22.01.2007

a présent

Dans son petit bureau de gratte papier Fidéo n'en menait pas large.Le Ministère de l'Agriculture l'avait décidé sous couvert  de Bruxelle, cette année, c'était signé, plus de subvention en Gwada, l'UGTC allait encore agir, ce serait le bordel  quelque temps puis tout redeviendrait paisible. Il allait de ce pas le communiqué à Joé, bordel après ce cyclone, la pilule allait être dure à avaler.

Dans le bourg tout était redevenu normal, à part le sable qui envahissait tout. Des centaines de militaires envoyés de France nettoyaient les rues.

avenir

Joé regardait la bananeraie déchirée devant sa maison. Tout était sans dessus-dessous. Les bananiers se courbaient vers la terre dans une dernière prière. Le ciel paraissait là où il était caché découvrant une âpre nudité. Tout était cassé. Dans les rues des mètres de sable recouvraient la chaussée. Il se demanda s'il pourrait rester, fonder quelque chose. Les Antilles lui offraient de renaître, il prit une bonne gorgée d'air et prit de bonnes résolutions. Il décida de nettoyer les abords de la maison en attendant le retour de Nathalie.

Pendant ce temps, son voisin  le scruttait envieux et méchant. Il tenait son futur gibier. Sa maison n'avait rien eu et il s'amusait guoguenard des problèmes des autres moins bien lottis.

L'auteur de ces lignes avait bien du mal à se concenter avec la télé en bruit de fond.

Il décida de rejoindre la télé.

28.12.2006

l'inspecteur Kharlin

L'inspecteur Karlhin regarde la photo de Mormenteuil, la pire crapule qui puisse exister. Recherchée par toutes les polices, spécialiste de la traite des femmes. Plutôt beau gosse sur la photo, grand, brun et ténébreux, une sorte de chabin aux yeux clairs, les femmes se laissent prendre à ce genre de détails. Karlhin consulte son dossier. Il serait revenu en Guadeloupe et aurait des contacts avec Duveau, le president de l'assemblée. Karlhin se jure de ne pas le louper. Il file à Carénage où l'on signale un nouvel arrivage. Sa voiture l'attend devant le commissariat, fidèle coupé sport d'un rouge du meilleur effet, ses clefs sont toujours sur le contact. Dans un crissement de pneu et un nuage de poussière il fond sur sa proie. Karlhin est un rasta égaré dans la police. Sa mère est morte d'une overdose aussi il ne touche pas à la came. Sa sympathie va tout de même à son dieu rasta et il porte les looks avec fierté. Sa manière lui permet d'infiltrer les gangs les plus dangereux, il se rassure en tatant son rivolver sous sa chemise.

La piaule est sombre. Derrière une lampe diffuse se cache Maria, la première femme de Mormenteuil. Non elle ne l'a pas vu, elle ignore tout de lui. Pourtant il lui verse une pension et elle est toujours reçue chez sa belle famille. L'inspecteur comprend qu'il ne tirera rien de cette femme s'il ne trouve pas comment l'attendrir. Il lui parle du calvaire de ces filles qu'on retrouve mortes au matin après une nuit de torture pour montrer l'exemple. Je lui parle de Syllie qu'on a retrouvée pendue avec une lettre dénonçant ses tortionnaires. Je demande après Sylvie sa fille de treize ans. Sylvie n'a jamais vu son père. Elle est en pension à l'étranger en Angleterre. Maria finit par lacher l'adresse de rendez-vous, où se retrouvent les clientsà la recherche de nouveautés. Maria n'a pas l'impression de trahir Mormenteuil. Elle est encore convaincu de son innocence. Sûrement son ex n'est pas un ange mais de là à le voir comme un ponte de la prostitution, elle en doute, elle n'a jamais considéré Mormenteuil comme quelqu'un de fûté, tout juste un exécuteur.

La villa est luxueuse, égayée de lumières qui l'illuminent. Les guirlandes de Noël lui donnent l'aspect d'un énorme gâteau dont les visiteurs seraient des souris en train de le grignoter. Kirlhin s'avance vers le garde.

- Votre invitation?

- Je suis un ami de Mormenteuil dit Karlhin.

-Désolé de vous avoir fait attendre, entrez sans plus tarder!

L'entrée parsemmée de plantes vertes évoque la jungle et des perroquets en liberté complètent cette illusion. Le maître de cérémonie trône dans l'ombre d'une embrasure éclairé par une bougie. Sabir est l'ami de Mormenteuil mais il n'a jamais été en Métropole. Une horrible maladie le ronge comme un eczema purulent. Les soins qui lui sont nécéssaires lui interdisent toute absence. Il est aussi responsable d'une cellule vaudou qu'il ne saurait quitter un seul jour. Sa tête complétement blanchie le fait ressembler à un albinos.

23:08 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : RIEN

michaella

Mormenteuil contemplait sa bierre d'un air dubitatif, la réunion des élus le dix du mois prochain pouvait rapporter un max s'il savait bien s'y prendre. Il contacta Duveau le chef de l'assemblée. Il était intéressé par des jeunes, les garçons aussi. Dufroc voulait poser dans des films pornos, il adorait enculer les jeunes actrices. Tout ce beau monde se donnait rendez-vous au Cynik, la boîte branchée de Gosiers. Ce soir Torrino était complétement émêché. Son mandat de maire lui permettait d'augmenter son "cheptel" et une magnifique employée de mairie fraîchement élue l'accompagnait. Quand un danseur voulut s'approcher un peu trop près d'elle, la bagarre éclata. Torribio maniait les chaises avec dextérité, d'une seule main. Le service d'ordre était débordé. Torrino en chemise exhultait, il adorait se battre. Bientôt des hommes du préfet le firent sortir par la porte de derrière. Il avait traité avec Mormenteuil, il acceptait de lui confier la nouvelle employée de mairie mais à condition de toucher dix pour cent des gains du casino. Torrino créait des postes spécialement pour les orphelins de père et de mère, ceux-là peu les recherchait et leur disparition ne laissait aucune trace.

