20.03.2007
jenn
Jenna était en Suisse à une réunion sur les méthodes d'intervention volontaires, il y avait là tous les terroristes de la planète.Un peu plus tard, elle allait chez Fredpour une réunion entre guadeloupéens. Sandborn, leur chef répétait pour la n'ième fois le plan comme parlant de la venue du messie.
- On les alignerait tous à genoux comme des chiens, on va leur faire souffrir ce qu'ont du souffrir nos ancêtres. La préfecture sera réquisitionnée. On évitera les morts mais on ne fera pas de quartiers.
Les autres l'écoutent un peu hypnotisés. Les jeunes ferment les yeux, se voyant déjà dans les jours meilleurs.Quand arrive Jenna tout ce beau monde frétille car qui dit Jenna dit drogue, et elle ravitaille tout le contingeant. Les dirigeants ferment les yeux, mais personne ne doit être ouvertement défoncé. La fonsdé oui mais dans la discrétion. Le traffic de drogue, c'est le sapin de Noêl de la branche armée indépendantiste, certains de ses dirigeants rejoignent les grands partis pour plus de discrétion.
- On remettra à jour l'usage de la valise diplomatique, on fera ce qu'on voudra et on aura toujours assez de main d'oeuvre.
-A nous les entreprises d'Etat! Plus d'impôt à payer!
- On légualisera la prostitution et les drogues!
04:05 Publié dans effets formels | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.03.2007
LUDO ET BOB
Ludo se sentait regardé mais la salle était si sombre qu'il n'y voyait rien. Il n'était même pas sûr que la chatte qu'il touillait soit bien celle de Jenna. Jenna était complétement intox, elle frôlait l'overdose au moins une fois par an. Elle traînait avac Lumbunga l'homme de mains des brigades guadeloupéennes armées.Lumbunga l'avait subtilisée à son père le Président de l'Assemblée des Békés. Il l'avait ignoré quasiement toute son enfance mais le remord l'avait rongé à la mort de sa mère, une femme de ménage qui avait vécu toute sa vie chez lui.Ses rapports confinaient au viol et leur passion était univoque; Jenna vouait une haine cachée à son père pour toutes les violences commises sur sa mère.Comme ses cheveux étraient crépu, elle s'était vouée à la cause noire et cotoyait les plus extrémistes. Curieusement elle s'était entichée de Bob, un blanc.
Putain on n'y voit rien dans ce trou se dit Bob quand il tomba sur Jenna qui se faisait tripoter par un dealer. Ludo, le dealer, se demanda qu'est-ce qu'un blanc pouvait bien foutre ici. On était en Guadeloupe mais les relations noirs, blancs faisaient penser à un apartheid. Certains enfants guadeloupéens s'étaient déjà monté une Intifada contre les forces de l'ordre, des blancs importés de métropôle en général. Le préjugé racial était un cadeau que vous faisait la Guadeloupe quand vous y arriviez. Ici c'est par la couleur qu'on désigne les gens et le simple "blanc-là" vire vite à l'insulte xénophone.
Les familles se déchirent pour ce préjugé et les enfants clairs de peau sont souvent inconsciemment favorisés comme les chiens qui écartent les petits trop faibles de la portée.
Bob se dit que si Jenna arrêtait de se droguer ce serait la femme la plus merveilleuse du monde. Il s'en foutait de ses convictions provocatrices, après tout les blancs n'étaient pas innocents globalement, tout ce qui renversait la vapeur était souhaitable, ça ne pouvait plus continuer!
23:45 Publié dans amour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : révolution
b'jenna
Jenna entre dans le magasin en poussant la porte vitré, sa sillouette se détachait sombre sur l'éblouissement du soleil de cet après-midi. Dans sa mini jupe elle faisait dix ans de moins.Bob était à l'accueil il écourta son entretien quand il la vit.
- que me vaut l'honneur de ta visite dit Bob à Jenna.
-je suis sur un coup qui devrait se faire en Gwada.
-tu accompagnes tes poseurs de bombe?
-ils ne travaillent pas pour moi mais pour toute la Guadeloupe! Jenna s'emportait maintenant. Elle la belle métisse pensait rouler pour le peuple noir.
Mais le peuple noir était divisé. Les noms des rue étaient oubliés.
Bob souriait en regardant son décoleté...
04:17 Publié dans amour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : FFFFFFFFFFF
18.03.2007
Jenna et Bob.
Jenna avait rencontré Bob durant ses études. Elle avait fait un thèse sur la langue créole et le langage pays de la Guadelope avait bénéficié d'un an d'étude. Elle s'était alors installée à Basse-Terre où elle avait fait des recherches sur les Arawaks. Elle y avait rencontré Bob, jeune guadeloupéen élevé aux USA. Sa mère était guadeloupéenne mais son père était américain. Cette double appartenance lui avait permis de s'installer aux USA. Bob avait son agence de tourisme personnel bien exposée dans les beaux quartiers de Manhattan. Jenna voyageait beaucoup. Elle militait dans la mouvance pacifique de l'armée de libération de la Guadeloupe. Elle vit Bob pour la première en revenant d'Haïti, l'île était délicieusement dépaysante avec tous ces enfants dans les rues. Jenna ne cotoyait que des militants de la cause blacks mais elle finissait toujours par se retrouver avec un blanc , peut-être pour "sauver la peau" de ses enfants? Le père de Jenna était un béké qui violait sa mère plusieurs fois dans le mois. Sa mère était une employée de maison d'origine africaine arrivée depuis peu de temps sur la plantation. A la mort de sa mère, Jenna fût recueuillie par son père qui voulait expier ainsi ses fautes mais Jenna ne lui pardonna pas la mort de sa mère et elle participa à des actions directement contre lui.
14:05 Publié dans effets formels | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : P7RE
la dernière
c'était la dernière fois. Bob se retourna. Derrière lui la vallée qu'il avait quitté devant lui: Houston, la ville des lumières...Il quittait tout ce qu'il avait aimé, son enfance de noir dans le sud des U.S.A et maintenant il aimerait encore plus car il y avait plus à aimer. A Houston tout le monde l'appelait mon petit, même les jeunes hommes. Ce ton paternaliste le réflexe des colons esclavagistes qu'avaient été leurs ancêtres se conservait dans la nouvelle génération, on faisait croire à la réconciliation mais des cadavres dormaint dans des placards.Bob savait que la ville ne lui ferait pas de cadeaux mais son mental était d'acier. C'était un beau métisse d'une vingtaine d'années, il se sentait déjà américain et la musiquedes Antilles coulait dans son sang.
