10.03.2007
du sang
Il regardait son sang couler. Comme un Bordeaux, il sortait de sa poitrine un mince filet de sang, timide et régulier. Son visage dans la pénombre reflettait la plus grande souffrance. Il avait pris ce coup de poignard dans le poumon droit et il respirait avec difficulté. Jerba n'en avait plus pour très longtemps, ça y était, c'était la fin et il ne l'attendait pas. Qu'est-ce qui lui avait pris de se promener du côté de la Pointe à la la descente des bateaux de plaisance. Un noir l'avait accosté pour lui demander de l'argent et comme ilavait refusé lui avait planté un autographe dans le corps. Maintenant il restait là, étendu sous un réverbère. Une Doudou s'approcha.
-Hè ça va pas? Vous avez besoin d'aide? dit la beauté au chabin.
-Si c'est le prix à payer pour que vous vous intérressiez à moi alors je ne regrette pas cette blessure répondit notre héros.
- Laissez-moi vous relever dit la jeune femme en commençant à le soulever pour le faire assoir. Vous vous êtes fait attaquer du côté des docks? C'est très dangereux ce coin-là! Les jeunes blacks prennent les blancs pour du gibier sur pattes. L'autre fois c'est une jeune blonde fraîchement arrivée de Métropôle qui s'est fait découpée par des rasta.
La ménagère rentrant de ses courses qui aidait notre ami s'appelait Noémie. -Et si nous allions aux Urgences?
-J'irai jusqu'en Enfer si c'est avec vous!
Un grand monde s'entassait aux urgences, la personne de l'accueil était partie et tout le monde s'en énervait, la tension était palpable.
-t'a vu le pépé dit un jeune voyou en désignant notre client. La pépé qui l'accompagne n'est pas mal non plus! maintenant leur rire égrillard réveillait tout le service.
19:40 Publié dans fantastique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : SALAUD
17.11.2006
le tison
Les lecteursprésentaient divers symptômes, sensation d'étranglement, sueur, fièvre...Pourtant l'épidémie semblait se propager. L'article fut traduit dans toutes les langues, tous les pays étaient touchés.La parade semblait l'inculture et les analphabêtes se mirent à proliférer. Pourtant le danger n'était pas aussi grand, pour y échapper il suffisait de ne pas lire l'article en entier, le début de l'article connu, il fut facile de lui échapper en ne lisant pas le reste. La malédiction était passée.
Désormais seuls les grands kabalistes utilisaient la formule et l'histoire tomba dans l'oubli. Rénaldi avait hérité d'un don similaire, ce qu'il écrivait se réalisait. Il n'eut jamais besoin de travailler, il lui suffisait de dessiner des billets. Il fut contacté par les kabalistes qui le perfectionnèrent au sommet de son art. A l'aube d'une nouvelle vie, à la fin de sa vieillesse, il consigna son avoir sur un manuscrit qui ne fut jamais retrouvé.
Pierre regardait avec ravissement son enfant qui commençait à apprendre à écrire, ses progrès étaient foudroyants, il s'intérressait déjà à la bibliothèque de ses parents. Il avait voulu qu'on lui achète une vieille malle dans une broquante et il s'amusait à s'y cacher pour écrire. Phénaêl était la prunelle des yeux de Pierre qui l'adorait comme un dieu. En attendant sa belle-mère qui ne saurait tarder, Pierre laissa l'enfant dans sa chambre et se mit à préparer le dinner.
Pendant qu'il cuisinait il sentit un parfum de brioche depuis la chambre de Phénaël. Quand il ouvrit la porte il vit Phénaël se régaler de brioche encore toute chaude. Il fut si surpris qu'il crut que quelqu'un était rentré dans la maison à son insu mais il eut beau tout fouiller il faut avouer qu'iln'avait aucune explication au fait que son fils mange une brioche venue d'on ne sait où. Son fils répondit à sa question en montrant une feuille où il avait écrit "brioche". Pierre lui fit alors écrire "billets" et soudain tout le premier étage de la maison fut rempli de vieux tickets de train usagés. Pierre réalisa alors la portée de sa découverte.
Quelques temps après, au volant d'une belle Mercedes Pierre pavanait avec son fils Phénaël devant sa nouvelle villa tout dernier modèle. Il amenait son fils au fisc qui ne voulait pas le croire, il allait montrer l'incroyable, par delà les siècles le don s'était réalisé, Phénaël allait les éblouir! Derrière le conducteur, Phénaël se concentrait, il allait avoir besoin de toute son énergie. Ils approchaient des bureaux. Phénaël venait de créer une place de parking de toute pièce devant les yeux ébahis des passants. Il avait des carnets attachés à sa ceinture et tout ce qu'il écrivait apparaissait.
