20.04.2007
le doute
Ce gâteau, beau comme une architecture, ne m'inspirait pas confiance. Mais quelques instants plus tard, je me tordais de douleur au pied de la table où Myriamm m'avait servi. Je remarquais ses frères, sombres lames affutées, qui discutaient avec le croque-mort, au moins je savais pourquoi il était là. Je me dis qu'à la Pentecôte, Myriamm irait fleurir ma tombe, peut-être accompagnée de ses catastrophiques frères tout de noir vétus. Pour l'instant je rempais vers ma boîte à remède, mais mes mouvements se faisaient de plus en plus cartharsiques, j'avais du mal à respirer. Maintenant ses frères étaient autour de moi, il retournaient ma veste à la recherche d'argent liquide. La soeur n'était guère mieux qui tentait de m'asphixier avec un oreiller. Soudain on frappe à la porte, c'est Comanche, le voisin.
Hé les mecs, z'avez pas un peu d'herbe?Que dalle, allez tire-toi.
Mais qu'est-ce qui se passe ici? Un ce vos copains se tortille de douleur par terre et vous ne faites rien? Laissez-moi l(emmener aux urgences
c'est comme ça que j'ai évité un empoisonnement . Ma femme s'est tirée mais j'ai gardé la vie!
Nicole, la nouvelle ne fait jamais à manger. Je ne risque pas d'être empoisonné! l'autre jour on a courru tout Pointe à Pitre poursuivis par des junkys.
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19.04.2007
aujourd'hui
j'avais construit ma vie comme une architecture. Au centre ma femme et mon métier d'architecte. Mais sur les côtés qui rayonnaient vers le centre, une foultitude de femmes en génèse. La collègue que je déshabillait à chaque visite, l'infirmière qui me pompait si bien le dard, la femme de mon ami qui se livrait entre deux courses, je papillonais depuis mon foyer chéri et souvent je ne rentrais pas le soir. Myriamm y étais habituée et je le soupçonnais de faire pareille. Notre couple vivait sur ce concensus et ça ne marchait pas trop mal.
Ce matin là Myriamm n'était pas à côté de moi à mon réveil. De lourds coups sourds cocnaient dans la maison. Je jetais une serviette sur mon érection et descendais voir ce qui se passait. Ma femme était en train de se faire piloner par le facteur. Je m'habillais et sortis par derrière. La collègue du facteur attendait dans la voiture. Vous n'avez pas vu mon collègue ? me demanda-t-elle, je ne l'ai pas vu depuis un bon moment. Je sais qu'il aime les blanches mais bon, pas plus que moi qui aime les blancs.
Je soulevais son tee-sheart et découvris deux globes somptueux, la gamine n'était pas farouche et un billet de cent euros acheva de la convaincre. Je l'emmenais chez moi et ses cris participèrent au concert de grosse caisse du facteur. Ces deux-là auraient pu jouer une symphonie à eux tout seul, d'ailleurs quand nous eummes fini ma femme et moi, ils se précipitèrent l'un sur l'autre afin d'éteindre leur flamme qui repartait de plus belle. Lui travaillait depuis longtemps à la poste mais elle n'était là que pour un stage et elle en profitait sacrément bien.
Les vacances se passèrent comme ça , je crois que mes petites escapades avaient fini par vexer ma femme et bientôt la rentrée nous sépara, la petite stagiaire venait de rentrer chez elle, à l'autre bout de l'île. Je commençais à trouver le temps long car ma femme se faisait de plus en plus inconciliante.
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16.04.2007
again
bon, ça y était. Penché sur mon ordi, je commençais à rendre compte de cette magnifique expérience qu'avait été ma vie aux Antilles. J'avais deux magnifiques enfants métis et la plus belle femme que je n'aurais jamais souhaitée. Maria était une belle guadeloupéenne d'un beau teint mat et sombre sur lequel ses yeux brillaient comme des pierres précieuses. Le temps n'avait pas réussi à me bronzer car je ne m'exposais plus guère à la plage préférant garder ma blancheur plutôt que d'acquérir de nouvelles rides avec le vieillissement de la peau du au soleil. Les saisons se réduisaient à deux, hivernage et été si l'on pouvait dire. Je passais mes journées à transpirer et mon créole ne s'arrangeait pas malgré mes camarades antillais. On aurait dit qu'on vivait sous un régime d'apartheid car les deux races ne se mélengeaient qu'avec difficulté. Si l'on n'était pas en butte aux jets de pierres, on se sentait souvent pas chez nous comme les antillais nous le répétaient.
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15.04.2007
NOUVEAU
Bon alors d'accord, ça n'a pas plu aux lecteurs que je me mette à écrire de la prose romanesque! Pas une seule note pourtant des lecteurs à la pelle...
Je pense que les lecteurs ne s'attendent pas à trouver une ébauche de feuilleton romanesque en consultant un blog, bon et puis ce doit être surtout des blacks et sûrement pas d'accord avec ma sensibilité de blancs...
Enfin pour le blog en tant qu'espace convivial de discussion , on en reparlera!
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