Le bar était tapis au sous-sol. Dans la pénombre une belle danseuse était nue sur le bar. Des clients affalés au bar continuaient de boire comme si de rien nétait. La musique était assourdissante. Jenna s'était endormie sur l' épaule de Ludo qui lui passait sans vergogne les mains entre les cuisses.Elle reconnue tout de mêm Bob et se leva pour venir à se rencontre.
- Sacré filou! Je croyais que tu viendrais jamais!
- je ne pouvais passer à Houston sans venir de voir!
06:50 Publié dans effets formels | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.03.2007
sophie et nico
Au dix-neuvième siècle Sophie était cachée sur le bateau des français.Elle s'était attaché à son maître Nicolas duquel elle attendait un enfant. Ils vivaient comme mari et femme et s'enfuyaient devant les armées anglaises et le soulèvement du peuple guadeloupéen.Nico côtoyait des noirs et des émancipés ou nés libres de couleur mais il se sentait blanc et ralliait ses compatriotes malgré sa femme antillaise. Ils avaient versé toutes leurs économies pour ce voyage. Sur le bateau ils attendaient la nuit noire pour s'enfuir au large.
Jerba et Jenna plongeaient au dessus de l'épave du Creator. Ils avaient lu les souvenirs de Sophie et Nico chez un antiquaire de la Pointe et ce souvenir hantait leur mémoire. Ils s'enfoncèrent dans les profondeurs munis de bouteille d'oxygène. Ils en avaient pour un heure environ. Au coeur de l'épave ils pouvaient entrer dans les chambres encore relativement bien conservées. La chambre 13 était celle de Sophie et de Nico. Le numéro 13 était de guinguois sur la porte vermoulue par les eaux. Un sabre traînait à terre. Nicolas était lieutenant des armées. Sophie l'aidait dans cette tâche en faisant à manger quand la troupe se réunissait chez eux. Un coffret attira leur ettention. A l'intérieur il y avait un plan expliquant que la deuxième partie du trésor était à terre en Guadeloupe dans les hauteurs du mornes Marigot en bordure de Houillère à Goyave. Quand ils remontèrent ils savaient ce qu'ils avaient à faire pour le restant de la semaine. Les explorations marines devraient s'arrêter pour laisser place aux randonnées à terre.
L'enfant de Sophie et de Nico échappa à la mort dit-on. Il aurait donner naissance aux aïlleux de Taylairand le père de Jenna. Bien que De Taylairand ait conçu Jenna hors mariage, ses liens avec sa fille s'étaient ressérés à la mort de sa deuxième femme.
13:10 Publié dans amour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : H2RITAGE
Jerba et Jenna
Jerba à Jenna: tu es vraiment la plus belle fille de cette île, dis-donc connais-tu cette histoire de trésor à Sainte-Rose?
-hé oui, quand les français se sont repliés sur la traversée, l'armée guadeloupéenne les a massacrés sur le plateau de Beau Soleil. Hé oui on les a trucidés à l'Abolition de l'Esclavage notre petite Bastille à nous. ..........................................................................................................................................................................
Et les français auraient monté une équipée avec le fruit de leurs économies. Ils furent pris en tenaille en les armées anglaises et le peuple soulevé. On viola d'abord les femmes et leurs filles puis les jeunes furent empalés à l'entrée du village'ajoutent donc le Les hommes entérrèrent les corps et furent fouéttés par ceux qu'ils martyrisaient.Aux brimades des maîtres répondaient la facétie des esclaves, peuple au combien joueur comme le montraient les boîtes de chocolat de l'époque avec leur gros soldat black rieur.
Jerba était revenu un siècle après. Les rencoeurs disparaissaient mais le trésor était toujours là quelque part sous les eaux...
12:50 Publié dans amour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : TR2SOR
12.03.2007
jenna parle à Mouloun' de Jerba
-Je l'ai rencontré sur la place de la Victoire à la Pointe. Il venait de se faire agresser.Je l'ai accompagné aux urgences et puis je l'ai croisé un matin au marché, il m'a indiqué une herboriste. Nous allons quelques fois dinner ensemble mais ce n'est pas mon amant.
-Jenna je te sais fidèle aurais-tu quelque chose à me reprocher? Je n'te fournis pas assez en came? Tu n'es plus ma poulette adorée?
Jenna connaissait les accès de violence de Mouloun'. Depuis cette histoire de ministre, il ne tenait plus en place. Il était devenu impossible. Il était temps de le quitter. Oui Jerba lui faisait envie, oui elle l'aurait, elle sentait déjà une connivence entre eux. Elle irait faire cette dernière course en voiture avec Mouloun' pour la cause, pour la libération de la Guadeloupe mais après elle abandonnerait ce combat qu'elle ne comprenait même plus tant c'était une lutte d'intérêt particulier remplie de haine et de rancoeur. Après, elle retournerait auprès de son petit français.
- Tiens dit Mouloun' il va falloir y aller. C'est la dernière attaque contre les casernes qui nous colonisent, quand nous aurons les armes, la révolution sera possible.
Jenna n'avait pas le choix. Comme son père était le Président des Békés, elle devait être de toutes les fêtes tant on croyait qu'elle pourrait moucharder. Elle se baissa pour monter dans la voiture de Mouloun'. Dire que leurs parents pensaient qu'ils étudiaient!
Ils prirent la route de Cergy. Là-bas les attendaient les gangs blacks avec leur réseau d'armes de guerre. Les barres H.L.M partaient en lambeaux et crtaines avaient été murées. Des carcasses de bagnoles marquaient les limites des terrains de jeux, les taggueurs s'en étaient occupé. Ici tout le monde était au chom'du. Ils étaient comme hors du temps.
03:50 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : HORS DU TEMPS
mouloun et jerba
Mouloun' regardait Jenna qui discutait avec Jenna. Qu'est-ce qu'elle pouvait bien lui trouver à ce blanc? Une tignasse blonde ébouriffée, des bottes de cow-boy sous les tropiques? Un bandeau dans les cheveux à la corsaire. Mouloun' était pas mal dans le genre. Un manteau de fourrure synthétique du plus pur fushia avec des bandes fluoo. Un véritable carnaval! Entre les deux il y avait Jenna la mulâtresse. Elle admirait Jerba mais elle sortait encore avec Mouloun'. Il voulait bloquer la Préfecture pendant l'arrivée du Ministre prévue à la fin de la semaine. Les syndicats étaient avec lui mais ce serait l'oeuvre d'un commando. Il avait Jenna pour lui tout seul avant que Jerba se pointe dans les parages. Putain ça allait durer encore longtemps , leur petite causette? Depuis que Jenna avait secouru Jerba une complicit é s'était établi entre eux.