27.12.2006

mormenteuil

Mormenteuil avait des liens très étroits avec les Antilles, sa femme était antillaise, il revenait chez lui en quelque sorte et ses enfants étaient nés en Guadeloupe. Son traffic consistait à ammener des femmes à se prostituer et à les vendre à l'étranger. Sonia sa femme, était sa dernière conquête, il n'avait pas voulu l'envoyer à l'abattoir et s'était marié avec elle. Son voisin savait ce qu'il faisait et il lui en voulait depuis que sa fille avait été engagée dans le réseau. Il lui réglerait son compte quand il serait temps, en attendant direction l'aéroport où arrivaient ses victimes. Aujourd'hui, la cellule surveillance de l'aéroport était rempli de filles en situation irrégulière. Mormenteuil alla faire son marché. M.Miller responsable de la sécurité le fit entrer dans la pièce. Les filles étaient à bout de nerf. On les avait enfermé toute la nuit, il était déjà midi et aucune n'avait mangé ni fait sa toilette. Certaines étaient au bord des larmes. Mormenteuil décida d'emmener la plus jeune, Vélénia navait que seize ans. On lui avait fait miroiter un boulot et elle s'était endettée pour le voyage et on menaçait ses parents. Elle avait déjà commencer à se prostituer à l'aérorport, un commendant de bord lui avait acheté une robe en récompenses de son corps. Vélénia ne comprenait pas qui était Mormenteuil mais déjà brisée par sa condition, elle accepta de le suivre sans question. Mormenteuil l'enferma dans un immeuble de studio qui servait pour ses forfaits. Gérégo devrait en donner une belle somme. En revenant chez lui, il appela Rodrigo pour une nouvelle caisse, il serait payé en nature, Vélénia n'avait pas fini de travailler.

A l'Assemblée unique de la Guadeloupe, c'était l'effervescence. On discutait de la lutte contre la prostitution et les élus concernés se battaient pour leurs amis les souteneurs qui les payaient largement. Le Président Duveau était connu pour son goût des jeunes filles, plusieurs dossiers de harcellement où il figurait comme accusé principal furent classés sans autre forme de procès. Duveau orientait le débat vers l'industrie du X, il préparait une école de hardeuses, les élus de son clan se frottaient les mains, bavant d'envie et de concupiscence. Mormenteuil les connaissait tous c'es pourris et il appela leur chef, M.Devau pour lui parler du nouvel arrivage.

SUEUR

Une grosse goutte de sueur dégouline sur son sourcil contournant l'arcade sourcillière pour mieux atterir dans son oeil qu'il avait délavé comme son jean. Putain! il avait failli avoir un accident! La route de la traversée lui ouvrait son paradis solitaire.Il commença à se mettre à l'aise. Mais qu'est-ce que foutait cet automobiliste à le coller comme un dératé? Les parchocs commençaient à se heurter, il ne maîtrisait presque plus son véhicule qui brinqueballotait sur la route défoncée. Il eut le temps de voir la figure de son voisin dans la voiture folle qui le poussait littéralement avant de sombrer dans le précipice. Un arbre retint sa voiture mais comme il ne portait pas sa ceinture, il fut expulsé au beau milieu de la forêt tropicale.

Quand il se réveilla, la nuit approchait, il se fit un bivouac avec des feuilles de fougère. Il entendait maintenant le bruit des voitures sur la route qui séparait la forêt. Il s'endormit encore et au matin descendit la route qui menait au bourg de Pointe Noire. Il avait échappé aux pompiers mais il avait ses raisons. De toute façon, la voiture était volée comme d'habitude. Chaque commissariat devait avoir sa photo, il était recherché par toutes les polices du monde. Il descendit au Riffifi où il avait ses contacts. Des clients sirotaient leurs petits ponchs et les dominos claquaient sec sur la table. Michaella l'attendait comme toujours accoudée au bar. Elle aurait pu tenir un bar avec tout ce qu'elle avait bu,

22.12.2006

Le blanc gâté

Paolo observe ce mendiant là à deux pas de lui, c'est un cul de jatte, il se traîne en guenille. On l'appelle Sépa parce que c'est toujours ce qu'il répond: "j 'sais pas". Séba est de type européen, on dit qu'il est venu ici normal mais qu'un sort lui a été jeté pour le rendre comme ça. Ces cheveux hirsutes n'arivent pas à cacher son visage où ruisselle une bouche baveuse. Les guadeloupéens lui donnent des coups de pied et rigolent de ses contorsions. On lui jette de la nourriture à terre pour le voir manger comme un chien. Il a perdu toute humanité, il pisse devant les passants, dressé sur ses moignons. On le déloge périodiquement quand sa place pue trop l'urine. Paolo se sent insulté, il pense que les noirs exhultent de voir un blanc ainsi rabaissé, il se sent solidaire. Quand le prochain coup va frapper l'infirme, Paolo retient la main du persécuteur. Deux yeux blancs le fixent, irrigués de sang, ils sont coupant de colère, Paolo sent à cet instant la haine de l'homme blanc luire dans le regard des passants qui commencent à l'encercler, lui coupant toute retraite. Sépa est acculé au mur avec Paolo quand une patrouille de policiers les sauvent du pétrin par son arrivée. Les passsants se remettent à marcher, l'agresseur s'est évaporé. Paolo regarde avec désespoir ce rebus pour lequel il a risqué sa vie en soupirant.

- si ça s'trouve, tu n'es qu'une vieille canaille qui ne mérite même pas la corde pour te pendre, mais ça m'embête qu'on attaque un blanc solidarité de race! Paolo s'apprête à planter là Sépa quand le clochard lui dit, le retenant par la manche:

-approche, écoute le récit de ma vie avant de partir...

21.12.2006

Bon bèh voilà////

Paolo arrive après huit heures de vol. Ca y est l'univers d'Hugo Pratt est à sa portée. Regarde la belle créole, là , prèsdu guichet§ Hum, ravissante... Paolo rêve... Derrière les vitres, des dizaines de parents attendent leurs proches. Tiens? Il y a peu de blancs... Paolo se sent en minorité. Déjà une rombière lui pousse son parapluie dans les côtes et attention, il n'a le droit de rien dire: "il n'est pas chez lui" ( quoique payant ses impôts comme les autres et de nationalité française comme "eux".) Paolo prend ses ,premières leçons de racisme. Il comprend désormais les tristesses de l'exilé, la douleur d'être différent. Il visse ses lunettes de soleil qui voilent ses yeux et enfonce ses cheveux européens dans une casquette qui les masque. Il ne regarde désormais que ses pieds, son humiliation est trop grande. Déjà les autres passagers le dévisagent, il sent une agressivité de plus en plus grande. Soudain c'est l'atterrissage puis chacun le bouscule prenant bien soin de toujours passer avant lui. Il se voit porté par la foule, à bout de bras, la marmitte n'est pas loin? Va-t-on l'enduire de plume ou de goudron? Longtemps après il reprend connaissance. Sa tête a heurté le sol quand les passagers se sont rués sur leurs valises. Personne ne s'est soucié de lui.