Devant les bureaucrates on lui demanda de s'assoir et de bien écouter. Il fallait écrire tout ce qu'on lui dirait.
Geangsen était le Directeur du Service il avait fait un pari sur l'enfant. Si on lui donnait n'mporte quelles lettres dans le désordre avec des chiffres, que produierait le petit? On amena donc un jeu de lettres et de chiffres qu'on mélangea avec soin. Douze lettres furent tirées avec le tiers de chiffres. L'enfant put donc les combiner à sa guise. Malheureusement devant la complexité de la tâche, il se mit à les écrire dans l'ordre où ils se présentaient:
HO2XZ5 L'ion du detronium (ce que tout le monde ignorait) DF4NO2 L'ion du vixolerium qui réagit violemment avec le detronium.
Pierre ne comprit jamais pourquoi l'entretien avait merdé parcequ'il fut le premier à mourir des concéquences de l'explosion.
L'explosion rasa tout le quartier. Le don allait encore se perdre, peut-être pour des siècles. Les gens finirent par oublier l'histoire mais il est passé dans le bon sens commun qu'il ne faut jamais écrire ce qu'on ne comprend pas.
00:45 Publié dans fantastique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vérité
10.11.2006
usure
déjà 20 ans passé ensemble. Blondy regardait Blackie et se demandait comment il faisait pour rester encore avec elle. Blackie pesait 130 kg. Elle passait des après_midi entières à se goinfrer à Mc Do. Blondy l'accompagnait quand il pouvait mais il ne grossissait pas. Il avait fallu changer toute la garde-robe de sa femme et remplacer certains meubles qui n'avaient pas résisté. Un jour Blackie décida de maigrir, elle ne cuisinait plus et se contentait de soupes plus ou moins consistantes, elle perdit ses kilos mais Blondy s'était mis à grossir brusquement et le problème se trouva inversé. Quand Blondy devenait obèse, Blackie décida de réagir. Elle emmena Blondy chez une voyante.
La masure était sombre et humide. Quand Blony et Blackie se présentèrent à la porte, ils entendirent des gémissements anormaux mais à l'intérieur tout semblait normal. La praticienne fit boire une potion au couple. Blackie se dilata et occupa tout l'espace de la maison tandis que Blondy se gonflait comme le vent et flotta dehors comme un nuage. Un grand souffle se fit et le couple fut projetté dans une autre dimension. B et B flottait dans le vide et leurs corps avaient la taille d'un continent. Ils se partageaient la Terre, lui le pôle Nord, elle le pôle sud. Bientôt ils couvrirent le ciel et la nuit se fit sur la Terre.
Quand ils voulurent se baigner, ils firent des cataclysmes et des tsunami. Quand ils allumèrent le feu pour le repas, les volcans se réveillèrent et la Terre ne fut qu'un brasier. Quand ils lavèrent leur vaisselle. La pluie submergea les parties basses des continents , ils y eut des milliers de morts. B et B étaient tristes, ils ne comprenaient pas pourquoi ils ne pouvaient retrouver leur forme initiale et l'exercice leur semblaient long. Ils étaient maintenant environnés de victuailles qui étaient suspendues dans le vide, les nargant de leur exubérence.
Le réveil fut long et douloureux. Des flaques de sueurs maculaient le carrelage de viscosité, leurs visages portaient lesmarques de l'effort. La thérapie fut efficace et B et B ne se goifrèrent jamais plus. Ils furent reconnaissants toutes leur vie de ce bienfait et ne mirent jamais plus les pieds chez Mac Do. A chaque fois que la tentation se faisait trop grande le souvenir de leur aventure revenait et les dissuadait de continuer. Ils conseillèrent la voyante à leurs amis mais elle avait disparu. A la place de sa cabane trônait fièrement un Mac Donald et le comble c'était que la tenancière du Mac Do ressemblait à la voyante comme deux gouttes d'eau.