-tu n'es pas en africaine aujourd'hui demanda Jerba à Jenna. Elle sourit et se désola qu'il soit toujours en jean par une chaleur pareille. Elle en avait marre de Mouloun' et cherchait une excuse pour se barrer avec Jerba. Elle se tourna vers Mouloun' et prétexta une visite urgente qu'elle devait faire à sa mère . Elle sauta dans sa décapotable et ne fut bientôt qu'un petit nuage de fumée tandis que Jerba avait déjà filé à leur rendez-vous. C'était un petit resto avec une belle vérenda où les clients se prélassaient bercés au bruit d'une fontaine rafraîchissante. Jenna était en beauté sous son sari. Elle avait mis l'Inde à l'honneur et s'était même parée d'un troisième oeil gracieusement dessiné au khool sur son front. Jerba l'embrassa sur les lèvres, maintenant il ne se génait plus. Il retroussa sa robe sous la nappe de la table et ils se regardèrent en riant déjà complices.
Mouloun' les avait suivi et il les voyait depuis la vitre ouverte de sa voiture garée devant le resto mais à l'abris d'un grand bouguainvillier. Il les voyait se prendre les mains et rire aux éclats. Il saurait se venger quand le moment serait venu, en attendant il se contentait d'utiliser Jenna dans ses manoeuvres de lutte de libération.
demain, le ministre passerait pour la première fois de son mandat en Guadeloupe. La tension était à son comble.
00:40 Publié dans amour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : TENSION
11.03.2007
jerba et jenna
Jerba regardait Jenna qui achetait des herbes médicinales au marché. Cette fille avait l'air plus que branchée dans la connaissance des plantes, elle était habillée en militaire et la rudesse de son vétement faisait ressortir la douceur de sa peau sapotille. Jolie brin de femme se dit Jerba le blanc. Cette négresse fait faire tourner mon sang à mille à l'heure. Il s'approcha de la belle:
-C'est de la Marjolaine que vous cherchez? Il n'y en a plus chez ce vendeur mais je sais où en trouver. Jerba emmena la belle Jenna un peu plus loin. Il y avai t là une vieille dame spécialiste e ce genre de plantes qu'elle cultivait elle-même où qu'elle allait chercher dans des coins qu'elle seule connaissait. Elle les trouva tellement mignon, lui le frêle blanc aux beaux yeux bleus et sa belle métisse qu'elle leur fit cadeaux des huiles essentielles. Ils prirent ça comme une bénédiction.
-Jenna, pourquoi es-tu si belle?
-je suis si belle, Jerba, parce que j'adore les salons de beauté. Le hamam me nettoie à fond et je parfume mon corps d'essences précieuses. Les yeux de Jenna brillaient quand elle parlait à Jerba, elle était amoureuse et commençait à se détacher de Mouloun'. Il l'avait emmenée dans de trop tristes histoires. Il lui ramenait de la dope et elle voulait arrêter.
-Ce soir, Jerba, je t'emmène à un lewoz. C'est typiquement guadeloupéen. C'est une bonne manière d'avoir un aperçu de la vie culturelle en Basse-Terre! Jenna jouait du djembé et l'ambiance montait petit à petit. Bientôt le blanc Jerba se léverait pour esquisser quelques pas de danse.Les blancs ne sont pas tous pareils pensa Jenna, celui-ci est la perle rare que je cherchais.
La nuit passa vite. Elle avait dormi chez Jerba. Mouloun' devait sûrement la chercher partout. Jerba pensa qu'il aimerait bien se débarasser de lui. Tout vient à ui sait attendre. Mouloun' tomberait au moindre faux pas. Si au moins il pouvait tirer Jenna de ses griffes!
06:25 Publié dans amour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddd
10.03.2007
du sang
Il regardait son sang couler. Comme un Bordeaux, il sortait de sa poitrine un mince filet de sang, timide et régulier. Son visage dans la pénombre reflettait la plus grande souffrance. Il avait pris ce coup de poignard dans le poumon droit et il respirait avec difficulté. Jerba n'en avait plus pour très longtemps, ça y était, c'était la fin et il ne l'attendait pas. Qu'est-ce qui lui avait pris de se promener du côté de la Pointe à la la descente des bateaux de plaisance. Un noir l'avait accosté pour lui demander de l'argent et comme ilavait refusé lui avait planté un autographe dans le corps. Maintenant il restait là, étendu sous un réverbère. Une Doudou s'approcha.
-Hè ça va pas? Vous avez besoin d'aide? dit la beauté au chabin.
-Si c'est le prix à payer pour que vous vous intérressiez à moi alors je ne regrette pas cette blessure répondit notre héros.
- Laissez-moi vous relever dit la jeune femme en commençant à le soulever pour le faire assoir. Vous vous êtes fait attaquer du côté des docks? C'est très dangereux ce coin-là! Les jeunes blacks prennent les blancs pour du gibier sur pattes. L'autre fois c'est une jeune blonde fraîchement arrivée de Métropôle qui s'est fait découpée par des rasta.
La ménagère rentrant de ses courses qui aidait notre ami s'appelait Noémie. -Et si nous allions aux Urgences?
-J'irai jusqu'en Enfer si c'est avec vous!
Un grand monde s'entassait aux urgences, la personne de l'accueil était partie et tout le monde s'en énervait, la tension était palpable.
-t'a vu le pépé dit un jeune voyou en désignant notre client. La pépé qui l'accompagne n'est pas mal non plus! maintenant leur rire égrillard réveillait tout le service.
19:40 Publié dans fantastique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : SALAUD
08.03.2007
poupée macabre de Jenna
elle sert son papa dans ses bras, mais le corps est froid et commence à se tétaniser, ce n'est plus drôle quand ça s'arrête! Mouloun' l'a bien cogné tellement le sang éclabousse les murs. Jenna en ai toute recouverte. Il est quelle heure? On oublie le temps dans les caves de ce somptueux chateau. Son père avait mis toute sa vie à l'acheter. Il ne savait pas qu'il y mourrerait.
Mouloun' regarde Jenna. Elle est complétement partie. Avec ce qu'elle se shoote, il peut lui donner une overdose quand il veut. C'est pitoyable . L'amour permet de s'avilir à moindre frais. Il lui pardonne car c'est à cause de lui qu'elle est devenue comme ça. Son pauvre père n'est déjà plus qu'une enveloppe qu'il faudra bientôt enterrer. Il se demande s'il enterrerait bien la fille avec. Quand le citron esgt pressé...
dehors c'est grand vent! Dieu s'est révolté de ce parricide. Jenna commence ses convulsions avec le rythme des éclairs du tonnerre. La Terre se met à trembler. Jenna se liquéfie dans les pleurs. Dehors les étudiants violent des blanches et lynchent leurs maris surtout si c'est un noir. Des flots de sang coulent dans le caniveau, une odeur de chair brûlée monte du cortège.