 

Paolo entend soudain une conversation. C'est Jimmy de l'UGTG: on va leur en foutre plein la gueule, ces francos vont se casser chez eux à la vitesse grand V. Nou boufi evè zot!

Le chef de gang qui se tient devant lui opine du chef, ouai, y'en a marre d'être envahi, on baisera autre chose que des francos, c'est pas les meufs qui manquent dans cre pays favorable au harcellement sexuel, Carénage a encore de beaux jours devant lui!

15.12.2006

ma soeur, masseur

Myriam, la soeur de Philo, avait décidé de partir aux Antilles depuis quelques années. Elle était artisan et travaillait la calebasse. Julia, sa meilleure amie l'avait vue pour la dernière fois hier, on avait retrouvé sa voiture mais de Myriam à l'horizon. Myriam avait été en boîte de nuit du côté de la Pointe puis on ne savait où. Elle aurait rencontré deux rastas, on les recherchait. Myriam se liait avec tout le monde, elle ne soupçonnait pas le mal, elle se sera fait avoir encore une fois. Philo longeait la plage de l'hôtel du côté de Gosier. La marina offrait de nombreux restaurants, parfois avec de drôles de traditions culinaires. Un jouron lui avait servi du thon qui venait directement de sa boîte de conserve, c'était bien la peine d'avoir des arrivages frais tous les jours.

En rentrant dans sa chambre, Philo eut l'impression qu'elle avait été fouillée. Il ne retrouvait plus son callepin sur lequel il notait le résultat de ses recherches. Ses tiroirs avaient tous été vidés et leur contenu jonchaient le sol. En rangeant tout ça, il retrouva une photo, celle de sa soeur à l'aéroport en partance pour la Guadeloupe. Elle était accompagné de Jimmy son copain de l'époque. Un grand black fantaisiste, habillé comme une star du hip-hop avec une grosse chaîne en or autour du cou. Jimmy n'était pas avec elle hier soir, il s'était même disputé avec elle, elle avait emporté ses affaires, il ne savait rien. Il lui semblait qu'elle s'était mise en difficulté en accueillant des prostituées fugueuses. Les macs lui mettaient la pression et elle sortait toujours incertaine de revenir. Je décidais de passer dans son appart car j'avais les clefs.

l'inspecteur Kharlin et Philogène

L'inspecteur Kharlin examinait Philogène. Il connaissait ce genre de métro qui veut tout révolutionner aux Antilles, jusqu'à se demander pourquoi les Békés ne rendent pas les terres injustement acquise. Quand il était arrivé, il cherchait sa soeur, maintenant tout un peloton était occupé à la tâche. Travailler sous cette chaleur confinait à la torture! Kharlin regardait sa montre en pensant au délicieux blaffe que lui confectionnerait son cordon bleu de femme chérie. Philo regardait Kharliss partir et se demandait comment un imbécile pareil avait bien pu devenir inspecteur.

ghetto blaster

Maintenant les gamins le regardaient avec des yeux fous, ils l'avaient vu fouler le sachet de poudre aux pieds devant la ronde des flics, le violon parti, les gamins redevenaient les maîtres de la rue. Philogène ne se trouvait pas là par hasard, il était à la recherche de Sonia qui avait vu pour la dernière fois sa soeur disparue au coeur des Antilles. Philigène aimait beaucoup sa soeur même si elle fréquentait des Rastas mais là il s'inquiètait de sa disparition. Le sachet, c'était pour influencer les mômes, nul ne résiste à la tentation dans ces quartiers, mais les flics étaient passés au mauvais moment. Les âdolescents se rapprochaient maintenant, il n'eut qu'à sortir son arme pour les faire fuir. Il n'était en Guadeloupe que depuis huit heures et les ennuis commençaient déjà! Philogène se dit que ce pays aux autochtones caractériels et à la police importée lui semblait bien de pacotille! Il commençait déjà à transpirer à grosse goutte et décida de rentrer à son hôtel. L'inspecteur Karlhin l'y attendait.

- bonjour inspecteur, des nouvelles de ma soeur? demanda Philogène. L'inspecteur le regardait maintenant d'un regard soupçonneux, il faut dire que de l'avoir trouvé avec un joint à la main avait fait plutùôt mauvais effet sur ce métro étriqué marié avec une jolie guadeloupéenne qui avait toutes les peines du monde à lui apprendre à danser. La raideur de ce policier semblait se communiquer à son environnement qui devenait alors dur et angulaire comme le soleil qui les punaisait sur le sol.

-rentrons dit l'inspecteur Kharlin

08.12.2006

sé pa vrè, mé si, abon? Pa po sib'

Nelly avait de beaux cheveux blonds comme une déesse nordique. Elle portait des mini-juppes qui terrorisait le regard. Nelson faillit bégayer quand il voulut lui adresser la parole.

En lui montrant la photo de son oncle, il lui demanda si cet homme était resté longtemps chez eux. La question sous-entendait que la présence de son oncle était avérée. Nelly répondit qu'elle n'était pas là à cette période mais qu'elle se renseignerait. Elle lui proposa du thé qu'il accepta, bientôt bienheureuse jeunesse! Il ne sut plus pourquoi il était venu.

Le père Williams n'avait pas l'air commode, de la même trempe que son fils, son regard était aigu et direct. Non, il ne savait pas où avait disparu son oncle, il ne l'avait hébergé que quelques jours, d'ailleurs il avait oublié son chapeau..

Nelson décida de rester quelques jours à l'auberge, histoire de terminer son enquête. Comme la nuit porte conseil, il pensait y voir plus clair le lendemain. La chambrette n'était pas mal, assez fonctionnelle dans l'ensemble. Il se fit couler un bon bain, il avait ramené ses sels de bain avec lui. La marjolaine le mettait dans des états proches de l'extase. Quand il se glissa dans son lit, il entendit des pas derrière sa porte mais n'y prétta pas attention mais au milieu de la nuit, Nelly se trouva au bord de son lit sans qu'il s'en aperçut. Comment avait-elle pu entrer? Nelly le pria de bien fermé ses volets ainsi que sa porte à clefs, elle était rentré parce qu"elle avait trouvé la porte de sa chambre grande ouverte.

Nelson entendit toute la nuit sa porte et ses volets bouger comme si quelqu'un essayait d'enter mais à chaque fois qu'il sortait vérifier, il ne trouvait personne. Le matin le trouva bougon ayant assez mal dormi. Il descendit à la salle à manger. Le café et les groissants étaient servis. La salle était gaie, ornée de fleurs du matin. Le chapeau de son oncle le narguait sur le mur et il se jura de fouiller la maison avant de continuer l'enquête sur d'autres pistes.

