour allumer le feu. Mon heure de gloire n'aura pas duré longtemps mais depuis j'en rêve toutes les nuits.
Ce matin je suis en première page mais je ne le sais pas. Je trône en compagnie du plus gros poisson que j'ai péché au concours de plein air. A 6h je me dépèche d'avaler mon café pour aller à la pêche. La bonne a déjà ramené le journal. Ma surprise est grande! je planque le journal dans la bibliothèque. A 10 h mes parents passent me faire une visite. Mon père emporte le journal à 14h quand ils rentrent chez eux après avoir déjeuné avec moi. A 16h le journal posé sur une banquette de la voiture s'envole par la fenêtre et cause un énorme carambolage.
J'essaie d'oublier ce maudit journal. Mes nuits sont devenues sources d'angoisse. Il est 5h dans mon rêve, personne ne sait que je suis en première page. Je sors dans la nuit et j'achète tout les stocks de journaux, je n'ai pas envie qu'on me voit en première page comme me l'a promis l'éditeur hier. Dans la ville d'à côté mes parents déjeunent en lisant le journal. Leur fils adoré a fait l'objet d'un article avec photo en première page. Il est recherché pour le hold-up des Minguettes à Karnac en 96. Ma mère réserve le journal, comme elle l'a déjà fait auparavent. A 18h mon père lit le journal quand celui-ci s'envole par la fenêtre en heurtant une bougie qui met le feu à l'appartement. Mes parents sont brûlés.
Je sais que je suis recherché par toutes les polices mais ça ne m'empéchera pas de lire le journal! Putain! Je suis en première page!
Dring, dring! Oui, allo? Papa? De l'hôpital? Quoi? Brûlés tous les deux? J'arrive!
Je fonce dans la voiture tout en maudissant ce journal tout cela ne serait jamais arrivé si je n'avais pas été photographié en première page. Au cours du voyage mon journal s'envole par la fenêtre ouverte de la portière au niveau de Clignancourt. Je ne me retourne pas, j'ai du chemin à faire. Arrivé à l'hôpital, une télé ronronne dans la salle d'attente.
C'est un reportage: " A 16h un énorme carambolage a eu lieu au niveau de Clignancourt, une voiture aurait été aveuglée par un journal qui se serait envolé d'une voiture".
Décidemment je déteste ce jour où ma photo est en première page du journal! Si mes parents n'avaient pas été brûlés, j'aurai bien cru que tout cela n'avait jamais existé!
04:50 Publié dans MILITANTISME | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : photo