La nuit se lève, le jour tombe comme en s'excusant de dévoiler d'aussi terribles horreurs. Mouloun' attache sa cravate et se contemple dans le miroir enjambant Jenna qui baigne dans son vomis. Le père commence à sentir et aujourd'hui le soleil est gai et cruel, bientôt les mouches vont s'y mettre à leur tour pense Mouloun'.Toute cette merde commence à lui courrir, s'il y mettait le feu, la ville le remercierait de ce nettoyage! Il respecte trop la vie pour tuer Jenna, avec ce qu'il lui a fait prendre, iln'est même pas sûr qu'elle retrouvera jamais ses esprits.
Quand il quitte la maison, c'est sans un regret . En tuant de Taylairand, c'est le Patriarche des Békés qu'il a fait disparaître faisant trembler cette dynastie d'exploiteurs du peuple! Sa fille cachée ne vaut guère mieux, si on devait brûler la blancheur, alors c'est sûr qu'elle aussi y passerait avec sa délicate peau lavande. Ce soir il baisera une black, au moins il n'aura pas à se taper le père comme avec Jenna avant qu'il la désintègre. En vérité, il voudrait que le papier soit noir désormais avec un styli blanc.
03:05 Publié dans aventure | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : DOMINETTE
05.03.2007
session jenna, moulounga , de Tayleirand
J: il fait une chaleur à crever ici, allez j'enlève le hau, on est quant même à la plage.
De T: ma fille crois moi les autochtones n'aiment pas tellement ça. J'en sais quelque chose, les békés c'est un peu pareil. On cultive l'intolérance pour la repentance de nos ancêtres, nous les vengeons par aveuglement. Moi le béké spolié par les métros et toi victime de ta race. J'aimais tellement tamère, elle, une fière négresse et moi un jeune adulte fraîchement dégrossi. Enfin ce sera une belle après-midi, ne voit-on pas là-bas ton amoureux ,c'est Mouloun' ton étudiant chéri. Hé dis-moi? Il a pas un peu foncé, là sur les bords?
M: hello Monsieur de Tayleirand, votre fille vous réchauffe à vos côté? Lde soleil va être jaloux!
de T: salut gamin, en d'autre temps je t'aurai racheté à ton maître! Quel bon vent?
M: je sors d'une réunion, les étudiants sont chauffés, il est temps pour les békés de rendre les terres!
T: tu peux toujours prendre celle des békés, ils ne tarderont pas à te la racheter!
J: et si on arrêtait un peu de parler politique? Tient de T j'ai Maman au téléphone.
De T se retire et laisse seuls les deux amoureux.
M: ma belle, je meurs d'envie de toi! je me sens si seul quand tu n'es pas là!
J: arrête tes conneries! tu faisais moins le prétentieux quand tu me piquais pour la doppe!
M: je t'ai déjà dit de ne jamais parler de ça ici! tu v vas finir par nous faire prendre!
J: de T le sais très bien. Il en prend lui-même à l'occasion!
M: qu'est-ce que tu fais ce soir? On pourrait dinner chez J.B?
J: non, ce soir je reste avec Papa. Il faut que j'en sâche plus sur ce trésor perdu de la Libération. ce soir, je fouille la bibliothèque de Papa, ça regorge de vieux manuscrits très anciens qui parlent de cette aventure de békés qui épargnent pour s'en sortir, mais qui disparaissent avant d'avoir pu le récupérer...
M: non, tu déconnes, un trésor en Gwada? Quelle histoire, vraiment je me demande où tu vas chercher tout ça?
De T est revenu.
De T: allons les enfants, rhabillons-nous! On s'tire
fin de la session...
22:05 Publié dans aventure | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : SESSION
mOulung?
moulounga regardait Jenna, allongée sur le sofa , elle récupérait de la veille. Ils étaient allé à un symposium contre le néo-colonialisme français. Les étudiants étaient déjà en grève. A l'annonce de la réduction budgétaire sur la banane, les agriculteurs avaient bloqués les routes. Les C.R.S ne savaient plus où donner de la tête, le couvre-feu avait été décrété.
Marsouille taquinait Malonga, c'était son plus jeune frère. Il passait ses vacances en Gwada mais il vivait en France où il étudiait le droit.
- Où en es-tu avec ta belle métisse Jenna?
-Oh celle-là, elle fait tourner les coeurs. Comme j'ai attaqué en premier, j'ai mes petites pillules miracles.
-Ne me dis pas que tu l'as amené au soirée de J.B?
- Elle était la première à en redemander crois moi!
-Décidément tu ne changeras pas, toujours à dépraver les belles jeunes filles que tu rencontres!
-T'en fais pas Marsouille, tu n'vaux pas mieux avec tes blanches!
Les deux frères vouaient un culte à la clarté de la peau, tous deux foncés, ils voulaient "racheter" la peau, ce qui ne les empéchait pas de militer pour la plus noire négritude. Ils cultivaient la mythomanie de l'Afrique, n'écoutant que de la musique africaine, se parant de boubou et de colliers de perles. Ils aimaient pratiquer le vodou par dessus-tout et ce soir ils avaient rendez-vous avec la "Vieille", elle pouvait tuer quelqu'un à distance et remboursait si mécontent.
Ce fut une belle jeune fille qui se présenta pourtant sa mère étant indisposée. Ils firent un grand cercle de cendre et commencèrent à battre le tambour. L'encens commença à se diffuser avec l'ivresse et la magie. Quand la tension fut montée ils commencèrent à poser des questions:
-comment l'Egypte? Par le KA c'est l'âme des humains!
-renaître ou mourir? Se développer pour survivre!
-comment les blancs partiront? Ils ne partiront pas et vous changeront.
-comment l'Inde indira? Par le partage et la communion.
te
05:15 Publié dans aventure | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
la contemplation de Jenna pour son père
De Tayleirand étaitbien amoché sur son lit d'hôpital, Moulounga ne l'avait pas loupé. Il avait fait trois tonneaux avant de s'écraser sur le toit. T. était pensé de partout. Sa jambe trônait en l'air d'une façon ridicule. Jenna le regardait dormir et se souvenait de son enfance. Il était rarement l, quand il venait sa mère l'envoyait da.ns sa chambre et elle les entendait à travers la cloison. Quand il hahanaient comme des bêtes, elle ne s'inquiètait pas, elle les avait surpris une fois, il faisaient comme les chiens qu'elle voyait copuler dans la rue. Sa mère était morte depuis. Son père l'avait recueillie. Elle avait alors dix-neuf ans. Les tourments de l'adolescence mêlés à se rancoeur lui avait fait prendre des chemins de traverse et elle zs'était mis à fréquenter les extrémistes du G.O.N.G. Certains de ses amis avaient fini en prison, on croyait la branche armée neutralisée quand elle avait recontré Mouloun'.C'était un bel antillais bien membré à la splendide musculation athlétique. Il l'a convertie au Rastafarisme et la fumée de Ganja avait fini de lui obscurcir les esprits. Elle apporta à Mouloun' les cheveux de son père et des vétements qu'il avait porté. La magie noire opéra et maintenant son père s'en sortait après un bon accident qui le laisserait diminué pour le restant de ses jours.