Le grenier de l'hôtel était vaste, en retournant les affaires qu'on y avait entreposé, il tomba sur les boutons de manchette de son oncle...

hé oui, ha bon? Non c'est pas vrai? Meuhnon...

Hé oui,

 Hèm...                                                       coucou                                                            Brà rr.......

Pas grand monde...                        Yep la!                                   Ohé?              ;;;;;;;.................... 

Tant pis, j'y vais, c'était y'a très longtemps dans une campagne irlandaise, des paysans pauvres et affamés, la famille attire un passant qui voyage en calèche, assassine son cochet avec lui et vend ses effets. Un étudiant londonien retrouve la trace de son oncle disparu depuis peu, dans une chemise que lui vend une mendiente et qui porte l'armoirie de sa famille et les initiales de son oncle. Margerie regarda Nelson longuement. Comme la jeunesse savait aimer sans retenue, elle voyait bien que le souvenir de son oncle enflammait les pensées de Nelson, ce jeune homme impétueux. Quand il rendit visite aux Williams , cette famille d'assassins, il vit Nelly leur jeune fille. Il tomba direct sous son charme. Nelly n'était pas insensible non plus aux attraits de Nelson. Nelson remarqua le chapeau de son oncle, pendu à un clou sur le mur, les imprudents... Il regardait Nelly avec tristesse, comment une aussi jolie fleur pouvait s'épanouir au milieu de tant d'abjection? S'en était assez pour aujourd'hui. Il avait son compte. Les Williams avaient ébergé son oncle qui avait même oublié quelques effets chez eux. Comment avait-il soudain disparu?Nelson n'osait pas encore s'avouer que les Williams avaient pu ôter la vie de son oncle. Il avait bien remarqué Teddy le grand frère le regarder avec cruauté la première fois qu'ils s'étaient rencontrés. Marjorie, la mendiante l'avaient conduit chez eux et Teddy se tenait devant la maison, aiguisant une large faux comme si c'était un poignard. Le regard de travers de Teddy l'avait frappé et il y voyait l'exacte antithèse du portrait de Nelly si suave et innocente.

 

 

04.12.2006

émeute et zob

Voilà les deux prochains mots clefs utilisés dans mon blog, cette histoire de zob... Et les émeutes sexuelles?

Pourcentage
lynchage 29,41%
morue 23,53%
emeute 5,88%
zob 5,88%
african woman 3,92%
la riviére moustique en guadeloupe 3,92%
le plus grand zob 3,92%
mastokleroydescons 3,92%
rhum damoiseau 3,92%
zob du jour 3,92%
artsmel 1,96%
les emeute en 2006 1,96%
morue s%c3%a9ch%c3%a9e 1,96%
noemie beaux yeux 1,96%
vivaneau 1,96%
zob de noire 1,96%

 

Qu'en déduire?

Entre les lynchages et la morue

Je sais ce que vous cherchez, je l'ai lu dans les statistiques détaillées livrées gratuitement avec le blog.

LYNCHAGE: il n'en a pas pour très longtemps, au lieu de fuir il retourne sur ces pas. Tiens voila Oflag le juriste, il est beau dans sa combinaison de Klu-klu-klan. Mais qu'en est-il aux Antilles? Les chants de Noël essaient de cacher les cris des esprits des gens qu'on a torturé. Il faut bien vivre avec, le pardon doit rêgner. Léonidas contourne la salle des repas où les hommes prennent des force avant la chasse à l'homme. Léo prend une torche et commence à mettre le feu à la batisse, bientôt c'est la panique générale. Il asperge d'esssence les voitures dans le garage et bientôt voici une belle explosion!

MORUE: Lyshya voit bien que le filet va la happer comme la plupart de ses congénères, dans un dernier effort elle remonte à la surface et dans un ultime coup de rein, elle franchit les limites du filets et s'ebroue, libre, en pleine mer...Quand elle croise Léonidas, après ses exploits, elle lit dans ses pensées, le laisse s'accrocher à sa nageoire et l'emmène loin de ce lieu de malédiction où l'on lynche des hommes et pêche du poisson. La condition humaine oublie les problèmes des animaux et arrivé sur une plage, Léonidas dit à la morue:

-Tu m'as sauvé du Klu-klux-klan mais je vais mourir de faim si tu ne remplis pas ton rôle d'animal, il faut te laisser manger, voilà pourquoi on t'a créé!

-Non Léonidas! Je ne suis pas qu'une simple morue, j'étais ton père et je suis sa résurection, mange plutôt des plantes et des oeufs.

-Tu m'as éclairé Père, dit Léonidas, bienheureux celui que tu rencontreras!

Il y avait d'autres mots clefs qui complèteraient l'histoire ou qui en ferait naître une autre, je fermais le couvercle de la boîte à histoire, toute frémissante de mots d'actions et allait voir les statistiques détaillées:

 

03.12.2006

écran

aujourd'hui je me suis filmé en direct avec une webcam, je me vois dans l'écran. Je met la webcam sur sensitif et la webcam fait tout les réglages, zoom, grand angle, filtre etc... Je suis rapetissé et je rebondis sur les bords de l'écran comme une balle de ping-pong. Je ne suis plus  qu'une icône, perdu parmi toutes celles du bureau. La caméra zoome et je ne suis plus qu'un gros nez, des poteaux poilus sortent de mes pores puis explose la rougeur de mes muqueuses, mes lèvres, comme pincées tout juste rosatres, mes rides comme des lits de rivières désséchées. Puis je suis écartelé, mes bras vont dans un sens alors que mes pieds vont dans l'autre , mes membres se détachent de mon tronc et continuent leurs vies autonomes. Puis ce sont mes yeux qui quittent mon visage, je suis picassoté, je salvadordalise, et je ne suis plus que pigment de peau, cellule, molécule.

Je ressors en trois D de l'écran, trempé de fluide magique, essuyant encore de mes vétements quelques particules interstellaires.Cette webcam est super extra, je vais pouvoir en faire des expériences! Grace au transfughème je me projette sur les meubles du bureau, sur la porte d'entrée je peux rebondir comme une balle de ping-pong sur les côté de l'embrasure. Je peux me projetter de l'autre côté de la rue, je rebondis sur les façade, j'accroche un réverber sur lequel je glisse pour me retrouver jusqu'au sol. Je me matérialise sur le dos d'une coccinelle et je butine de fleur en fleur. Je vole parmi les nuage. Je touche la lune, sort une patate chaude des entrailles de la Terre. Je regagne ma forme humaine à tapoter sur le clavier, je me transforme en souffle d'air pour suivre le vent. Je suis les gouttes d'eau qui jouent du vibra, je suis les rayons du soleil qui vous éblouient. Je deviens transparent. Je m'anéantis.