13:54 Publié dans fantastique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : VOYANTE
28.09.2006
le passeur
C'était lui qui ouvrait les portes. On le voyait errer lui et ses congénères en robe de bure comme pour mieux signifier leur noble mission dès l'aube jusqu'au crépuscule. La nuit était livrée à d'autres passeurs invisibles ou visibles. Les passeurs de jour ne se cachaient jamais. Ils pouvaient même pester et cracher quand ils ouvraient les portes d'un monastère en deuil, ils étaient hilares en général et plus d'un empécha le passant de passer en lui filant une bonne dose de fou rire. Va mos était ouvreur de père en fils. Il trempait dans de sales histoires de cabale et de vodou car il voulait ouvrir les portes ésotériques du savoir et de la connaissance. Son atelier était rempli de choses bizarres et souillées comme des pièces de cadavres emmitoufflées dans des draps rougis. Il faisait ses emplètes à la morgue et au magasin de dissection de l'Université de Médecine.
Va mos ne se fit pas prier pour entrer dans l'hôpital où il avait à faire aujourd'hui. L'ouvreur de l'Hôpital se gondolait de rire en lévitant autour de la porte qui s'ouvrait sous l'impulsion de sa seule volonté. Il était garant du lieu et les ouvreurs s'étaient vu ainsi confier les rênes de tout une civilisation en complétant leur rôle premier d'ouvreur par celui plus prestigieux encore de garant de la civilisation. Les études d'ouvreur comportait la mise en deuil de la famille car l'ouvreur est attaché à ses portes et ne peut s'en déssaisir. Il peut rester au seuil d'une porte toute une année sans devoir se nourrir et sans besoins corporels. L'ouvreur abandonne tout quand il se met au service de La Porte, il en choisit une et lui sera fidèle toute sa vie. De plus lactivité d'ouvrant prolonge la durée de vie selon un bon pourcentage qu'on a récemment appliqué à la réalité en le testant sur des souris.
Derrière tes talons, en montant se trouvait la plus belle porte que j'aimais franchir, ta robe le couvrait et le passeur dormait.
05:25 Publié dans fantastique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : VAUDOU
26.09.2006
la télé
Les corps étaient horriblement mutilés, l'expérience de la mort avait du être intense. Tout était calciné sauf bizarrement, la télé. Des cas similaires avaient été observés dans la région, l'enquête avait finalement trouvé d'où venaient les télés incriminées, de l'usine de Jolo, en Guadeloupe.
L'usine de Jolo était située à Dampierre de l'autre côté de l'île, plutôt insalubre et inutilisée maintenant. Nous nous y rendimes une après-midi avec Léopold mon coéquipier. Léopold n'arrêtait pas de rigoler de ma robe tellement courte que je me génais à chaque mouvement. Ses yeux luisaient de convoitise quand nous arrivâmes à Jolo.
De longs murs sinistres étaient éventrés par la nature qui commençait à repeupler les hangars. En fouillant dans un tas de déchets récents nous découvrimes une lettre datant du futur, elle disait:
"Ne t'approche pas de ce lieu maudit, si tu vois une télé, ne l'observe pas, brise l'écran avec un pieu en métal et arrose le tout d'essence. Met le feu et attend". Cette lettre n'était adressée à personne, seul trônait en exergue le 23 mars 2010. Consternés, nous nous regardions en silence quand Léopold vit quelque chose luire dans les décombres. C'était une télé toute neuve et épargnée par le sinistre.
- J'te parie qu'elle marche encore annonça Léopold. Je le regardai l'air peiné.
- C'est ça! Tu veux finir en charpie comme les autres? je lui lançais.
- Pas la peine, si le moindre truc bizarre se produit on l'éteint!
- T'es vraiment le fou le plus total que je n'ai jamais rencontré lui lançais-je.
Léopold brancha la télé sur la batterie, espérant découvrir quelque chose. D'abord ce fut infime mais en un éclair la télé commença à phagociter Léopold. C'est d'abord sa main qui s'enfonça dans le coffre de la télé comme si c'était du beurre, puis le corps suivit se plissant comme un journal. Je bondis en arrière et arrachais la prise électrique, mais trop tard, la dernière chaussure de Léopold avait disparu.
Avec un crick de voiture je défonçais l'écran et ouvrait cette vaste télé avec rage. Léopold s'était volatilisé, les entrailles de la télé ne recellaient rien! Je me sentais vide et faible. Je m'évanouis et quand je repris mes esprits, Léopold était au desus de moi qui s'activait à me soigner.
-Léopold, j'ai fait l'horrible rêve que tu disparaissais dans la télé!
-Léopold se mit à rire, mais son rire sonnait faux. Physiquement c'était lui mais son esprit avait changé, il n'était plus rapide comme avant l'incident.Ses phrases batifolaient dans le vague. Ses yeux non plus ne lui ressemblaient pas avec leur couleur jaune. Léopold avait toujours eu les yeux bleus, que voulait dire tout ceci?
