25.07.2007

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24.07.2007

black prez'

l'an 2030 Benjie était le premier président noir français. Son premier geste avait été de répudier sa femme blanche et de se remarier avec une africaine. La déco du palais changea radicalement et l'Afrique fut mise à l'honneur. Tous les ministres étaient noirs, certains africains ou américains. La constitution changea. Tout noir avait droit  à séjourner un temps d'accueil forfaitaire d'un an. Les aéroports furent submergés. La croissance de la France était la plus élevée du monde, la demande de consommation étant très forte. Comme les ministères s'étaient colorés, ce fut le tour de toute l'administration. L'image du black était à son firmament, tout le monde voulait se marier avec un black pour bénéficier des nouveaux avantages.

Le racisme devint un crime et les peines furent appliquées. Le Pen et tout mouvement d'extrême droite furent banis de France. On commença à vendre des produits pour foncer la peau, les coiffures afros furen à la mode et même les blonds en portaient.

Benjie déclara frères les Arabes du monde entier et l'Afrique se réunifia en portant une ombre menaçante sur les vieilles puissances traditionnelles. Les conflits s'apaisairent et la guerre du Darfour ne fut plus qu'un lointain souvenir.

Peu à peu la situation changea. On trouva des cadavres à la suite de la semaine de la participation initiée par Benjie. A la semaine de la participation il fallait se délivrer de toutes pensées racistes qui polluaient celui qui les avaient.

On installait de grandes assemblées dans lesquelles les blancs devaient sagenouiller et se confesser. Les jeunes femmes étaient systématiquement violées. C'est ainsi que Benjie remerciait ses collaborateurs. Les poursuites étaient nulles et l'immunité assurée.

Ce soir c'était au tour de ma voisine et je n'étais pas fier de ma couleur...

11.07.2007

son passif

Jedhru avait pris la conquête de la musique populaire par les blacks comme une croisade. Il portait haut son étendard avec son béret rasta fièrement vissé sur sa tête. Il jouait de la basse avec un combo californien composé plutôt de blancs. Ces histoires de racisme ne le concernait pas car tous ses frères s'étaient mariés avec des Antillaises. Leur progéniture noire et blanche était reçue partout comme chez elle. Les blancs admirait la robuste constitution des enfants et les noirs s'extasiaient sur la pâleur de leur teint. Jedhru s'était toujours senti chez lui chez les noirs. En Métropôle il avait déjà été séduit par les jeunes filles blacks. Il en avait présenté plusieurs à ses parents qui ouvraient la maison familliale à ses amis, ne faisant aucune différence sur la couleur. Les noirs étaient souvent invités chez eux car la banlieue était un véritable melting-pot.

Jordhu, la belle antillaise regardait Jedhru son petit ami blanc. Elle se disait que toutes ses histoires de rascisme devaient bien arranger certaines personnes. Elle pensait à Sam, un ami tué d'une mauvaise chute dans une bananeraie sur un terrain quasi abrupte. L'exploitation de cette dangereuse parcelle continuait malgré le décès et les propriétaires, des Antillais on ne peut plus blacks, avaient déjà remplacé l'ouvrier décédé. Pour une fois le conflit du travail n'avait pas dégénéré en combat raciste et Jordhu comprenait que le capitalisme était un ennemi contre lequel on pouvait se battre avec les blancs. Il y avait encore peu de blancs aux côtés des ouvriers noirs. Mais ceux-ci étaient haïtiens de plus en plus...Victimes du rascisme à leur tour...

13:40 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : RACISME

TOUJOURS pareil

Ca y est, il se mettait à singer les blacks, tout y passait , les jeans à la bébé, les locks, le joint à la bouche, sa mère ne l'aurait pa s reconnu. Adossé à un mur il guettait son dealer qui n'allait pas tarder à passer. Il ne pouvait plus se passer de ce petit morceau d'herbe et de p apier, il se levait même la nuit pour en fumer . Il en achetait maintenant au kilo derrière les docks. Ses copains blacks l'accompagnaient parfois dans ses déambulations. Il détonnait un peu au milieu d'eux avec sa pâleur et sa tignace blonde. Sa belle amie était black et elle appréciait qu'il lui passe ses vieux disques d'opéra . De quinze ans son aîné, il assurait en tout. Son créole n'était pas parfait mais il arrivait à sortir une phrase ou deux , de ces phrases toutes faites qui lui donnaient l'impréssion de maîtriser la langue. Il lui arrivait de recevoir mille appels par jour de Jordue son amie antillaise.

Le jour commençait à baisser. Les commerçants fermaient les magasins. Il allait bientôt se retrouver tout seul. Il serra son révolver dans sa poche de pantalon mais il se jura de ne pas s'en servir. Depuis qu'il travaillait pour la pègre son niveau de vie s'était considérément enrichi. Il pouvait maintenant rouler en décapotable.

06:24 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : BOF

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