AVION

Ca tourne autour de moi quand j'enfonce le balai de ce qui sert de guidon dans ce fichu tacot. Le bruit de l'élice est assourdissant, tout l'avion tremble comme une voile qui faceille. Le vent chute brusquement, l'avion perd de l'altitude, le sol se rapproche vertigineusement vite. Je relève la manette, l'avion reprend son envol. C'est très beau des champs vus d'en haut. Les rivières scintillent comme de l'aluminium et les nuages se font de coton. J'aime me sentir en altitude. Ce matin, je me suis engueulé avec Gertrude. Elle voulait aller au temple, mais je trainais pour m'habiller. Je me présente finalement en mauvais jean rouge révolutionnaire avec une large chemise africaine délavée car tellement ancienne. Gertrude n'en croit pas ses yeux. Même à l'école, il ne mettrait pas pareil accoutrement lui dit-elle, elle y va de ce pas à ce temple et toute seule encore et si elle rencontre quelqu'un qui l'invite à bouffer, elle ne dira pas non, il n'avait qu'à pas la traiter d'extrémiste, la cohabitation de deux façons d'intégrer la religion n'était pas sans heurts! Mais elle n'y alla pas, et lui encore moins.

Il arrivait près du champ où s'étaient réunies toutes ses lectrices. Son atterrissage se passa sans heurt pas comme la cohabitation avec sa femme. Il était midi et toutes ses lectrices se pressaient pour l'apercevoir. Il trouva un bon petit lolo où il put étancher sa soif. A un stand il mangea sous la houlette de l'ADOM l'association des domiennes ouvertes et matriarcales. Le repas était bon mais il fallait manger tout ce qu'on s'était servi dans son assiette afin de conscientiser les masses à la faim dans le monde. La cohorte des journalistes donnent de l'ampleur à la fête avec le concours de la plus belle lectrice. Dans les stands on s'active, les couturières sont à la tâches, partout rêgne l'effervescence.

Il pensait à Gertrude mais aussi à Jamaïka, une adepte du slam, cette nouvelle façon de dire la poésie.http://www.slameur.com/

Ce poème est pour John, enfant américain et blanc
Enfant américain, anglo-saxon et protestant
Ce poème est pour toi qui penses que ta vie est classique
Qui penses que c'est partout comme dans ton Amérique
Qui comprend pas pourquoi certains n'ont pas la télé
Avant de pas comprendre pourquoi certains n'ont pas à manger
Toi qui regardes le Superbowl avachi dans ton canapé
Un rite accompli en famille, qui se répète chaque année
T'es sûrement pas méchant, car tu n'as que huit ans
Tu ouvriras les yeux quand tu seras un peu plus grand

Ce poème est pour Takeshi, enfant japonais de Tokyo
Enfant d'la grande ville entre samouraïs et robots
Ce poème est pour toi qui penses que ta vie est logique
Qui pense que le progrès n'est que technologique
Toi qui ne comprends pas pourquoi certains font la grève
Avant de pas comprendre pourquoi certains font des rêves
Toi qui regarde le Superbowl dans la chambre d'un hôtel-capsule
Après American Idol, parce qu'il le faut, même si c'est nul
T'es sûrement pas méchant, car tu n'as que huit ans
Tu penseras à toi quand tu seras un peu plus grand

C'poème est pour Yasser, enfant palestinien
Enfant vivant dans un immeuble autours duquel y'a plus rien
Ce poème est pour toi qui penses que kamikaze c'est beau
Parce que papa s'en est allé se faire explosé dans l'métro
Toi qui ne comprends pas pourquoi certains ont une terre
Avant de pas comprendre pourquoi certains n'ont plus d'père
Toi qui regardes le Superbowl dans les vitrines des magasins
En te disant qu'ils ont du bol, les p'tits enfants américains
T'es sûrement pas méchant, car tu n'as que huit ans
Tu prêcheras la paix quand tu seras un peu plus grand

Ce poème est pour Abdoulaye, enfant africain, ivoirien
Enfant-adulte, petit de taille, dans ces grandes luttes vouées à rien
Ce poème est pour toi qui penses que tuer est facile
Parce que tes petits doigts sont manipulés par des fils
Toi qui ne comprends pas pourquoi on s'bat, pourquoi on meurt
Avant de pas comprendre pourquoi on s'barre, pourquoi on pleure
Tu regardes pas le Superbowl : t'as pas l'temps, t'es trop occupé
A jouer avec de super balles, sans avoir l'air préoccupé
T'es sûrement pas méchant, car tu n'as que huit ans
Tu arrêt'ras la guerriglia quand tu seras un peu plus grand

Ce poème est pour Giacomo, fils d'immigrés italiens
Tes parents viennent de Bergamo et toi tu te sens parisien
Ce poème est pour toi qui penses que ta vie est merdique
Et que ça irait beaucoup mieux en dévalisant les boutiques
Ce poème est pour toi qui ne penses qu'à pé-ta ici
Qui penses que " Léonard " ça craint pour Leonardo Da Vinci
Toi qui ne comprends pas le sens du mot " étranger "
Avant de pas comprendre le sens du mot " autorité "
Toi qui regardes le Superbowl parce que tes potes le font aussi
Toi qui connais tout du football pour t'rapprocher d'ton Italie
T'es sûrement pas méchant, car tu n'as que huit ans
Tu retourn'ras là-bas quand tu seras un peu plus grand

© 2006

02.12.2006

save contact

Catherine appartenait à ce cercle très fermé des lectrices à retardement, elle ne lisait que des extraits anciens et prenait tout son temps pour répondre et encore plus pour développer ses idées, il fallait au moins un quart d'heure pour la lire. J'avais été chez elle au mois d'aôut pour finir le master qu'elle préparait chez Norveillac de la South School de Washington, ses murs étaient tapissés d'étagères sur lesquelles s'empilaient des milliers de manuscrits rédigés par ses élèves. Elle pratiquait le bouddhisme tantrique et c'est dans le plus simple appareil qu'elle m'ouvrit quand je sonnais à sa porte à 22h du soir, un gros bouquet de dahlia dans les mains. Elle n'avait pas tellement changé depuis l'autre fois. Son regard était toujours aussi rieur.

- Mais entre donc! Ton bouquet ne sera jamais aussi gros qu'il ne passera la porte et je n'ai ouvert qu'un battant s'exclaffa Cathy devant mon bouquet somptueux. J'avançais sous la vérenda. Une amie prenait son bain de soleil dans le jardin, c'était Véro une amie de Cathy.