Quand Léopold commença à me prendre par les bras pour me relever, je sus que quelque chose ne tournait pas rond. Je remarquais que ses mains n'avaient que trois doigts. AAAAAAAAAAAAaaaaaaaaah, je hurlais et je m'enfuis en courant de cette horrible télévision et de ce zombie qui imittait Léopold tellement bien.
Les autres pièces de l'appart' était abondanteS en télés de toute nature, on aurait dit une usine de production, un atelier fébrile. Je retroussais mes pas et courut vers la sortie. Les télés commençaient à bouger et à me suivre. Ce n'est qu'arrivé chez moi que je pris la résolution de moins regarder la télé. Des coups à ma porte m'indiquèrent que les télés étaient arrivées. Quand la porte sauta, j'étais déjà en train d'être absorbée par mon téléphone portable qui faisait aussi télé, cette monstruosité se propageait par les programmes et non par seulement les télés de cette ancienne usine. C'est vrai, le dernier cas était ancien mais le mal pouvait se réveiller à tout moment. J'étais la première victime d'une longue série.
Les télés gagnèrent quand les humains se mirent à naître avec la télé greffée dans leur tête. La paix était à ce prix la. L'homme de demain aima encore plus les programmes télévisuels. Les télés ne firent plus de carnage, car maintenant l'homme commençait à être domestiqué. Une nouvelle ère de plaisir et de fantaisie commençait avec les nouveaux programmes de cette année.
Les gens étaient heureux car les présentateurs avaient changé.La télé dans la tête c'était le grand changement! Dommage que ce changement ait commencé par la mort de quelques spectateurs dans l'ancien monde. l
19:00 Publié dans fantastique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : TELEVISION
nouvelle
Chaque nuit il se transformait en bête. Hier, c'était un chat mais ça pouvait tout aussi bien être un chien ou un oiseau, il lui était même arrivé de se transformer en moustique. Il aimerait bien essayer en rhinocéros! Donc hier il s'était transformé en chat et il avait pu espionner son amoureuse Mme Mirvat. Son pauvre mari tétraplégique ne pouvait plus l'honorer et le besoin s'en faisait sentir. Mme Mirvat ne loupait jamais une occasion de se retrouver seul avec lui. Pourtant il était reconduit chaque nuit aussi il avait voulu savoir ce qui se tramait chez elle. Ce qu'il vit le glaça d'effroi. Mme Mirvat avait un mari, mais vraiment petit. Elle l'emmenait avec elle dans son cabas en déplacement. Le petit marir docile se rangeait dans le sac sans manière, il était de la grandeur d'un bambin. Mme Mirvat avait déjà emmitoufflé son mari comme un nouveau né et l'avait présenté souvent comme son enfant. Cet enfant, sois-disant que je chérissai... Donc Mme Mirvat avait deux maris, le nain, le vrai et le tétraplégique, le paravent...Il était donc bien pratique de pouvoir se transformer pour apprendre les secrets des autres. Je me promettais de continuer l'expérience demain. J'irai voir les puissants, ceux qui vivent derrière de hauts murs.
Mais ma main n'est bientôt plus une main humaine. Des poils la recouvrent, je me mets à miauler ou à ronronner, je crois qu'il faut que je vous quitte, cher lecteur! A bientôt pout de nouvelles aventures! Si tu vois un chat, pense à moi!
13:40 Publié dans fantastique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : métamorphose
Effacer
Ca lui était venu comme ça, il s'était mis à penser très fort: pourvu qu'il disparaisse et il avait disparu. Il avait commencé à palir et quand sa main gantée qu'il avait posée sur la portière devint translucide, il disparut comme gommé. Ce policier ne me posa pas plus de problème, sa disparition entraînant le superflu des papiers qu'il m'avait demandés, papiers que je n'avais pas... Cette faculté de faire disparaître les gens par la pensée me fut souvent utile mais parfois aussi douloureuse quand je pensai à mon insu et voyait quelqu'un que j'aimais disparaître.
Ce fut le cas de Tante Mirtille, d'un seul coup on ne l'a jamais revue. On a dit qu'elle était partie avec le facteur mais je sais bien moi, que c'est moi qui l'ai fait disparaître! Ca marche pas aussi simplement pour les êtres inanimés, leur disparition laisse une lourde poussière grise. C'est plus long à penser! Je n'ai jamais essayé avec les animaux...Oh mais que je me présente: je suis blanc et je pense la disparition de tous les noirs! N'avez-vous pas remarqué comme les noirs se font de plus en plus rares à l'hôpital à Paris? C'est moi. A chaque fois que je vais à Bichat, j'en gomme quelques uns. Où vont-ils après? Je n'en sais rien. Je m'appelle Délète et mon nom parle pour moi.
