23.03.2007
L'enfance de Michel de Tayleirand
Il se souvenait comment enfant on lui avait tout donné. A dix ans il se blotissait encore dans les bras de sa nouno, une femme courageuse et travailleuse dans la plus pure tradition guadeloupéenne. Da savait tout faire. Lui apprendre des chants créoles qu'il reprenait avec les enfants de son quartier. Il habitait un somptueux domaine mais allait faire ses courses dans la même boulangerie que tout le monde. Sa nourrice, le jardinnier, le cuisinnier étaient blacks comme tout le personnel de maison. Il se sentait aussi guadeloupéen qu'eux et nul ne le contestait. Un jour il avait fait fouetter un ouvrier parcequ'il ne voulait pas le laisser monter sur un tracteur sans l'autorisation de son père, le comte de Tayleirand. Il avait menti en disant que l'ouvrier l'avait attouché sexuellement. Il s'aperçut que mentir était facile. A l'âge adulte il commença de rentrer en politique et maintenant il représentait une bonne partie de l'électorat Bké.
Quand il fut nommé conseiller de la Ville de Basse-Terre, il fit raser les ghettos et il réveilla ainsi l'ardeur des militants du combat armé. Il fit remesurer les terres des Bkéss en voyant le pourcentage à la baisse pour contrer les partisans d'un repartage des terres comme Lumbunga. Lumbunga était la partie visible de l'iceberg du maquis des militants armés de la cause. Munlunga essayait de faire passer une loi de préférence nationale qui verrait donner l'avantage à celui qui présenterait le plus de traits physiques de la morphologie affricaine.
Quand les lois pré-apartheid furent votées, on créa un bureau des races et chacun devait prouver son peedigree.
04:20 Publié dans enfance, idole les sens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : CONNARD



Les commentaires sont fermés.