27.02.2007

LUMBUNGè

Lumbung examinait De Taylairand. Ce type rayonnait d'autorité. Les békés avaient ramené des métros, des femmes surtout, des fonctionnaires nouvellement arrivés. C'était fête ce soir. De Taylairand fit signe à Lumbunga de s'assoir à sa table. Lumbunga ne se fit pas prier, il était bon joueur. 

-Ca fait un bail dit Taylairand.

-Je vous ai vu l'autre jour au lewoz répondit Lumbunga.

-C'est vrai, j'adore m'encannailler avec les blackys!

-Vous êtes les bienvenus, aujourd'hui c'est moi qui suis chez vous!Lumbunga fit signe au serveur: remettez nous la même chose, je bois ce que boit De Taylairand.

Toutes ses effusions se voulaient sincères, mais Lumbunga sentait un soupçon chez D.T on aurait dit qu'il lui en voulait encore pour la mort de sa fille, pourtant on les avait trouvé tous les deux inconscients au bord de la route ce soir là. L'accident n'avait été mortel que pour elle et il lui en avait toujours voulu. Pourtant ça avait bien commencé. Lumbunga était un brillant étudiant quoique noir et D.T avait décidé de s'assouplir pour son enfant hors mariage. Caroline était une belle métisse aux beaux cheveux crépus qui l'avait fait opter pour les noirs. Elle avait choisi ses amis et l'un deux l'avait tué dans un banal accident de la route. On avait jamais trouvé de témoins et Lumbunga était complétement amnésique avait-on déclaré lors du procès. Lumbunga était ressorti libre et disculpé.

Après quelques verres, Lumbunga quitta la boîte de nuit, je le suivais tandis qu'il se dirigeait vers le centre de ses actions inavouées, le port de la Pointe, à Calebassier chez les zonards des taudis. Il y recrutait ses meilleurs agents, certains étaient si junky qu'ils étaient près à tuer père et mère. Quand la police les choppait... 

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