Moulounga décida de continuer cette guerre secrète. Il se jura de faire sauter la Préfecture comme le symbole de la rebellion qui balaierait tout sur son passage. Il imaginait des médecins noirs pour des patients noirs, des préfets noirs comme ses frères, des salles de bain où le noir serait désormais dominant. Il ne souffrait aucune idée de métissage, sa plus grande peur était de disparaître à force de dilution dans l'autre, le blanc .
fin de la session.
02:00 Publié dans aventure | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ZUT
02.03.2007
Jenna et son père
Jenna était chez son père. C'était toujours là où la ramenaient ses pas. Aimantée par de Tayleirand,Jenna ne pouvait se passer de lui. Elle ne savait pas pour Moulounga et ses intentions.La lutte armée lui était totalement étrangère, du moins le croyait-elle jusqu'à ce qu'elle surprenne Moulounga révolver au poing. C'était au début de leur relation, ils étaient à Paris pour un stage. Perchée dans sa chambre de bonne, Jenna se réveillait quand elle vit Moulounga près de la porte en caleçon, un révolver à la main. Il avait entendu des pas et craignait pour sa sécurité. Les békés avaient déjà fait disparaître plusieurs de ses camarades. Ca se passait toujours au petit jour, ils venaient chez la victime et n'hésitaient pas à forcer les serrures. On retrouvait les corps dans des postures d'esclaves suppliciés avec toute une mise en scène. Le seul suspect arrété s'était suicidé et l'enquête s'était éteinte. Moulounga avait déjà reçu des lettres de menace mais aujourd'hui c'était lui le chasseur et par Jenna, la fille de Tayleirand, il s'était introduit dans la place. Le révolver était démodé, maintenant les marabouts faisaient le boulot à condition de trouver un minimum d'effets de la cible, ainsi que la possibilité d'agir sur elle, de l'intimider et de lui laisser des signes. Moulounga savait que de Tayleirand avait perdu le sommeil, il l'entendait faire craquer les lattes du parquet quand il besognait Jenna dans sa chambre d'enfant qui n'avait jamais changée. Jenna n'habitait pas chez son père mais elle avait toujours sa chambre à disposition. Tayleirand employait sa mère comme Da pour ses enfants. Il l'avit violée dès son arrivée chez lui. Jenna avait appris à l'aimer parmi des sentiments de haine. Elle avait renié son côté blanc et traînait avec des activistes de la branche armée de libération de la Guadeloupe. Moulounga était l'une des têtes pensantes du mouvement. La départementalisation avait fait son temps et il était temps de muscler la lutte pour en finir une bonne fois pour toute!
01:30 Publié dans aventure | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ouiliouilloulle!
01.03.2007
L'attente
Il ne connaissais pas d'autre endroit où Jenna, la fille de Tayleirand ait pu aller. Lumbunga entra dans le temple protestant cherchant ses parents du regard. Tout le monde était endimanché. Ce samedi de shabbat le prêcheur était l'organiste de la paroisse. Certains s'endormaient pendant le sermon mais personne ne venait les réveiller. Lumbunga n'avait pas trouvé Jenna. Il restait par paresse.
-Non les vaches sacrées de l'Inde ne sont que des adorations des Dieux païens!
Maintenant l'organiste convulsé à la chaire plantait ses hallebardes de mépris sur toute l'assemblée. Il finit par un chant guerrier où la victoire était annoncée.La foule soudain refflua guidée par des Anciens à la manière de policiers de la circulation dans une sorte de rite étrange et compassé. Il n'y avait pas de blanc dans cette église, seulement des compagnons invités qui heurtaient un peu l'unité de cette église. Les Tayleirand n'allaient pas ans ce genre d'église. Ils étaient pour Rome et n'en démordaient pas. Mais Jenna était une enfant hors mariage, alors! Son teint de métisse trahissait ses origines mais elle se la jouait africaine et elle essayait de gommer tout l'Occident qui était en elle. Si elle fréquentait les protestants, c'était pour y répandre son idée, son combat: les Békés devaient remettre leur terre en distribution, la disparité des propriétés étaient scandaleuse et le Guadeloupéen de base en souffrait. Pas de terre pour l'agriculture, loyers hors de prix, misère, promiscuité...Lumbunga décida de se rendre à la Kaza. Cet endroit de concert attirait toute la jeunesse guadeloupéenne et on y voyait maintenant de nombreux blancs qui étaient venus s' installer.
Lumbunga se dit qu'il était venu le temps des attentats. Le peuple guadeloupéen allait disparaître dans cette acculturation. Les anciennes connaissances disparaissaient remplacées par des recettes d'hyper-marché. Ce qu'on trouvait dehors se vendait à prix d'or après traitement industriel. Il y avait même maintenant, comble de l'horreur, des guadeloupéens qui mangeaient des huitres crues pour les fête de Noël!
Dans la station service le gérant garnissait son révolver de balles, cet été il s'était fait braqué trois fois, cette fois-ci serait la dernière. Il les attendait de pieds fermes ces crackés, il avait du plomb pour les recevoir! A la tombée de la nuit Gosier se réveillait, les voitures roulaient parchoc contre parchoc . La réunion du syndicat avait été reportée en raison de la condamnation d'un de ses leaders. Ce soir, les routes seront bloquées pensaient les gens. Les stations services commençaient déjà à être asphixiées par l'afflux abondant d'automobilistes plus inquiets,que,les,enfans qu'ils transportaient. Certains ne savaient pas encore qu'ils allaient passer le reste de la nuit à attendre vainement la levée des barrages. Le préfet ne faisait rien et les gens commençaient à défiler presque tous les jours pour se plaindre mais dès que ç allait mieux tout rentrait dans l'ordre. Cette fois-ci la grêve fut terrible...
20:35 Publié dans aventure | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : traque bac
27.02.2007
Caro
Caro était une chic fille. Ce soir elle devait dinner avec Lumbunga, le plujs brillant des étudiants. Elle venait de terminer ses études et D.T son père, lui avait acheté sa première voiture. Elle passa sa marche arrière en faisant hurler le moteur et après avoir tamponné la voiture derrière elle s'engouffra dans la chaussée. Lumbunga était avec elle à Paris, le lieu de tous les étudiants antillais. Il y avait une super teuffe ce soir et elle était déjà passablement chargée. Elle n'achetait plus sa dope depuis que B. lui avait rendu service en la dépanant. C'était un peu comme ça qu'il s'était connu, la dope entraînant la dépendance. Ils ne se shootaient pas, tout juste quelques sniffs sensés les doper pour les concours.Elle n'arrivait plus à s'en passer et la drogue était passée de festive à quotidienne.