Javais du mal avec les groupes, à plus forte raison les foules, heureusement mon neveu Delete all est venu me tenir compagnie. Ca fout un peu la pagaille toutes ces disparitions mais la nature a horreur du vide. On commence à revoir des éboueurs blancs. Je ne sais pas ce que j'ai mais cette chaleur de midi me scotche. En plus il m'arrive une drôle de chose, je n'ai pas besoin de sentir les rayons chauds du soleil sur ma peau pour bronzer! Il suffit que j'ai chaud. Aujourd'hui j'ai eu chaud tout l'après-midi. Je me regarde dans le rétroviseur et stupeur! Je contemple un bel afro, avec mon nez tout de même mais un bel afro tout de même!
Derrière moi brillent les canons bien huilés des fusils, Delete all mon neveu est avec eux! C'est du noir qu'ils veulent mais je n'étais pas comme ça y'a une heure! Je tourne mon visage maintenant d'ébène vers les blancs de ma race et je perçois d'ici leur surexitation. J'ai gommé et serai gommé. Qui fait périr par la gomme périra par la gomme. Je regarde mes mains. Leur couleur se perd, ni blanc ni noir, et devient translucide. Je sais que je n'en ai plus pour longtemps, quelqu'un pense ma disparition et je m'efface. J'essaie de me convaincre que j'existe bien mais un courant plus fort m'emporte: laisse toi aller mon ami, ne lutte pas, la disparition c'est le voyage. Autour de moi tout disparaît,comme lavé à l'eau, le ciel se délave, j'essaie de retenir mes dernières mollécules mais quand je veux encore dire quelque chose ma bouche a déjà disparue.
Je sais maintenant où vont tous ces gens que j'ai gommés, nous sommes autour de vous, dans le vent ,dans la pluie dans le soleil qui illumine votre vie. Après la disparition il n'y a pas de retour aussi adieu lecteur, à chacun ses problèmes. Mes yeux se sont multipliés à la taille du vent adieu lecteur,je te laisse toi et tes yeux, lire les derniers mots de cette petite nouvelle qui j'espère ,t'a ému.
02:15 Publié dans fantastique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : DISPARITION
25.09.2006
Maaaaaaaaaaaa'stock!
Mas à clé, massacrer, marche-pied, ma Chloée, ma pitié, mal ôter. Ce nom c'était comme une gageure, un pari sur l'au delà. Chaque lecteur ou auditeur le lisant ou l'entendant se voyait menacé de mille façons, jusqu'à la célébrité posthume.
Mas à créer, mal palé! Aîlle, aîlle, aille!
Moi même, qui s'adresse à vous, j'avais été dépité par ce son, puis décapité par une tôle envolée qui avait trouvé la trajectoire de mon cou pour atterrir. C'était la malédiction de mas à clé!
Massacrer, (é) masculé, marre de tuer!
Il avait vite refermé ce livre et n'avait pas complétement lu ce nom maudit. Seulement son présent avait changé: tout lui parraissait plus hostile, dangereux, menaçant... Même sa femme Bella lui semblait moins fidèle et il l'avait étranglée, c'était la malédiction de Mas cloué!
Dans le caniveau où la pisse coule, voici un joli cahier rose. On peut encore y lire le titre: Massicottier! Le tendre enfant s'en empare à la barbe de son père. S'il ne sait pas lire, son père le sait et se répète la malédiction: qui lira le nom maudit en périra!
Mac cartier, mal pissé maudit! Le père tombe et voilà la voiture qui le tue, son enfant lira bientôt, dans quelques années__________________________________________________________________________SE REPETERA LA MALEDICTION!!!!
Mal cogné, mas cloué tu ne l'emportes pas en enfer! Que tu sois maudit aussi dans ton présent!
A présent qu'il ne reste plus que moi, détenteur de ce nom maudit, je te l'applique et si une peur soudain t'envahit, ne sois pas triste car par toi et en ton travers se manifestera la déclaration maudite, tu laisseras la place à quelques autres et par toi elle continuera.
Mal bosselé, mas à nez! Pince toi tes couilles en or car je vais te les châtrer! Mal palé, mal baisé, petit boursicottier va voir à Nice si tu trouves un micheton, cours ventre à terre car ton mas vit mais perd. Adieu mas à crier, adieu sale movida, enfonces-toi et passe, diminue et disparais!
00:40 Publié dans fantastique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mas