-Véro est là, tu verras ce que tu pourras faire dit Catherine. Je connaissais Véro depuis qu'elle avait lâché ses chiens sur moi, m'ayant pris pour un voleur quand j'étais passé remettre les manuscrits à Cath pendant le mois d'Août. Cath n'était pas là, elle avait laissé la garde de la propriété à Véro qui était une vraie trouillarde. Au moindre souffle de vent, ses chiens aboyaient à en fendre l'âme. Ce fut mon manuscrit qui me sauva, me servant de matraque improvisée contre les molosses. Les bonbons que j'avais dans les poches finirent de dompter les bêtes. J'avais réussi à rentrer et je criais tellement que je n'étais pas un voleur que Véro fut prise d'une crise de fou rire qui stupéfia les chiens qui se mirent à hurler de plus belle. J'avais déclanché un tel vacarme que tout les alentours furent au courant de ma venue. Depuis les chiens de Véro hurlaient toujours à la mort quand ils me voyaient.

- Véro est venue avec ses chiens demandais-je, inquiet.

- Non Véro les a perdu il y a un mois, emporté par les cambrioleurs. Ces chiens se faisaient toujours avoir avec des bonbons me dit Catherine.

Dans l'entrée était disposé un buffet auquel je m'attelais sans plus tarder. Catherine s'était rhabillée d'une fine étoffe semi-transparente qui laissaient chatoyer ses formes opulantes. Elle me servit à boire un vrai nectar et me demanda ce que je devenais depuis tout ce temps. Je lui parlais de mon blog, de son évolution, des recherches que je faisais sur mes lectrices. Véro s'était approché de nous, et nous regardait.

-Salut Perfumadio me dit-elle, tu rodes encore dans les parages à ce que je vois.Cette fois je n'y trouve rien à redire. Elle s'était mise à embrasser Cath et l'évidence de leur relation sautait aux yeux .

01.12.2006

Alice

Alice était une lectrice fidèle de mon blog, je l'avais appelée hiers et le rendez-vous était pour aujourd'hui.

Alice m'attendait à la terrasse d'un café, le même où Ricardo m'avait donné rendez-vous avant-hier. Elle portait un bustier qui mettait bien ses seins en valeur. Elle me connaissait déjà et laissaient mes mains aller où elles voulaient. Nous quittâmes le café et partimes dans ma voiture au bois de Saint Zulu. Alice se laissa caresser tout le voyage et arrivée à destination, elle était très excitée. Je remarquais des amis derrière les arbres et nous nous joignimes à eux.

-Oh la belle pièce s'exclame l'un deux qui lui enlève son bustier. Un autre lui baisse son jean et la met à genoux. C'est alors qu'elle se met à fumer tous ces cigares qu'on lui présente. Quand vient mon tour, je la relève et la penche en avant. Le contact de son nid d'amour me met en extase et ayant lâché mon germe de vie, je laisse la place à d'autres.

Ce petit spectacle dure un petit moment puis j'impulse l'après séance. Nos corps se détachent l'un de l'autre et nos partenaires occasionnels sont déjà loin. Alice s'essuie avec des mouchoirs, je n'aime pas ce moment où il va falloir se quitter comme le mari d'Alice arrive bientôt. Cette adultère ne me plait pas mais je ne peux m'empécher d'aimer Alice quand je la vois. Je connaissais Alice avant son mari, mais un voyage à l'étranger me la fit perdre.N Depuis nous communiquons par blog interposé. J'ai son numéro mais je n'appelle jamais chez elle.

aucun

aucun, je n'en avais aucun qui avait consulté mon blog. Je téléphonais à Ricardo pour qu'il me donne le listing des consultants. Ricardo gtravaillait dans la vieille ville où il avait aménagé son atelier. Je m'y rendis en début d'après-midi. Il faisait un drôle de temps crépusculaire, ciel gris, bas et menaçant. Ricardo m'attendait à la terrasse du bar en bas de chez lui.

-Salut Ufens! dit Ricardo. Il m'avait reconnu bien qu'on ne se soit pas vu depuis longtemps. Ricardo était un vieil homme de soixante ans à la mémoire toujours sans défaut. Il avait un portable et dirigeait ses entreprises à l'aide d'internet depuis n'importe où sans aucun problème.

-Salut Ricardo, mon blog bat de l'aile, je veux redynamiser mes lectrices, peux-tu me donner les références des derniers appels? Je savais la puissance de Ricardo très grande mais il fallait lui demander bien gentiment de l'aide ou il vous faisait les pires crasses dans le dos.

-Ricardo bidouilla un moment puis il tendit un papier à Ufens. Tiens Ufens, ce sont les derniers numéros de tes lectrices.  

J'allais pouvoir faire connaissance avec mon public...

27.11.2006

Terro

Terro était de la taille d'une meule de paille. Sa toison jaune le faisait ressembler à un tableau impressioniste. Il était doué pour la lèche et déjà Jasmine s'initiait. Jasmine avait seize ans à l'époque, lycéenne elle intimidait les profs avec son fauve. Terro, c'était Mister Jekill et Mister Hyde, il pouvait grogner en retroussant les babines d'une façon saisissante, en général, le puplic prenait les jambes à son cou. Malheureusement, elle ne pourrait avoir toujours sa compagnie dans les futurs moments difficiles. Mais pour l'instant, elle donnait à manger à son chien. Il n'avait pas encore trois mois et se blotissait dans ses bras. L'adorable petit toutou. Il mangea tant à Noël que le lendemain il ne faisait que péter, prolongeant la fête de ses pétarades. Outre ses bruits plus ou moins familiers, neutres ou odorants, Terro indiquait sa trace avec de généreux filets de bave.

-Oh un escargot! dit l'enfant qui se penchait sur la moquette de l'appartement de Jasmine.

-Mais non Pierrot, c'est Terro mon chien lui dit Jasmine. Il a faim et vos sandwitchs lui font envie!

-Ze vais lui en donner un p'tit bout fit Pierrot. Mais à peine l'avait-il brandi vers le chien que Terro lui happait la main. De terreur l'enfant piqua une crise de nerf et Jasmine fut bien ennuyée. Elle n'eut pas la force de tapper le chien et coupa les derniers liens qui la reliait aux gens. Non pas que son chien fut impossible, mais elle n'aimait pas déranger. C'était plutôt une contemplative. Avec son chien, elle aimait faire de longues promenades en forêt. Demain, elle appelerait Frédo et ils iraient se promener à Mont Saint-Marc, une jolie petite promenade.