Paris était illuminé ce soir. Il y avait Stellio, l'as de la biguine. La boîte de nuit était pleine à craquer. Elle, c'est sous sa robe qu'elle se sentait craquer. Lumbunga l'enserrait de son bras libre et son autre bras était déjà sous sa jupe. Leur relation était torride et la drogue démultipliait leur libido. Caro se mit à chercher des yeux les musiciens. Ils étaient tous là à les attendre depuis le début de l'ouverture des portes. Comme les musiciens fonctionnaires cubains ils étaient payés au forfait. Certains arrivaient tout juste ce la Guadeloupe. A leur air effaré on comprenait leur douleur. Ici il faisant moins cinq à cette période de l'hiver. Caro était habituée, elle était née à Montreuil et elle y avait vécu toute son enfance. Elle se défit des mains de Lumbunga et s'en alla vers le bar. Là d'autres métisses lui firent bon accueil alors que les blacks ne les regardaient même pas. Toujours cette indifférence...
04:40 Publié dans LITTERATURE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
LUMBUNGè
Lumbung examinait De Taylairand. Ce type rayonnait d'autorité. Les békés avaient ramené des métros, des femmes surtout, des fonctionnaires nouvellement arrivés. C'était fête ce soir. De Taylairand fit signe à Lumbunga de s'assoir à sa table. Lumbunga ne se fit pas prier, il était bon joueur.
-Ca fait un bail dit Taylairand.
-Je vous ai vu l'autre jour au lewoz répondit Lumbunga.
-C'est vrai, j'adore m'encannailler avec les blackys!
-Vous êtes les bienvenus, aujourd'hui c'est moi qui suis chez vous!Lumbunga fit signe au serveur: remettez nous la même chose, je bois ce que boit De Taylairand.
Toutes ses effusions se voulaient sincères, mais Lumbunga sentait un soupçon chez D.T on aurait dit qu'il lui en voulait encore pour la mort de sa fille, pourtant on les avait trouvé tous les deux inconscients au bord de la route ce soir là. L'accident n'avait été mortel que pour elle et il lui en avait toujours voulu. Pourtant ça avait bien commencé. Lumbunga était un brillant étudiant quoique noir et D.T avait décidé de s'assouplir pour son enfant hors mariage. Caroline était une belle métisse aux beaux cheveux crépus qui l'avait fait opter pour les noirs. Elle avait choisi ses amis et l'un deux l'avait tué dans un banal accident de la route. On avait jamais trouvé de témoins et Lumbunga était complétement amnésique avait-on déclaré lors du procès. Lumbunga était ressorti libre et disculpé.
Après quelques verres, Lumbunga quitta la boîte de nuit, je le suivais tandis qu'il se dirigeait vers le centre de ses actions inavouées, le port de la Pointe, à Calebassier chez les zonards des taudis. Il y recrutait ses meilleurs agents, certains étaient si junky qu'ils étaient près à tuer père et mère. Quand la police les choppait...
04:20 Publié dans LITTERATURE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : SYNDICAT
15.02.2007
LUMBUNG
Il était petit, désuet, l'oeil brillant comme un oiseau avec les mêmes gestes saccadés de bête effarouchée. Il émanait de lui un charme félin qui ne rendait pas les femmes insensibles. Ses conquêtes étaient nombreuses mais il aimait les faire souffrir et il ne les gardait pas. Il avait arrété depuis longtemps de payer ses pensions car il travaillait avec la police municipale de Anse-Bertrand. Là_bas se réunissaient les ultras de l'UGTG. La manière forte avait ses émules et plus d'un préfet était passé à deux doigts d'un assassinat. Lumbunga poussa la porte du bouge. Il était près de minuit, il suivait les traces de monsieur de Taylerand. D'ailleur il l'apercevait là_bas parmis l'assistance. Son teint couperousé luisait sous les lumières tamisées des petites lampes rouges posées sur les tables. Une magnifique black, trente ans plus jeune que lui l'accompagnait autour d'un verre de champagne.
- Mon gros doudou papounet va me promettre de m'achater la dernière voiture à la mode lui sussurait-elle d'un ton langoureux.
Papy Taylerand n'en pouvait plus , il frolait la syncope ce qui n'était pas incongru dans ce grand club de jazz pointoisien.
Quand Taylerand aperçut Lumbunga, un rictus de haine déforma ses traits. Il se reprit vite en calculant mentalement combien il pourrait donner à la fille. Lumbunga avait été témoin de la mort de sa fille à Paris dans le milieu antillais, il se demandait toujours si Lumbunga avait bien fait tout son possible pour l'aider.
A ,cette époque du voyage, Lumbunga et sa fille étaient étudiants dans la seule université de l'île. Une idylle était née entre eux croyait-il. Un voyage universitaire avait été le berceau du drame.
23:35 Publié dans aventure | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Béquequette
lumbunga
Lumbunga de l'UGTG parcourait des yeux son auditoire. On entendait que le bruit du ventilateur, son discours les avait sidéré. Comment effectuer la répartition équitable des terres. Les Békés devront y laisser quelques plumes avait été sa conclusion et s'attaquer au béké c'était prendre risque de magie noire. Chacun avait son exemple sur la magie noire des békés. Tous la redoutait. Un homme se trémoussa dans l'auditoire et se leva pour prendre la parole:
- Si tes prévisions sont bonnes, que faire avec les indiens? Certains ont encore plus que les békés. Leurs ancêtres sont restés à la campagne tandis que les notres s'entassaient misérables dans les villes. Il faudrait remettre à jour les dossiers sur la fin de l'esclavage et son rétablissement.N Certais écrits enflamés dorment encore dans les bobliothèques.
Celui qui parlait s'appelait Freddy. Il était responsable du service action de l'UGTG. Ce qu'il ne savait pas , c'était les résolutions de Lumbunga de tuer monsieur de Taylerand, chef de file des békés. Lumbunba attisait la haine et la rencoeur . Depuis les commémorations de l'Abolition de l'Esclavage, les békés étaient sortis de leur cocon. On les voyait se recueuillir sur la tombe de l'Esclave inconnu le ton compassé et les fesses serrées, engoncés dans leurs vétements qui se tendaient sur leurs rondeurs. C'était un peuple de gros mangeurs de bon appétit. Ils s'épanouissaient littéralement sous les Tropiques se payant le luxe d'entretenir de vagues musiciens passablement ratés.D'autre part le tourisme les faisaient profiter encore des biens acquis par héritage.
