11.07.2007

TOUJOURS pareil

Ca y est, il se mettait à singer les blacks, tout y passait , les jeans à la bébé, les locks, le joint à la bouche, sa mère ne l'aurait pa s reconnu. Adossé à un mur il guettait son dealer qui n'allait pas tarder à passer. Il ne pouvait plus se passer de ce petit morceau d'herbe et de p apier, il se levait même la nuit pour en fumer . Il en achetait maintenant au kilo derrière les docks. Ses copains blacks l'accompagnaient parfois dans ses déambulations. Il détonnait un peu au milieu d'eux avec sa pâleur et sa tignace blonde. Sa belle amie était black et elle appréciait qu'il lui passe ses vieux disques d'opéra . De quinze ans son aîné, il assurait en tout. Son créole n'était pas parfait mais il arrivait à sortir une phrase ou deux , de ces phrases toutes faites qui lui donnaient l'impréssion de maîtriser la langue. Il lui arrivait de recevoir mille appels par jour de Jordue son amie antillaise.

Le jour commençait à baisser. Les commerçants fermaient les magasins. Il allait bientôt se retrouver tout seul. Il serra son révolver dans sa poche de pantalon mais il se jura de ne pas s'en servir. Depuis qu'il travaillait pour la pègre son niveau de vie s'était considérément enrichi. Il pouvait maintenant rouler en décapotable.

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