Sanglée dans sa nouvelle combinaison de marche, Justine mettait la dernière touche à son maquillage quand elle apperçut Fredo.

23:56 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : CHIEN

grippe

Jasmine avait la grippe. Elle n'arrétait pas d'éternuer. Zhaymé vient la voir chez elle. Les escaliers sont difficiles à monter, l'architecte avait bu. Assis sur le sol dans les escaliers, un junky se choote sans pudeur. Ce squat pue la pisse. Des journeaux déchirés ont servi de papiers, l'odeur est tenace. En montant les escaliers Zhaymé se rapproche de la toux déchirante de Jasmine. Il n'y a pas de porte, elle a été arrachée, Jasmine protège son intimité avec une couverture tendue sur le chambranle de la porte. Sur le pallier, des SDF sont affalés, une bouteille de rouge à la main. Zhaymé ne sait pas que Jasmine se prostitue. Il voudrait la sortir de là mais Jasmine fait des fugues pour y retourner quand il tente de l'héberger chez lui. Depuis que Jasmine se drogue elle n'est plus la même.

-Salut Jasmine! Alors et cette grippe? dit Zhaymé

-Oh elle n'est pas prête de partir, ça s'accentue tous les jours répond Jasmine.

-Tu as trouvé le courrier que j'avais déposé sur la table ?Demande Zhaymé.

-Oui, je n'avais pas eu de nouvelles des miens depuis longtemps, comment ont-ils fait pour me retrouver?

-J'ai retrouvé ta mère à l'hôpital, j'allais voir José quand je l'ai vue aux urgences. Elle s'est démis un doigt en chahutant avec le chien.

Jasmine se rappelle de Terro, un fox-terrier qu'elle avait aimé toute son enfance. Ca lui semble si loin!

 

26.11.2006

jasmine

Zhaymé regardait Jasmine arriver. Belle fille, grande et élancée, elle souriait en avançant son visage vers lui pour qu'il l'embrasse. Zhamyé ferma les yeux et blottit sa tête contre la sienne en la serrant dans ces bras. Après ces effusions ils se mirent à la recherche d'un restaurant. Un homme les contemplait depuis un moment. Il se présenta à eux comme le patron d'un hôtel où il les conviait gratuitement comptant sur la bonne publicité qu'ils lui feraient après.  Le resto était installé sous une tente sur une place de Paris. Le mois de mai tirait à sa fin. La ville semblait déserte. Quelques pigeons leur souhaitairent bienvenue et repartirent vers d'autres cieux aussi généreux. Zhamyé avança une chaise pour Jasmine qui s'assit à une table lourdement décorée de fleurs et de bougies. Le serveur arriva aussitôt. Le serveur était plutôt petit mais il faisait grnade impression dans son vétement de service, pantalon noir et chemise rouge. Jasmine chavirait littéralement sur les beaux yeux sombres du serveur. Il ne lui demanda pas ce qu'elle volait manger, il lui conseilla des plats qu'elle commenda. Zhamyé était un peu jaloux mais il avait remarqué une très belle femme à une table à côté de la leur et il étt occupé. C'est une serveuse qui vint prendre sa commande. Il déploya tous ses moyens et bientôt la serveuse riait à gorge déployé avec lui. A la fin du repas le couple l'emmènerait chez lui mais le premier plat arrivait et Zhamya et Jasmine ne se firent pas prier! Le temps passait vite

23:17 Publié dans amour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : coucou

25.11.2006

PREDICTION

Tu rencontreras une jeune fille qui s'appelle Jasmine vous serez très heureux mais c'est avec un autre qu'elle fera son enfant. L'enfant te quittera pour aller rejoindre son vrai père. Ainsi la diseuse de bonne aventure avait vu la fin de l'histoire avant tout le monde? Zhaymé ne comprenait rien, il n'avait pas encore rencontré Jasmine. De son côté Jasmine aussi avait été averti de l'arrivée de son mari Zhaymé. Quand il se l'accapara pour toute la fête, elle n'émit pâs d'objection. Le lendemain ils avaient l'impression d'avoir été ensemble toute leur vie. L'un n'allait pas sans l'autre, on les appelait les "siamois".

zhaymé

on a mis tellement de temps à se trouver qu'on ne pourra jamais plu se quitter dit Jasmine en rigolant. Zhaymé lui chatouillait les oreilles avec une fleur des champs. Le pick-nique avait été une réussite avec tous ces convives anciens étudiants compagnons de longues études.Zhaymé était responsable des expériences en laboratoire tandis que Jasmine travaillait à l'administration. Ils avaient emménagé depuis un an et toujours pas d'enfants. Ils voulaient attendre d'en faire un avant de se marier.

Et tes visites au gyné ça s'est bien passé? demanda Zhaymé.

Oh toujours pareil quand ils ne savent pas expliquer, ils mettent ça sur le dos de la psychologie, il faut être zen, bien manger, bien dormir...Rien de nouveau, je refais les tests mercredi. Jasmine pensait à la rencontre qu'elle avait fait au laboratoire. Le médecin lui avait fait miroiter une ventre de sperme. Le sien en l'occurence. Et le baiser qu'il lui avait donné en disait long sur ses désirs. Après tout si ça pouvait marcher. Son couple battait de l'aile de monotonie et d'ennui, un enfant fairait l'affaire même s'il n'était pas de lui.

Le lendemain elle retourna voir René le médecin. Il avait tamisé les fenêtres et lui demanda directement de se déhabiller. Avait-elle réfléchi lui demanda-t-il. Elle lui dit d'y aller que c'était sa bonne période. A la sortie du cabinet, elle était sûte d'être enceinte. Zhaymé la comparait à une déesse, il lui semblait aujourd'hui qu'elle était remplie de toutes les promesses.Le repas en amoureux fut particulièrement complice et Jasmine lui avoua tout.

Le docteur René en terminait avec la petite de l'entretien quand son téléphone sonna.

Allo, c'est Zhamyé, j'veux un rendez-vous.

-Quelque chose ne va pas?

-Rien de grave, des questions à tirer au clair.

-A quel propos?

-Sur la fertilité de ma femme.

-C'est à dire, j'aimerai parler en présence de votre femme, après tout le secret médical...

 

Le bébé était magnifique; La ressemblance avec René n'était pas perceptible encore et Zhamyé était convaincu d'être le père. Jasmine rayonnait; C'était le plus beau jour de sa vie. Quelle ne fut pas sa surprise en constatant que c'était René son médecin à l'Hôpital et ceci pour toute sa convalescence. Il lui apportait déjà des fleurs qu'elle disait amenées par des admirateurs à son mari. Quand le bébé grandit, René lui avoua tout et le petit vint vivre chez lui.