Sur les quais du port de la Pointe, on déversait encore des tonnes de nourritures sois-disant invendables, un peu cabossées ou délavées et on les aspergeait d'un liquide toxique pour empécher leur consommation. Le même lot
de sdf, qu'on voyait roder la journée se réunissait là pour contempler le désastre.
23:15 Publié dans aventure | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : SDF
09.02.2007
sdf
Le lendemain je décidais de me trouver un autre hôtel, car le mien était bloqué avec l'UGTG. La demeure de Man Rio ne me plaisait pas trop. J'avais été piqué par les moustiques et ma figure ressemblait à une grosse patate. Salim m'emmena hors du bidonville et une fois à Basse-Terre, je le laissais pour aller tenter ma chance. La ville était quadrillée par l'armée. Des adolescents jouaient à l'intifada et les grenades anti-émeute crépitaient. Je déambulais dans la ville enfumée et finit par atterir dans un hôtel piteux de deuxième zône. Ca ressemblait à un bordel. L'escalier de velour bordeaux semblait mener à une cave et on ne voyait jamais la couleur du jour. L'employé à l'accueil avait l'air d'un travesti.
Sraja savait que j'étais arrivé mais il mettait toujours longtemps à réagir. Je le trouvais en bas de l'hôtel un matin. Sraja était petit, immigré roumain il avait atterit en Guadeloupe quand le patron du bateau sur lequel il travaillait, avait été arrété par les flics pour transport de drogue. A ce moment là le crack faisait des ravages parmi la population. Sraja commença par en vendre, puis il se fit cuisto dans un bouge avant de devenir conseiller occulte du maire. Il avait le bras long maintenant. Il me trouva un appart' coquet du côté de la Préfecture. Je pourrai voir ma cible tous les matins.
Il me remit mes faux papiers et je fus prêt pour une nouvelle mission. Les békés projetaient d'éliminer un agitateur de l'UGTG qui prônait le retour des terres des békés dans le bien commun. A l'abolition de l'esclavage, les békés avaient étés grassement indemnisés alors que les esclaves fraîchement libérés n'eurent droit à rien sinon au travail forcé qui les remettaient dans les chaînes. Un siècle et demi après Lumbumga de l'UGTG réclamait réparation. Je devais empécher qu'il soit assassiné.Je lissais mes cheveux avec du cirage noir mis une moustache postiche et sortis.
23:20 Publié dans rat race | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : UGTG
le taudis
Salim était le fils de Man Rio, il me guettait depuis que j'avais eu sa mère au téléphone, juché sur un lampadaire hors d"état de marche il m'attendait. Il me siffla et je levais les yeux au ciel et le trouvais perché au dessus de moi. C'était un frêle indien au corps noueux et aux jambes fines comme des aiguilles. Sa chevelure abondante ruisselait de reflet et ses yeux étaient noirs comme le charbon. Salim n'allait plus en classe depuis longtemps. Il n'y comprenait rien à cette école de blancs où on ne parlait même pas créole. Ces histoires d'Europe et d'Occident ça ne le concernait pas. Il se moquait de la musique écrite et un gros Ka assourdissait continuellement sa tête mais personne d'autre que lui ne l'entendait. Cette musique imaginaire lui donnait de l'allant et il marchait comme un spadassin.
Salim m'ammena chez lui en passant par un dédale de rue qui aurait fait perdre le nord à une boussole. La cabane ressemblait à un amas de détritus et parmis les sacs plastiques éventrés on pouvait deviner une ouverture où il fallait se baisser pour passer. L'odeur était féroce et le soleil vertical de midi faisait macérer le tout dans un brouillard d'odeurs qui se confondait avec nos propres odeurs corporelles. Je ne savais plus si c'était la décharge où moi qui puait. Salim ne semblait pas s'en rendre compte et sur une étagère de sa chambre, une plante verte avait fleuri comme si cette atmosphère viciée était la plus saine du monde.
Mam Rio était allongée depuis qu'elle était tombée dans les bois qui jouxtaient sa masure. Elle n'avait pas de toilettes et fesai dhors ses besoins. Quand la fin du mois arrivait, elle n'avait plus d'argent pour acheter les piles de sa lampe électrique. C'est comme ça qu'elle était tombée. S'ajoutait une toux qui ne lui permettait pas d'enchaîner trois phrases sans tousser à s'érailler la voix. Sa voix était chuintante et elle crachait par terre toutes les cinq minutes. Elle avait un chien borgne qui se purléchait les babine's en attendant le prochain glaviot.
Je la remerciais en lui offrant des produits ménagers que j'avais achetés pour la circonstance. J'étais tellement écoeuré que je passais la nuit à néttoyer avec Salim. Le matin nous retrouva couché par terre. C'était mon premier jour en Guadeloupe. Je commençais à regretter la France mais c'était trop tard! Les dés étaient jettés!
19:25 Publié dans rat race | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : beurk
sale blanc
Les blacks me regardait comme un descendant de colon les mains encore pleines de sang! J'avisais une belle créole et me sentant en confiance lui demandait si par hasard elle connaîtrait le Royal, l'hôtel où j'avais réservé. Elle me dévisagea et je sus aussitôt que je n'avais pas fait le bon choix de lui demander un renseignement. Son mari, un genre balourd comme un garde du corps prit mes bagages et les lançant au dessus de la foule me gratifia d'un:" des blancs de ton espèces, on n'en veut pas! Casse-toi avant que je te démonte!".
Je décidais de ne pas m'attarder. Les gens commençaient à affluer et je me serais bien vu lyncher par la masse. Je me tirais vite fait. La chaleur était suffocante et des larmes de sueurs me mouillaient les yeux. Le taxi me déposa devant mon hôtel. Il y avait des gens à l'entrée assis sous une tente. L'accueuil était fermé. On me dit que c'était bloqué par ordre d'UGTG. Me voilà bien, pas d'hôtel et trempé de sueur, la nuit allait bientôt tomber. J'appelais Rio, un copain de métropôle. C'est sa mère qui répondit.
- Oui tu peux venir, c'est derrière le morne en passant par beau soleil! Demande Man Rio on t'indiquera.
Je partais sur le champs, c'était dans les bidonvilles derrière la Préfecture. Les habitations imbriquées les unes dans les autres se contemplaient le nombril, vu de l'extérieur, ce n'était qu'un amas de tôle.