Zhaymé et Jasmine

Non, il ne sait pas ce qu'elle est devenue. Il n'arrivait même pas à la voir quand elle était encore là! Pour vous dire! Zhaymé avait rencontré Jasmine à une chute de métro: le métro s'était arrété brusquement et il était tombé dans ses bras, ou plutôt à ses pieds. Jasmine portait d'adorables chaussures légères presqu'invisible.  Elle allait à la fac' cette "Manman des antillais middle class "qui voient là un bon moyen de hausser leur niveau grâce à la France, mère patrie, mais c'est plutôt une relation de néocolonialisme. Il y a peu de facs aux Antilles!

Alors il s'était inscrit aux mêmes cours qu'elle. Il la loupait tout le temps et n'eut jamais un rendez-vous satisfaisant avec elle. Difficile d'être plus frustré. Pourtant ça avait duré des années. Des fois il se faisait des signes à l'autre bout de l'amphi. Il avait obtenu son téléphone et l'appelait tout le temps mais il tombait toujours sur la boîte vocale, il n'était même pas sûr que ce soit le bon numéro. Il la voyait de loin passée avec ses affaires de classe, surchargées comme un coursier.

Jasmine savait bien que Zhaymé la désirait mais de la prison où elle croupissait, c'était difficile d'avoir des projets. Elle y pensait à Zhaymé mais le temps passait et les souvenir z'estompaient. Zhaymé ne devenait plus qu'un agréable ssouvenir, elle était maintenant intérréssée par le gardien. Sa mémoire lui jouait des tours.

l'oubli

c'est comme un souvenir qui disparait peu à peu de ma mémoire, je me souviens, je l'attendais toujours après les cours mais elle tournait sa route devant mes yeux et je la perdais de vue. Je loupais toujours mes rendez-vous, je partais à l'heure du rendez-vous et j'arrivais en retard. Elle me filait entre les doigts. Je me souvenais encore de son visage, un visage fin d'une trentaine d'années, des cheveux noirs de geai, je l'adorais pourtant. Nous nous étions loupé de peu. Quelques minutes qui font toute une vie. Elle se coiffait et pensait à lui. Elle partirait plus tôt de sa classe et serait ainsi sûre de ne pas le louper. Mais il partirait plus tard et la louperait encore. Jasmine lissait ses cheveux magnifiques devant la glace de Saint Gobin que lui avait offert son dernier amant. Zhaymé, lui , la loupait toujours, jamais le temps de discuter, on se regerdait seulement, et de loin.

Moi Zhaymé, je la regardais depuis le jardin où poussaient de somptueuses roses de printemps. Jasmine était à l'étage de sa résidence et lui faisait des signes de loin. Zhaymé courut vers elle, mais déjà elle était parti prendre le métro et il la vit juste s'engouffer dans les entrailles de la Terre. Jasmine était désolée mais on l'attendait dans une succursale d'une banque suisse spécialisée dans l'horlogerie. Le slogan de la boîte: " t'es en retard ou pas mais t'as une belle montre!". Ca concernait les paresseux et les fonceurs donc tout le monde. La boîte était sûre de faire un carton. Zhaymé devrait s'y mettre, pensa-t-elle. Toujours à traîner quand tout le monde court et à se reposer quand tout le monde travaille. Zhaymé s'était mis à la suivre dans le métro, il montait dans la première rame et la vit monter dans la dernière vers laquelle il progressait station après station.

 

02:41 Publié dans fashion | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : METRO

24.11.2006

TEX MEX

Il aimait cette place aux monuments aztèques, il s'y promenait régulièrement maintenant qur la sacoche l'avait emmené ici. Le coup du tapis volant, il connaissait mais celui de la sacoche qui fait voyager, c'était inédit. Il ouvrit la deuxième lettre: il s'agissait d'un plan. En regardant de plus près, il comprit qu'il s'agissait d'une mine d'or à l'autre bout du Mexique. Le lendemain, il était déjà en voyage, parti à la recherche de la mine. Il dut prendr de nombreux trains avant d'arriver. Il avait acheter des baudets qu'il avait chargé de matériel divers. Ontosorotario ne figurait sur aucune carte mais le plan était assez précis, ces deux immences pièrres qui se détachaient wur le ciel étaient les mêms que celles qu'il voyait dessinées sur le plan. Il s'arrêta et planta sa tente.

Sa nuit fut parsemmée de rêves étranges qui lui donnèrent un sommeil agité. La sacoche était maudite, ses rêves parlaient d'une sacoche qui avait contenu la tête d'un mort, que des sorciers devaient livrée à un roi astèque. Au matin la sacoche était encore rougie du sang du rêve, la poignée était toute poisseuse. Ludovic sécida de jetter la sacoche, mais plus tard dans l'après-midi un soldat vint lui rapporter en lui disant de bien prendre garde à ses affaires sinon c'est la vie qu'il pourrait bien perdre. Le soldat avait l'air d'un revenant aussi Ludovic dut-il garder la sacoche. Ce matin là, Ludovic poussa un cri d'effroi quand il ouvrit la sacoche. Elle contenait la tête d'un employé.

Personne ne l'avait vu, et tôt le matin il avait jetté la tête avec la sacoche et s'était engouffré dans un avion pour Paris.

Il commençait à croire que tout cela n'avait été qu'un mauvais rêve du sans doute au surmenage quand l'hotesse vint le voir...

TOUR DE TABLE

Chacun se regardait en pouffant, on savait où elle était sa sacoche! Sa femme était venu l'apporter mais personne ne le lui disait. Trop contents de voir sa gêne, il rougissait à en perdre le soffle! Bizarre ce repas, tout le monde qui se fendait la tronche pendant que Ludovic éssayait d'absorber quelque chose.

la sacoche

la sacoche gisait là, sur le côté, abandonnée mais fermée. Ludovic s'en approcha, les gens passaient préssés  et indifférents. Il était midi, tout le monde allait manger.La sacoche était faite d'un beau cuir lustré d'Italie, sans doute appartenait-elle à un riche propriétaire. Ludovic la pendit à son épaule et rentra chez lui. Encore essoufflé  il força le petit cadenas qui se laissa ouvrir sans résistance. Dans la sacoche il y avait seulement trois lettres et un manuscrit.La première lettre que Ludovic ouvrit parlait d'un cow-boy au coeur du Mexique, le manuscrit relatait des fouilles du côté de Mexico.

Quand Ludovic regarda autour de lui, il n'en crut pas ses yeux. Il était à Mexico. La sacoche était magique, qui sait où elle le ménerait la prochaine fois...