13:35 Publié dans rat race | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : RASTACISME
comme d'habitude
Ouai, c'était comme d'habitude. Il faisait toujours aussi beau pour ne pas dire étouffant sur l'aéroport où je sortais de l'avion de Paris. Je me santais tout de suite en minorité que des blacks autour de moi. Je ne savais pas que j'allais chez l'un des peuples les plus traumatisés de la planète. Ce traumatisme s'exprimmant par une agrassivité à peine voilée envers tous les hommes qui ne seraient pas noirs, surtout contre les blancs semblait-il. On me regardait comme un intrus sinon leur regard glissait sur moi comme si je n'existais pas. On me doublait dans les files d'attente, me bousculait au portillon et pour finir on commença à m'accueuillir en Guadeloupe par des "tu n'es pas chez toi".
01:26 Publié dans rat race | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : RACISTE
01.02.2007
la page blanche
Comme j'aime déflorer une page vierge. Tout est possible. L'aventure peut commencer, délivrée de toutes entraves et résidus. J'aime cette scène où je descends de l'avion en Guadeloupe et suis captivé par la végétation luxuriante. Des plantes vertes dans les jardins et la tropicalité du climat qui vous brûle en vous faisant mitoner dans votre sueur. L'effort devient surhumain et on comprend l'expression gagner sa vie à la sueur de son front. En descendant la passerelle de l'avion, je suis ébloui par la luminosité ambiante. Les couleurs sont plus vives que là-bas, l'air frémit comme un mirage, avec un petit punch la tête tourne et on arrive un peu groogy. J'ai pris des produits qui ont foncé ma peau et à l'arrivée, tout le monde me prend pour un africain. Bizzarement mes amis ne me reconnaissent pas , je me fais passer pour un de mes parents lointains, d'une branche africaine. Ca marche et bientôt on m'invite dans un groupe à partager un thé. Malheureusement une énorme chanteuse de gospel n'arrête pas de me regarder jusqu'à me mettre mal à l'aise. Je m'eclipse, c'est mon premier jour.
16:34 Publié dans Questionnement métaphysique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.01.2007
ETONNE-MOI
Je m'avachissais de plus en plus sur l'ordi, surtout à la fin de mes notes où je m'écroulais littéralement. Ce processus de fin me plaisait tellement. Mais que de temps passé!
05:37 Publié dans effets formels | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27.01.2007
le début
Tout disparait pour renaître différement, pour moi, il me semblait n'être jamais né. Je devenais de plus en plus transparent quasiment invisible. Quand je ne retrouvais pas quelque chose, je doutais de ma mémoire, j'en arrivais à douter de mon existence réelle. Mon existence sous les Tropiques m'avait ramoli, je passais de longues heures devant la télé scotché comme beaucoup de mes concitoyens. Ce soir, je devais rencontrer une doudou du nord, directement expédiée de la métropôle. Tout était mis dans des petits plats, j'enfilais rapidement mes pantoufles et montait le son de la télé pour m'étourdir. Dehors la fête battait son plein. Les rues étaient noires de monde... A ce moment du récit, le narrateur s'effondre sur l'ordi et va se coucher.
05:20 Publié dans Questionnement métaphysique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : CYCLOTOURETTE
24.01.2007
vu d'avion
Vue d'avion la Gwada ressemblait à une boît d'allumettes renversée. L'information était passée au dernier journal à minuit passé en France. Tout le monde s'en foutait, comme on s'était foutu de la Louisiane. Des contingeants de soldats étaient venus préter main forte et on se serait cru en pays occupé. Scallas furetait dans la ville à l'affut de moindres trucs à récupérer. Il avait déjà entassé des murs de carrelage arraché dans son jardin. Il songeait à faire enlever les carcasses qui ornait son chez-lui depuis au moins vingt-cinq ans. Parmis les branchages de la clôture, il regardait Joé s'affairer. Il ne comprenait pas ce que Nathalie la belle antillaise pouvait bien lui trouver. Quand il parlait il fallait dresser l'oreille alors que lui Scallas aimait brâmer jusqu'à l'entendre rentrer depuis le bas du lotissement. Son "wouai" cornaqué valait tous les saluts.
Nathalie avait trouvé des os de poulets devant le perron, on dirait que Scallas s'était mis à la magie. Joé était parti à une réunion préfectorale et Josiane se trouvait seule. Soudain l'électricité fonctionna, les lumières révèlèrent la triste désolation. Dans une pièce il n'y avait plus de plafond. La voiture s'était cabossée contre l'un des murs et on pouvait voir le jour à travers alors qu'il n'y avait pas de fenêtre. L'ensemble était branlant et Nathalie pensa que Joé pourrait vivre chez elle où le cyclone avait été plus clément. Joé vivait comme un ours depuis sa venue de métropôle, il n'était pas habitué au racisme et revenait chaque jour plus froissé d'une altercation avec un local. On lui avait tellement dit qu'il n'était pas chez lui qu'il évitait toute fête publique pensant qu'il n'y avait pas sa place.
Le combiné crissait dans la main de Nathalie quand Joé l'avertit que la réunion durait et qu'il ne rentrerait pas ce soir. Elle prit ses clefs de voiture , referma la porte derrière elle et rentra chez-elle. Demain, il pourrait toujours l'appeler, elle ne ferait que ses affaires.
22:40 Publié dans aventure | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ZUT
22.01.2007
skalas
Skalas, le voisin de Joé inspectait la clôture qui les séparait. Quand elle était tombée, fauchée par les rafales du cyclone, il les replantait un bon mètre en avant. Il prenait soin avec sa pioche de déterrer les bornes du géomètre et plantait ses piquets à sa guise. C'était le premier jour d'acalmie et tout le monde s'activait. Joé était à la réunion préfectorale des agriculteurs. Ils réclamaient de l'aide et il allait falloir leur révéler que Paris voulait arréter tous frais pour la banane. Joé ne s'apercevrait pas avant longtemps que la clôture avait été déplacée. Il se félicitera même qu'elle ne soit pas tombée! Skaras avance à petit pas, rongeant peu à peu l'espace vital de Joé. Au Ministère Fidéo, porte parole des ministre se voit donner l'ordre de remettre chez eux tous les haïtiens trouvés en mer. Quand les ouvriers de la banane apprendront cela, un lourd mouvement de contestation se fera jour. Des commissariats seront brûlés et pas question du moindre contrôle routier. A l'aéroport les avions sont bloqués, les touristes repartent en bateau prendre leur avion sur une autre île quand ils le peuvent.
A la tombée de la nuit Joé rentre chez lui. Il fait déjà nuit à dix-huit heure. Les torches de piétons illuminent la route de zig-zag tremblotants ou dynamiques donnant à cette soirér une allure de fête. Les tambouyés sont sortis et partout résonne le tambour.
14:43 Publié dans aventure | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : TRIPLE MERDE


